Philippe Méoule.

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Mot clé - PS

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5ème circonscription de l’Eure : droite extrême et extrême-droite = abstention.

peche.jpg Grâce à Mme Mansouret, plus connue à la rubrique people que pour son action politique, et à Mme Segura, totalement inconnue du grand public, toutes deux PS, toutes deux dissidentes à l’occasion de ces législatives, toutes deux virées du PS (jusqu’à leur réintégration prochaine !?), la gauche est KO dans cette circonscription.

Quoi qu'elles en disent, ce sont bien ces deux égos boursouflé(e)s qui portent la responsabilité de la débacle pour ce second tour des législatives dans la 5ème circonscription de l’Eure, où l'on verra s’affronter le député sortant Franck Gilard, Ump « droite populaire » et Jean-Paul Dubois, Front national… On n’en remerciera jamais assez ces élues locales « de gauche », dont on sent bien par leur démarche, à quel point leurs convictions l’emporte sur leurs ambitions… Bel exemple de discipline politique et citoyenne !

J’entends certaines voix appeler à battre le candidat FN. Est-ce à dire qu’il faudrait voter pour le candidat de la droite populaire ? Je n’ose y penser ! Lire en cliquant les commentaires et réactions de ce jour.

Pour y voir plus clair, arrêtons-nous un instant sur les valeurs de M. Gilard : en cliquant là, on découvrira qu’il est pour le rétablissement de la peine de mort et en cliquant ici, on s’apercevra qu’il est d’une grande proximité avec son concurrent sur les sujets d’identité nationale, de sécurité et d’immigration… La page d’accueil de son site ne laisse aucun doute sur ses convictions !FN-UMP.jpg

On le sait, M. Gilard sera réélu. La question est : avec quel pourcentage de votants ?

Car enfin, la quarantaine de % d’électeurs de gauche, toutes tendances confondues, ne peut décemment voter pour lui (c’est un jeu auquel on s’est prêté en 2002, et je ne suis pas sûr que le peuple de gauche, ainsi que de nombreux vrais Républicains en soient sortis grandis). Quant aux quelques 40 autres % qui se sont abstenus au premier tour, ils voudront peut-être profiter d’une météo annoncée un peu plus clémente dimanche 17 juin.

On me rétorquera qu’il reste le vote blanc ou nul : ah oui, pour quoi faire !? Se donner bonne conscience en allant coûte que coûte au bureau de vote ?

Pour ma part, ce sera la première fois (j’en suis bien triste), que je m’abstiendrai, attitude que je conseille vivement à tous ceux qui ne souhaitent pas être pris pour des gogos !

M. Gilard ne tiendra sa légitimité parlementaire que d’une poignée d’affidés. De toute façon, pour le travail qu'il fait à l'Assemblée, ce sera toujours suffisant...

 

Merck : entre enrichissement, cynisme et humiliation.

merck_veut_me_tuer.jpgLa bataille des Merck n'est pas terminée, loin s'en faut. Alors que l'entre deux tours de la présidentielle voit les élus du Front de Gauche appeler à voter Hollande, les salariés du groupe Merck d'Eragny-sur-Epte, près de Gisors, apprécieraient que le PS se mobilise autant pour eux qu'il a su le faire pour M-Real ou Sealinx.

Si le principal adversaire de François Hollande est la finance, comme il l'a annoncé au Bourget, ce qui suit devrait motiver la gauche, toutes les gauches, pour venir ferrailler contre ce qu'il convient d'appeler les patrons voyous.

Le groupe de Whitehouse Station (New Jersey) a augmenté son bénéfice net de 67% à 1,738 milliard de dollars au premier trimestre, où il a légèrement dépassé les attentes du marché pour ses gains mais pas pour son chiffre d'affaires. En annonçant cyniquement : "au premier trimestre, le bénéfice du groupe pharmaceutique américain a légèrement dépassé les attentes du marché, à 1,7 milliard de dollars", le groupe Merck humilie un peu plus les salariés d'Eragny, près de Gisors.

Selon des résultats annoncés vendredi, le bénéfice courant par action a progressé de 8% à 99 cents, soit 1 cent de plus que la prévision moyenne du marché. Mais le chiffre d'affaires a augmenté moins qu'espéré, de seulement 1% à 11,731 milliards de dollars.

« Notre performance ce trimestre a été soutenue par une solide contribution de nos divisions pharmacie, santé animale et soins à la personne, et par la poursuite de nos efforts pour opérer de manière plus efficace », a commenté le PDG du groupe, Kenneth Frazier.

Confirmation des prévisions de résultats 2012.

Les ventes ont notamment augmenté de 8% dans la santé animale, de 7% dans les soins à la personne, et de 3% dans la pharmacie. Dans cette dernière division, la hausse atteint même 6% en excluant les effets d'un règlement amiable trouvé dans un différent avec le concurrent Johnson & Johnson, qui avait conduit Merck à renoncer, à compter du 1er juillet dernier, à ses droits exclusifs de distribution dans plusieurs pays du Remicade, un traitement des maladies inflammatoires.

