Philippe Méoule.

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Mot clé - droite populaire

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5ème circonscription de l’Eure : droite extrême et extrême-droite = abstention.

peche.jpg Grâce à Mme Mansouret, plus connue à la rubrique people que pour son action politique, et à Mme Segura, totalement inconnue du grand public, toutes deux PS, toutes deux dissidentes à l’occasion de ces législatives, toutes deux virées du PS (jusqu’à leur réintégration prochaine !?), la gauche est KO dans cette circonscription.

Quoi qu'elles en disent, ce sont bien ces deux égos boursouflé(e)s qui portent la responsabilité de la débacle pour ce second tour des législatives dans la 5ème circonscription de l’Eure, où l'on verra s’affronter le député sortant Franck Gilard, Ump « droite populaire » et Jean-Paul Dubois, Front national… On n’en remerciera jamais assez ces élues locales « de gauche », dont on sent bien par leur démarche, à quel point leurs convictions l’emporte sur leurs ambitions… Bel exemple de discipline politique et citoyenne !

J’entends certaines voix appeler à battre le candidat FN. Est-ce à dire qu’il faudrait voter pour le candidat de la droite populaire ? Je n’ose y penser ! Lire en cliquant les commentaires et réactions de ce jour.

Pour y voir plus clair, arrêtons-nous un instant sur les valeurs de M. Gilard : en cliquant là, on découvrira qu’il est pour le rétablissement de la peine de mort et en cliquant ici, on s’apercevra qu’il est d’une grande proximité avec son concurrent sur les sujets d’identité nationale, de sécurité et d’immigration… La page d’accueil de son site ne laisse aucun doute sur ses convictions !FN-UMP.jpg

On le sait, M. Gilard sera réélu. La question est : avec quel pourcentage de votants ?

Car enfin, la quarantaine de % d’électeurs de gauche, toutes tendances confondues, ne peut décemment voter pour lui (c’est un jeu auquel on s’est prêté en 2002, et je ne suis pas sûr que le peuple de gauche, ainsi que de nombreux vrais Républicains en soient sortis grandis). Quant aux quelques 40 autres % qui se sont abstenus au premier tour, ils voudront peut-être profiter d’une météo annoncée un peu plus clémente dimanche 17 juin.

On me rétorquera qu’il reste le vote blanc ou nul : ah oui, pour quoi faire !? Se donner bonne conscience en allant coûte que coûte au bureau de vote ?

Pour ma part, ce sera la première fois (j’en suis bien triste), que je m’abstiendrai, attitude que je conseille vivement à tous ceux qui ne souhaitent pas être pris pour des gogos !

M. Gilard ne tiendra sa légitimité parlementaire que d’une poignée d’affidés. De toute façon, pour le travail qu'il fait à l'Assemblée, ce sera toujours suffisant...

 

Lepert, Gilard, Ciotti : la sécurité vue par la droite populaire à Gisors.

sarkozynapoleon.jpgMardi 15 novembre, à Gisors, Jean Lepert, conseiller municipal UMP d'opposition, a dévoilé son vrai visage d'homme de droite la plus caricaturale : celle de "la droite populaire", à l'occasion de la conférence qu'il organisait sur le thème de la sécurité.

Rendant publics les résultats de son sondage sur ce sujet, il avait convié la droite gisorsienne et des villages alentours : 150 personnes étaient présentes dans cette salle qui pour un soir n'était pas à la fête.

Passons rapidement sur la méthodologie dudit sondage qui n'avait, pour le moins, rien de scientifique, et dont la finalité n'avait d'autres buts que d'effrayer le bon peuple, de réveiller ses instincts sécuritaires et de ramener vers l'UMP un électorat attiré désormais par Marine Le Pen, tant la différence est grande entre les discours de Sarkozy et ses actions sur le terrain, notamment en matière de sécurité.

Apprécions la pertinence des questions.

Sortez-vous à pied après 20 heures ? Ou : Soutaihez-vous un arrêté municipal concernant les tags, l'affichage, les détritus, les déjections canines ? Ou encore : Que pensez-vous de la sécurité des biens et des personnes ?

Ce sont ainsi 10 questions qui furent proposées à 652 personnes, sur le canton qui compte environ 20 000 habitants... Rappelons que Gisors, ville centre de plus de 12 000 âmes, compte une gare SNCF avec une ligne plaçant la gare St-Lazare à 1 heure, 2 lycées, 3 collèges, un hôpital, des gymnases, une brigade de gendarmerie, un cinéma, une école de musique, une bibliothèque, un office de tourisme labellisé, bref, autant d'équipements qui font de cette jolie ville historique, un centre dynamique, attractif et vivant, qui n'a rien d'une ville dortoir.