Pour l'ensemble de l'année 2012, Merck a confirmé tabler sur un bénéfice par action de 3,75 à 3,85 dollars hors éléments exceptionnels, avec un chiffre d'affaires globalement stable à taux de changes constants par rapport à 2011, où il avait atteint 48 milliards. Merck précise qu'à taux de changes courants, ses ventes devraient reculer de 2% à 3%.

La bataille des Merck n'est pas finie...

LES ECHOS (SOURCE : AFP)-Merck%20confirme%20ses%20pr%C3%A9vi...|fr]

 

Sarkozy, une fin shakespearienne, le talent en moins ...

arlequin.jpgL'Europe, les riches, la France, les socialistes, le FN, les élites, les ouvriers, la CGT, la main tendue, les lacrymos, le président, Villepin, le candidat, l'Elysée, le QG, Depardieu, LVMH, aidez-moi, tiens, j'allais oublier Bayrou, bref, il joue à qui perd-perd en essayant tout et n'importe quoi, oubliant que dans cette bataille, son pouvoir lui échappe, le pavé (à défaut de le prendre dans la gueule !), se dérobe sous lui... Une sorte de dramaturgie, de fin shakespearienne, le talent en moins ! Le président en lambeaux, le candidat en arlequin est perdu.

A Hollande d'être bon, maintenant, car il ne peut plus perdre, il ne doit pas perdre. Face à un Sarkozy genoux à terre, une défaite serait de la seule responsabilité du candidat PS... Au boulot, aux fourneaux, haut les choeurs !!!

(Source : lemonde.fr) C’est la "première élection présidentielle du XXIe siècle." Foi de Nicolas Sarkozy, qui bat les estrades en répétant : "Gauche, droite, centre, extrême droite, tout cela est dépassé ! Le seul débat qui vaille est de construire une France capable de résister à la pression du monde nouveau."

On voudrait prendre au mot le président-candidat, découvrir ce qu’est ce rendez-vous nouveau mais c’est raté. La campagne de 2012 a un air de déjà-vu. C’est un condensé de presque toutes celles qui ont déjà été menées avec grosses ficelles et vieux réflexes. Démonstration.

D’abord, comme en 1981, déclencher l’émoi des riches que l’on promet de saigner et qui se demandent s’ils ne vont pas prendre la route de l’exil comme ils l’avaient fait, sitôt François Mitterrand élu, pour mettre à l’abri leurs lingots d’or.

Mais, cette fois-ci, ils ne peuvent même plus compter sur la mansuétude de la droite. François Hollande menace de les taxer à 75 % au-delà de 1 million d’euros ? Nicolas Sarkozy promet de les rattraper s’ils fuient par le biais d’une nouvelle taxe sur le capital. Bien joué – et ils ne se sont même pas concertés !

Simplement "le président des riches" a beaucoup à se faire pardonner. Et cela ne lui déplaît pas de faire monter Mélenchon.

Ensuite, comme en 1988, exploiter jusqu’à la corde la thématique du rejet. C’est ainsi que François Mitterrand avait vaincu Jacques Chirac, au terme de deux années d’une cohabitation tendue. François Hollande attaque de la même façon Nicolas Sarkozy, dont le quinquennat a enregistré des records d’impopularité.

Sans cesse, le candidat socialiste renvoie l’adversaire à son bilan, donnant à sa campagne un caractère essentiellement défensif. Il joue l’apaisement après des années de turbulence. Cela ressemble au "ni-ni" mitterrandien.

Mais, comme en 1995, tenter de renverser la table, en jouant le peuple contre les élites, la province contre Paris, Paris contre Bruxelles. C’est le pari de Nicolas Sarkozy, qui veut rééditer le coup de Jacques Chirac lorsque le sage Edouard Balladur s’était mis en tête de le détrôner.

Et tant pis si l’Europe, que le président sortant prétend avoir sauvé, en prend de nouveau pour son grade. C’est une guerre de mouvement à caractère populiste où tous les coups sont permis.

Et, pour finir, comme en 2002 , le poids du Front national qui, quelque soit le résultat de Marine Le Pen, aura réussi à donner le ton de la campagne ; produire et consommer français, se méfier de l’étranger, douter de l’Europe, pousser jusqu’à la porte des abattoirs pour débusquer l’islam.

Il manque à ce tableau deux dates : 1974 et 2007. Normal. C’était, pour le coup, deux vrais rendez-vous de rupture, avec promesse de lendemains différents et qui chantent. Les Français semblent vaccinés. On ne leur fera pas le coup trois fois.

 

Jean-Pierre Bel : "Soyons clairs : la réforme territoriale sera abrogée".

Liberte_egalite_fraternite.jpg(Sources : lemonde.fr) Jean-Pierre Bel, président (PS) du Sénat, expose au Monde les projets de François Hollande, candidat socialiste à l'élection présidentielle, pour les collectivités territoriales.

Où en est la décentralisation et comment doit-elle évoluer, selon vous ?

Depuis cinq ans, Nicolas Sarkozy a mis en œuvre une forme de recentralisation. Il a reconcentré le pouvoir dans les préfectures, notamment les préfectures de région, qui se substituent en certains domaines aux préfectures de département. Cela a encouragé tous les effets pervers sans même maintenir la présence de l'Etat dans les départements. Un double mouvement de crispation autoritaire et de concentration s'est opéré. Il nous faut aujourd'hui réenclencher une nouvelle démocratie territoriale et redonner de l'autonomie financière aux collectivités.

Que proposez-vous ?

Pour donner un nouveau souffle à la démocratie territoriale, il faut recréer un pacte de confiance entre l'Etat et les collectivités locales. Pour nous, les collectivités ne sont pas une charge, c'est une richesse. Il faut être clair, nous l'avons toujours dit : la réforme qui a instauré les conseillers territoriaux sera abrogée. Nous allons reprendre la dynamique des contrats de plan Etat-région.

Si le PS arrive au pouvoir, comment associerez-vous les exécutifs nationaux et régionaux ?

Nous proposons la création d'une structure nationale permanente, une forme de "haut conseil", qui réunira les associations représentant les différents niveaux de collectivités territoriales, en lien direct avec le gouvernement. Elle sera obligatoirement consultée sur tout projet de réforme pouvant avoir des incidences dans l'exercice des compétences des collectivités locales. Le Sénat aurait évidemment un rôle, dans cette structure, pour faciliter les échanges et les relations entre les différents acteurs concernés.

N'est-il pas nécessaire de simplifier le "mille-feuilles" territorial ?

Plutôt que de simplifier, terme qui s'est souvent confondu avec dépouiller, je préfère parler de clarifier. Il faut promouvoir un pacte de gouvernance territoriale, dans le cadre d'une conférence des exécutifs locaux. Cette conférence sera réunie dans l'année suivant les élections.

Il faut renforcer le pouvoir des régions, en leur donnant des compétences étendues en matière de développement économique, d'innovation et de formation. Celle-ci est encore trop morcelée ; il faut vraiment considérer que le chef de file en ce qui concerne la formation, c'est la région. Les régions doivent pouvoir accéder directement aux fonds structurels européens, sans que cela transite par le préfet.

Il faut mieux prendre en compte la diversité des territoires, notamment en favorisant les possibilités d'adaptation réglementaire d'une loi en fonction des spécificités, sur des champs déterminés par le législateur, et les capacités d'expérimentation. Jean-Pierre Raffarin avait commencé à ouvrir cette possibilité ; nous allons la reprendre. Donnons un peu de souplesse à notre système !

La suppression du conseiller territorial va-t-elle entraîner une révision des modes de scrutin aux régionales et aux cantonales ?

Pour les régionales, c'est simple : on reviendrait à ce qui a bien fonctionné et qui a fait ses preuves, c'est-à-dire la prime majoritaire au scrutin proportionnel. Pour les conseillers généraux, je pense que les esprits sont ouverts aujourd'hui à une forme de proportionnelle. C'est nécessaire si on veut assurer une meilleure représentation et aller vers la parité.

Que proposez-vous pour la fiscalité locale ?

D'abord, toutes les politiques qui relèvent de la solidarité nationale doivent être financées par le budget national. Puisque ce sont les départements qui sont concernés par ce volet, on pourrait attribuer aux départements une fraction de la CSG.

Ensuite, il faut revenir sur les conséquences négatives de la suppression de la taxe professionnelle. Nous voulons redonner un véritable pouvoir fiscal aux régions. Le barème d'imposition mis en place sur la valeur ajoutée doit être revu, afin que ce ne soit pas au détriment de l'Etat.

Il faudra une nouvelle répartition des impôts entre les régions, les départements et les communes. Chaque collectivité disposera d'un panier d'impôts, assis sur les ressources des ménages et des entreprises, avec la possibilité, pour les assemblées locales, d'en moduler les taux.

La révision des valeurs locatives est absolument nécessaire pour renforcer l'équité et la justice. Enfin, il faudra intégrer les revenus dans l'assiette de la taxe d'habitation.

Comment comptez-vous revivifier la démocratie locale ?

Nous allons d'abord donner un véritable statut aux élus locaux. Je ne reviens pas sur le droit de vote des étrangers aux élections municipales. Nous irons vers une limitation du cumul des mandats : on ne pourra pas être parlementaire et présider en même temps un exécutif local. On pourrait même s'interroger sur une limitation de la durée des mandats successifs, mais cette question n'est pas tranchée.

Avec le droit de pétition, une assemblée locale sera obligée de se prononcer sur un sujet qu'un certain nombre de citoyens souhaitent voir mis en discussion. Nous voulons également renforcer la participation des citoyens en mettant en place des conseils de développement, qui ont le mérite d'associer plus largement des chefs d'entreprise, responsables d'association ou simples citoyens. La démocratie participative est un principe qui n'est pas oublié.

 

Hollande en route pour l’Elysée !

elysee_12.jpgJe ne suis pas allé voter dimanche 9 octobre, considérant que ce premier tour des primaires concernait les adhérents du PS. Bien sûr, vous me direz qu’il y avait le cousin du Tarn-et-Garonne, J.M. Baylet, et que cela pouvait être un signe d’ouverture… Mouais, admettons ! Et puis quoi, 0,6% maxi… !? Bon, j’ai déjà dit et écrit ce que je pense de ce monsieur.