Mais M. Lepert, comme ses amis de droite, préfèrent la vie et la ville lorsqu'elles sont inodores, incolores et sans saveur. Pour eux, un jeune qui bouge est un délinquant en puissance; un maghrébin est forcément un clandestin, un promeneur est sûrement un chômeur, un passant inconnu est un cambrioleur potentiel et un rassemblement de plus de trois personnes est un début de révolution...! Alors le mot d'ordre est : SECURISER, SANCTIONNER, ENFERMER.

Mais revenons à cette réunion.

Pour attirer le client, M. Lepert avait invité ses meilleurs amis, ses mentors, ceux avec lesquels il est en phase idéologique, ceux qui sont à la droite de l'UMP, les mercenaires de l'extrême. 2 députés de la droite populaire figuraient donc à l'affiche : Franck Gilard, le régional de l'étape et Eric Ciotti, "M. sécurité de l'UMP", en "guest star" !

De sécurité, ils parlèrent, bien sûr, mais préalablement j'assistai à mon premier meeting UMP, durant une petite heure... ce qui est long. Tout devait y passer : l'incurie de la gauche depuis 1981; les mensonges les plus crasses (Martine Aubry s'est prononcée pour la dépénalisation du cannabis !); les jeux de mots foireux sur les candidats aux primaires; des chiffres jetés en pâture à un public qui attendait plus un numéro de cirque qu'un débat politique : il fut donc gâté !

Après cette longue et nauséabonde introduction, M. Ciotti déballa à peu près tout ce qui peut exister dans les cales de l'UMP en matière de sécurité et de répression. Les jeunes, les immigrés, les fonctionnaires de l'éducation nationale, ont dû entendre leurs oreilles siffler ! La salle, quant à elle, d'un âge moyen de 65 ans, frissonnait de bonheur... et était rassurée !

Vous avez dit débat ?

Puis vint l'heure du débat. Je ne voulais pas partir sans avoir interpelé cette sympathique assistance !

Donc, après 2 questions identiques sur le thème : "M. Ciotti, on a confiance en la police, mais pourquoi les juges relâchent-ils toujours les délinquants"? (Sous-entendu : les juges sont des affreux gauchistes...). Regards gênés entre les 2 députés, qui tentent chacun à leur tour une réponse improbable et alambiquée...

Bon, le micro arrive enfin vers moi. Je préviens que je suis là à titre personnel et non comme représentant de la municipalité. Je fais tout d'abord remarquer que le sondage ne repose sur rien de précis et ne correspond pas aux chiffres officiels de la Préfecture, que j'égrène. Je souligne ensuite le désengagement galopant de l'Etat depuis 2007 à travers la RGPP, et ses conséquences : moins de policiers, moins de gendarmes, moins de moyens attribués aux collectivités pour suppléer aux manquements de l'Etat et à ses fonctions régaliennes... En citant mes sources, notamment le rapport de la Cour des Comptes de juillet 2011, je savais que j'allai énerver, puisque cette institution est présidée par M. Didier Migaud, socialiste !

Lepert, Gilard, Ciotti et Rassaërt (ah oui, je l'avais oublié, celui-là ! C'est un joyeux trentenaire qui tient le crayon et le clavier pour Lepert... son dauphin, en quelque sorte !), me tombèrent dessus à bras raccourcis, d'autant plus que je n'avais plus le micro et que leurs invectives restèrent donc sans possibilités de réponses de ma part... La salle exultait !

Mais de solutions pour Gisors et son canton, point !

Ce grand moment de solitude (tu parles !)fut atténué par 4 ou 5 personnes qui applaudirent mon intervention, dont Olivier Petitjeans, que je remercie.

 

Oslo, MRAP, droite populaire : y'en a un qu'est de chez moi...

chateau_des_andelys.jpgCe n'est pas ce qu'on appelle un titre accrocheur, d'accord !

Pourtant, parmi mes nombreux lecteurs (entre 100 et 200 par jour, quand même !), certains seront heureux d'apprendre que mon député (5ème circonscription de l'Eure), que je cotoie de temps à autre dans mes fonctions d'élu, est à la fois un homme charmant (plutôt charmeur, d'ailleurs !), intelligent (plutôt opportuniste, d'ailleurs !), et franchement "droite populaire" (pour les connaisseurs, il fut attaché parlementaire de René Tomasini, qui lui-même fricota plus souvent qu'à son tour avec un certain Charles Pasqua: ça vous marque un homme, forcément...).

Vous serez ravis d'apprendre que mon député, Franck Gilard (qu'est d'chez moi, donc !), participe activement à ces actions situées à la droite de la droite de l'Ump, emmenées par Luca, Mariani, Barèges et consorts aiguillonant le président de la République, avec des prises de positions... euh, tiens, je ne trouve pas d'adjectifs. Enfin si, j'en ai bien 2 ou 3, mais ils m'emmèneraient au tribunal...

La droite populaire représente l’aile dure du parti de Nicolas Sarkozy, et prend de plus en plus de poids en son sein. Vraie conscience de droite ou sous-marin frontiste: qui sont les députés de la «Droite Populaire»?

 
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