Finalement, je me suis décidé à aller voter au deuxième tour. Pourquoi ? Voici mon raisonnement.

Si l’objectif n° 1 est d’en finir avec la politique de Sarkozy en 2012 (et pour moi C’EST l’objectif), je me suis demandé qui serait le mieux à même de réaliser un tel exploit (je dis bien exploit !), face à un homme qui a confisqué la plupart des clés de nos rouages institutionnels, un homme pour qui l’exercice du pouvoir est obsessionnel et sans partage, un homme rompu à toutes les fourberies (in)imaginables pour le conserver, connaissant par coeur les coulisses de la politique et ses manigances , un homme enfin, qui n’hésitera pas une seconde à médire, mentir et distiller de contre informations pour arriver à ses fins ?

En conscience, la seule personne (capable de cet exploit, donc !), dans le panel proposé à gauche (du PS au NPA, en passant par le Front de Gauche), qui m’est apparue est François Hollande.

Ma liberté de paroles et d’actes d’homme de gauche non encarté me permet cette liberté, ce qui par ailleurs, n’empêche pas que l’élu municipal que je suis, appartenant à une majorité, en défende le bilan et en soit activement solidaire, conscient des nombreuses améliorations à apporter.

Ainsi, si je partage nombre d’idées proposées par les élus progressistes, je ne voterai pas Mélenchon (d’autant que j’y préférais André Chassaigne !), car je redoute un premier tour « façon 2002 ». En outre, sa gouaille populiste, son mépris constant envers ses contradicteurs, ses insultes répétées envers les journalistes, sa suffisance stérile, annulent le fond des propositions et agissent en repoussoir. Je voterai donc utile, je voterai Hollande dès le premier tour.

Car pour gagner une élection, singulièrement une présidentielle, il faut d’abord rassembler son camp et grignoter le plus possible dans le camp d’en face : ce sont les 2, 3 ou 4% nécessaires à la victoire qu’il faut aller chercher. Et pour cela il faut rassurer.

Martine Aubry est marquée (et s’est marquée durant cette campagne), à gauche-gauche. Elle est la dame des 35 heures (dont force est de constater que les résultats espérés, en son temps, ne sont pas (hélas), arrivés ; elle a, en outre, une image idéologiquement sectaire (à tort ou à raison) ; mais plus grave, elle est celle qui a récemment « couvert » Guérini d’une part, et celle qui d’autre part est apparue de connivence avec DSK au plus mauvais moment. Elle n’était plus, dès lors, la candidate du rassemblement. C’est peut-être regrettable, mais c’est ainsi.

Pour autant, je suis conscient que François Hollande et son gouvernement, non seulement ne sortiront pas de leur chapeau des recettes miracles qui « changeront la vie », mais je suis même convaincu qu’ils accompagneront la crise plus qu’ils ne la combattront…

Alors, me direz-vous, quel est l’intérêt ?

Accompagner la crise n’est évidemment pas suffisant, mais on peut attendre de Hollande de ne pas l’aggraver. Ce qui serait quand même le moins. Pour ce faire, on attend de lui qu’il revienne sur plusieurs réformes, telles que la fiscalité, l’hôpital, la carte scolaire, la justice, l’éducation nationale, les collectivités locales, etc. On peut imaginer aussi qu’il interdise aux banques de jouer avec l’argent des épargnants, on espère qu’il saura trouver le « bon deal » avec les entreprises et le monde économique pour que la mondialisation ne finisse pas de tuer le peu d’industries qui nous reste, et que dans cet esprit, il sache trouver les mots justes et les actes forts pour que l’Europe sociale prenne enfin sa vraie dimension, boostée par l’Europe économique. Sur tous ces sujets et bien d’autres, à nous d’être vigilants et d’obtenir des engagements d’ici l’élection. De même que l’aile gauche de son camp ainsi que ses partenaires naturels qui se rallieront (on le souhaite !), au soir du premier tour, devront d’ici là, servir d’aiguillons.

Sarkozy le craint pour tout cela et c’est la raison pour laquelle il a tout fait (ainsi que ses sbires), durant cette primaire, pour tenter de le discréditer : ce qui est à mes yeux une raison supplémentaire pour soutenir Hollande.

Sarkozy craint sa capacité à rassembler et de ce point de vue, il est clairvoyant.

Pour toutes ces raisons, je ne serai pas de ceux qui à gauche, feront perdre la gauche les 22 avril et 6 mai 2012.

 

Lettre ouverte à M. Montebourg...

montebourg.jpgBravo M. Montebourg. En vous attaquant frontalement aux dérives de la finance, à la corruption et à la mondialisation, vous tentez de nettoyer les écuries d'Augias et l'on ne peut que vous en remercier. Et ce à 3 titres : pour le PS (et les autres partis de gauche ?), pour la droite, dont une partie a déjà senti et compris la nécessité d'organiser des primaires, et pour la vie publique en général.

Les Guérini de pacotille et leurs petits lieutenants, dont on ne manque pas dans nos régions, nos départements et nos communes, pourraient se faire plus discrets à l'avenir, et à terme, disparaitre. Tant mieux ! Vous initiez, je crois, un mouvement qui laissera des traces en ce début de siècle.

En mettant en doute les programmes interchangeables d'Aubry et d'Hollande, et en les interpellant sans concession, vous soulignez qu'ils sont tous deux issues de la mitterrandie, d'une autre époque, usant de méthodes obsolètes et incrédules. Je crois, et votre résultat l'a montré, que vous avez raison.

M. Montebourg, par votre courage et votre détermination, vous (re)donnez un espoir formidable à des millions de Français, bien au-delà de la gauche. Cet espoir s'était perdu en grande partie depuis 2007 avec les politiques injustes de Sarkozy, mais aussi, pour le peuple de gauche, depuis le fameux virage "de l'économie de marché" mis en place par le gouvernement Fabius en...1984. Oui, l'espoir que vous faites naître est immense : puissiez-vous gardez votre ligne, la faire évoluer et ne pas céder au chant de je ne sais quelle sirène économico-pragmatique, qui vous promettrait de surcroît, un pauvre et fatal maroquin.

M. Montebourg, à votre corps défendant, je n'en doute pas, vous êtes un peu notre Jaurès de ce début du XXIème siècle (auquel cas, préservez-vous), et notre Zola qui "accuse" ? Vous ne pouvez nous décevoir...

Aussi, comme les femmes et les hommes politiques l'écrivent souvent pour conclure leur profession de foi, je vous écris :

Je compte sur vous !

 

Sarkozy remonte dans les sondages, pas l'euro.

scorpion.jpgGrâce à son intelligence opportuniste et son sens politique machiavélique, Sarkozy remonte dans les sondages. Mais il y a bien d'autres raisons à cette inversion de courbe dont je ne vois pas pourquoi elle irait en s'inversant. Le président (bientôt candidat) peut remercier de nombreuses personnes opposantes à lui, mais devra aussi se méfier de ses amis. Mais bon, la trahison, il connaît, hein !?

Eva Joly, avec sa déclaration à l'emporte-pièce sur le 14 juillet, qu'on le veuille ou non, va à l'encontre du bon sens populaire et tire contre son camp : ce qui est rédhibitoire...

Le PS, en soutenant DSK, ou en tout cas, en ne s'en démarquant pas franchement, a jeté un vrai trouble dans les consciences...

Les journalistes, soupçonnés de collusion depuis bien longtemps, qui n'ont pas vu le piège à éviter, la distance à prendre...

Mais les dangers pourraient venir de son camp : sauver la Grèce est une chose, déraper sur l'euro pourrait en être une autre (pour nous aussi, d'ailleurs); il semblerait par ailleurs que ses copains du Fouquet's ne goûtent pas tous ce qu'ils considèrent comme des reculades du chef de l'Etat...

Le petit Nicolas doit aussi prendre en compte les avis de ses amis umpistes "tendance droite populaire".

 

Quel couillon !

dominos.jpgNon content d'empoisonner la gauche, ce couillon-là favorise la droite. Depuis 2 mois, DSK occupe le terrain et les gogos avec ses conneries pulsionnelles, sexuelles et financières, et par un effet de dominos, tout se pète la gueule dans tous les sens (imaginez : même Douillet est devenu ministre; même le PS envisage son retour dans la course aux primaires, on croit rêver ! !). Et pendant ce temps, d'autres poursuivent leurs méfaits d'autant plus tranquillement...

Patrick Robert synthétise le cas DSK à merveille, en nous rappelant que certains avaient parlé. Et pour cela, s'étaient fait virer...

 

Le PS vient de passer son tour pour 2012.

roses_fan_es.jpgLa journée d'hier fut un florilège d'aberrations. Nombre de "chefs à plumes" du PS envisageaient de revoir les règles des primaires tandis que la presse (la journée spéciale France info étant le top !), tentait d'expliquer, d'analyser sur tous les tons que puisque la victime ne s'était pas montrée fiable sur d'autres sujets, l'essentiel de l'accusation tombait... Ah bon !? C'est un peu comme si je tuais 2 personnes à un arrêt de bus et que l'une d'elle étant droguée, on ne retienne qu'un seul meurtre... Bon ! Et cela justifierait que je retrouve ma liberté, mon job, et que tous mes amis me refassent immédiatement confiance !? Je ne sais pas vous, mais moi, j'ai le sentiment amer (très amer), que cela n'est pas la vraie vie... Et cela se passe chez les socialistes qui critiquent tellement la gestion sarkozyste depuis 4 ans. Je crois bien que ces gens-là, en prenant une fois de plus les gens pour des cons, viennent de passer définitivement leur tour pour 2012... Dommage !

Je ne suis pas tout seul à m'étrangler sur le sujet, hein !...

 

DSK à la rubrique faits divers; les socialistes disqualifiés.

roses_fan_es.jpgVoilà ! Celui que les responsables actuels du PS nous présentaient il y a encore peu comme le combattant unique de Sarkozy et de son clan arrogant, comme le sauveteur des petites gens face aux débauches néolibérales de cette droite RGPPiste, ou encore comme le M. Propre qui allait nettoyer les écuries d’Augias d’un pays ruiné par la mondialisation, celui-là, donc, « the perv », comme l’appellent dorénavant les Américains, est « visitable » à la rubrique faits divers des gazettes.

En tout cas, cela ne saurait tarder car la seule raison, en effet, de le trouver à la « Une » des journaux, est qu’il fait encore vendre du papier. Pour combien de temps ? Comme pour Haïti, Fukushima,ou les printemps arabes, le rouleau compresseur de la communication de masse passera vite à autre chose. « The show must go on ». DSK n’y dérogera pas : encore quelques jours, et hop, il faudra « descendre » en page 10 ou 12 pour accéder à un entrefilet, coincé entre un voleur de voitures et un petit dealer de quartier. Ce pourra très bien être aussi un petit délinquant harceleur de jeunes femmes…

Disqualification.

Au PS, on savait. Dans les milieux politiques et économiques, on savait. Dans les rédactions, on savait aussi ! A tel point que certaines journalistes ne voulaient plus interviewer notre homme, et que pour les plus téméraires d’entre elles, les rédacteurs en chef leur conseillaient de se faire accompagner. Rien que çà… Donc, les milieux autorisés, comme disait Coluche, savaient et nous prenaient pour des gogos ! Merci à eux.

Que des journalistes se taisent de peur de perdre leur emploi, cela se comprend ; que leur hiérarchie garde le silence sous couvert de déontologie devient à ce niveau de gravité un peu plus tendancieux. Que tous les autres aient fait l’autruche ou s’en soient amusés est simplement choquant, scandaleux, disqualifiant.

Oui, je mesure mes propos, et pense que ceux, notamment à la direction du PS, qui savaient, sont disqualifiés et devraient, comme l’avait fait pour d’autres raisons, un de leur ancien leader « tirer toutes les conséquences et se retirer de la vie politique… ».

Comment envisagent-ils une seule seconde tenir des discours de moralisation de la vie politique ? Comment songent-ils nous expliquer la nécessité de faire des efforts dans notre quotidien ? Comment auront-ils l’audace de nous parler d’intégrité ? Comment auront-ils l’arrogance de se présenter devant les électeurs ? Comment pensent-ils que l’ont va voter pour eux ? De qui se moquent-ils ? Pour qui se prennent-ils ?

Plusieurs personnes m’en sont témoins, j’ai toujours pensé et dit que « DSK était de gauche comme je suis curé ! ».

Mais, homme de gauche convaincu et bien que non-encarté au PS (ni ailleurs), je me disais qu’il faudrait jouer collectif le moment venu. Je me disais que j’avais un an pour trouver au directeur du FMI des atours de gauche… Je m’y résolvais tant bien que mal, en me consolant d’un possible départ de Sarkozy ! Mais je ne me faisais guère d’idées sur sa politique économique, sur son approche de la mondialisation et je l’attendais bec et ongles sur la révision des politiques publiques (RGPP), sur la réforme des Collectivités locales, sur les hôpitaux, sur la carte judiciaire, scolaire, bref, sur l’ensemble des réformes mises en place depuis 2007. Mais, je le répète, je ne me faisais aucune idée. Je pensais juste que la méthode serait moins violente…

Et ce n’est pas le choix du PCF pour Mélenchon qui va me rassurer… Mais je garde le moral, tant la vie vaut d’être vécue.

Bien entendu, l’avis de tous intéressera les lecteurs de ce modeste blog. Aussi, blogueurs, lecteurs, commentateurs, faites vous plaisir sur votre clavier

 

Le projet du PS pour 2012 est lancé.

_lys_e.jpgLes mots sont forts : "déclassement des classes populaires et moyennes", "déclin de la France comme nation de l'Europe comme puissance dans la mondialisation". Le projet du PS, qui se sera rendu public cette semaine, a donc l'ambition de résoudre ces difficiles et délicates équations. Mais ce texte à aussi une dimension stratégique : casser le bilan de Sarkozy, attirer l'attention d'un maximum de partenaires potentiels : les Verts (avec l'inversion du mix énergétique), le Front de Gauche (encadrement des salaires), mais aussi les nombreux courants du PS... Car on ne sait pas encore qui portera ce projet qualifié de "strauss-khano compatible, qui ne doit pas être un sujet de conflit, selon les hollandais, et qui apparait comme le socle du commun, d'après les royalistes.

Ce texte, rédigé entre autre par Guillaume Bachelay, proche de Laurent Fabiuset Gilles Finchelstein, proche de DSK, semble, pour le moment ne pas occasionner de polémique... Mais sait-on jamais !?

Je vous laisse découvrir les grandes lignes ici, sur le JDD, sur voila.fr, sur l'huma.fr

 

Les promesses n'engagent que ceux qui les écoutent...

sarko_pour_moi.jpgEn cette année forcément pré-electorale, dans la perspective de la présidentielle du printemps 2012, les candidats, de droite comme de gauche, ne vont pas manquer de nous abreuver de promesses. C'est peut-être le moment de se remémorer quelques extraits des promesses et engagements du candidat Sarkozy en 2007. Comme quoi, les promesses n'engagent vraiment que ceux qui les écoutent !

Bon, de l'autre côté, au PS, on nous (re)fait le coup de Jarnac, me direz-vous, avec un casting assez peu renouvelé ! On lit même que ce serait la gauche la plus bête du monde...

Ils vont devoir déployer des trésors d'ingéniosité pour nous convaincre... Ils n'auront pas trop d'une année car nous serons très vigilants.

Voici donc un florilège des promesses de Sarkozy durant la campagne de 2007.

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Le gâteau des retraites... Démonstration par l'arithmétique d'un mensonge d'Etat !

Cette après-midi, l'Assemblée nationale a adopté par 336 voix contre 233 le projet de loi réformant les retraites, mettant ainsi fin aux débats parlementaires. Le PS a aussitôt annoncé son intention de saisir le Conseil constitutionnel. Il faudra donc probablement attendre la mi-novembre pour que la loi puisse être promulguée.gateau.jpg

Il n'a échappé à personne que, depuis plusieurs mois, l'Elysée, les membres du gouvernement, Woerth en tête, les parlementaires UMP, de nombreux éditorialistes n'ont cessé de nous expliquer que, pour des raisons démographiques (ah bon, seulement !?), il n'était plus possible de financer les retraites par répartition.

Par ailleurs, des ingénieurs, des syndicalistes, des artisans, des agriculteurs, des commerçants, des ouvriers, des économistes, des étudiants, des lycéens ont fait un calcul simple faisant apparaître qu’il ne serait pas très difficile de financer les retraites par répartition, même dans 40 ans. Même Xavier Bertrand en a (furtivement !), été troublé ! C'est cette démonstration simple, élaborée par "Retraites-Enjeux-Débats" (merci Guy pour le lien !), que je vous propose d'étudier maintenant...

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Les blogueurs doublent la communication de Solférino !

Je parcours la toile comme chaque matin, revue de presse oblige (et grève de la distribution de la PQR), et je tombe sur le document de travail relatant par le menu la convention nationale du PS du 19 avril dernier : "Nouveau modèle économique, social et écologique", qu'un blogueur, Intox 2007, s'est procuré. Même "Le Monde" s'en inspire. Le fond est laissé à l'appréciation de chaque lecteur !

Vraiment trop forts ces blogueurs !

 

Mélenchon fait dans le "pur people" façon Sarko...

Mélenchon a quitté le PS parce qu'il n'y existait pas. Mélenchon fait son clown (pardon pour les vrais artistes), en campagne. clown.jpgMais Mélenchon n'existe pas entre 2 campagnes... Alors il se vautre dans le people, n'hésitant pas à déclarer : "les médias ont voulu me détruire". Honte à toi, Mélenchon, qui fait partie de ceux qui cognent les plus faibles. Quel courage, quel panache ! Mélenchon me gonfle, parce que comme beaucoup d'autres, il est plus empreint d'ambitions que de convictions... Mélenchon, passe ton chemin, on se passera de toi.

 

Et maintenant, 2012 !

Le PS, Europe Ecologie et le Front de Gauche ont donc remporté les régionales. Les résultats sont consultables sur tous les sites. Ils démontrent que les régions ont été plutôt bien gérées entre 2004 et 2010, champs_de_c_r_ales.jpget que, malgré les mensonges répétés en boucle par les Umpistes Lefèvre, Bertrand, Fillon et compagnie, les Français préfèrent que leur quotidien soit administré par la gauche. Même si Rue 89 parle de petit chelem, on ne va quand même pas bouder notre plaisir, même si, à mon sens, la "1664" du blog Partageons mon avis et de son commentaire me semblent un peu court... Sans doute est-ce l'émotion, et fera-t-il mieux demain !

La question qu'il va maintenant falloir résoudre n'est pas simple : il s'agit de 2012 et de la présidentielle. Podium que la gauche, à part Blum et Mitterrand, n'a jamais su ou pu conquérir. S'il ne s'agissait qu'une question de leadership, cela serait compliqué, mais résolvable; s'il n'y avait que l'union à réaliser, cela serait toujours très compliqué, mais on peut croire au bon sens de chacun... Non, le problème qui taraude chaque citoyen révulsé par le sarkozysme est le suivant : que ferait un gouvernement de gauche, des réformes mises en place par ce gouvernement durant 5 ans ? Inscrirait-il noir sur blanc dans son programme de revenir sans barguigner sur les réformes de La Poste, de l'hôpital, des collectivités locales, de la taxe professionnelle, du statut de la fonction publique, des retraites, du paquet fiscal, du déremboursement des médicaments, et plus largement sur la RGPP, etc.

C'est de cela que nous devons parler pendant 2 ans, c'est autour de cela que nous devons organiser des débats-citoyens, c'est de cela que notre programme devra être fait. De nombreux citoyens sont prêts, de manière raisonnable et réfléchie à y travailler, et vous ?

Nous avons contribué à votre (notre) victoire aux régionales, nous entendons gagner avec vous la présidentielle et les législatives de 2012.

Résultats complets en Haute-Normandie communiqué sur Caméra Diagonale.

 

Haute-Normandie : des résultats en trompe-l'oeil...

Avec un PS à 34,8%, Europe Ecologie à 9,12% et le Front de Gauche à 8,39%, nous savons, au soir de ce 1er tour que la 52692800.PontdeNormandie_1_.jpgHaute-Normandie restera à Gauche. Cliquez ici pour afficher les résultats. Plusieurs inquiétudes subsistent toutefois : une abstention à 53,62%, alors qu'elle n'était que de 34,10% en 2004. Si, depuis 2 ans, la crise explique bien des choses, elle ne saurait être responsable de tout. Faut-il voir sans doute, dans cette considérable abstention, une décrédibilisation de la réponse politique face à l'aggravation de la situation de l'emploi, du logement, de la santé et de la sécurité. Et tenter d'expliquer à ceux de nos concitoyens qui souffrent tant que telle compétence est du ressort de l'Etat et telle autre du Conseil régional, est au mieux du temps perdu, au pire de la provocation... Ce que constatent des millions de Français, c'est que leur situation devient chaque jour un peu plus dramatique. Alors, pourquoi iraient-ils donner leur voix à des représentants dont ils ont le sentiment qu'ils ne les représentent plus ? Sarkozy et son gouvernemnt font beaucoup de mal au pays, mais les élus locaux doivent, encore plus qu'ils ne le font, être cette force de résistance et de refus qui entraine le plus grand nombre vers un monde, sûrement pas "tout rose", mais vers un monde plus vertueux et attentif aux plus démunis. Ce qui n'empêche pas que ces derniers prennent aussi leurs responsabilités à tout niveau. Lire la suite pour découvrir les résultats à Gisors, mais aussi l'analyse de Paris-Normandie, et les blogs d'Arnaud Mouillard, de Caméra Diagonale et de Canton Express.

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Sarkozy a raison !

Titre provocateur pour un billet plein de questions et d’afflictions. Après deux ans de Sarkozysme, j’avoue que ces derniers jours me laissent coi. Serions-nous collectivement anesthésiés ? Est-ce l’approche des vacances qui nous ramollit ou aurions-nous définitivement baissé la garde ? L’Ump en tête aux européennes… barricade.jpg Des annonces au Congrès de Versailles, visant à amplifier et accélérer les réformes… Un remaniement opérant ouvertement un virage encore plus à droite… Une communication (propagande ?), dans laquelle tombent de plus en plus de gogos… Une opposition exsangue et atone… Des syndicats divisés… Une opinion recluse… Une société finalement kärchérisée… Alors, oui, au milieu de ce désert d’idées et d’actions, Sarkozy a raison de sortir le rouleau compresseur et d’imposer sa politique ultralibérale. Un jour peut-être, irons-nous tous à la Lanterne… Ah ça ira, ça ira, ça ira !

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Welcome !

Vous avez forcément entendu parler , sinon vu ce film de Philippe Lioret. Le Ministre de l'immigration, transfuge du PS, aujourd'hui cadre de l'Ump, Eric Besson, accusait le cinéaste d'avoir "plus que franchi la ligne jaune lorsque, dans une interview à La Voix du Nord, il déclara : ‘'les clandestins de Calais sont l'équivalent des juifs en 43 : welcome.jpgcette petite musique-là est absolument insupportable". Philippe Lioret aurait démenti, peu importe. SI ce n'est déjà fait, allez voir ce film-documentaire. Voyez comment le pseudo "pays des droits de l'Homme" traîte des êtres humains qui ne demandent qu'à vivre, et comment la législation française récente est organisée pour traquer ceux qui leur fournisse la moindre aide (5 ans de prison et 45 000 euros d'amende). Si le problème des clandestins n'est pas simple, la réponse actuelle (s'inspirant d'un triste et sombre passé) est pour le moins inadaptée.

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Cela se passe en France, en Europe, en 2009.

Un ami me transmet ces photos qu'aucun média, a priori, n'a diffusées. Prises à Strasbourg lors du sommet de l'Otan, elles en disent long sur le désarroi et la violence des uns et sur la militarisation et l'aveuglement des autres. Ce n'est pas comme cela que nous construirons durablement et pacifiquement l'Europe. Strasbourg_090404_069.jpg Mais que faire face à des pouvoirs, sourds aux besoins des populations, qui neutralisent des villes entières lors de leurs visites officielles ? Dans quel camp est la provocation ? Un sondage "eurobaromètre" révèle que 34 % seulement des Européens ont l'intention de se rendre aux urnes. Voilà qui devrait interroger aussi bien le gouvernement, l'Ump que le PS, qui ensemble, jouent les "pies crevées", tant ils ont peur (à juste titre !) d'être dépassés par ceux qu'ils appellent "les petits partis".

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