mreal.jpgSalariés, syndicalistes, élus, habitants se mobilisent chaque jour un peu plus contre les fossoyeurs de nos entreprises. En Haute-Normandie comme partout en France, la politique capitaliste, libérale et mondialiste qui est imposée sur tous les territoires, jette à la rue des milliers d'hommes et de femmes. Voici quelques voix qui s'élèvent contre ce système et appellent à la mobilisation :

1/ Arnaud Levitre sur son blog "le mot pour dire", tout d'abord.

2/ Le tract proposé par la CGT donnant rendez-vous samedi 29 octobre à la Papeterie de M Real Alizay, Clos Pré ZI - 27460 Alizay, dès 9 heures:

Le patron de M Real veut fermer l’usine d’Alizay

Les salariés de la Papeterie veulent la faire vivre

Ils s’approprient l’outil de travail et font tourner l’usine !

Des machines et des procédés industriels performants, à Alizay, il y en a !

Des clients, il y en a aussi !

Et du savoir-faire professionnel, les salariés d’Alizay en ont à revendre.

Alors, comment accepter que l’usine qu’ils font vivre chaque jour soit condamnée à mort ?

Comment accepter que le même patron fasse tout pour empêcher la reprise de l’usine par des candidats qui se sont manifestés ?

Le patron de M Real agit, au mépris de toute légalité, pour faire capoter toute vente ou toute cession à un repreneur. C’est de l’acharnement et du mépris à l’égard des salariés qui se sont acharnés, eux, à faire vivre et prospérer l’entreprise.

Ce sont bien les salariés d’Alizay qui ont créé les richesses et la valeur de l’usine grâce à l’utilisation de leurs capacités professionnelles.

Voilà pourquoi ils ont décidé de montrer à tous leur capacité à produire du papier pour l’impression écriture, malgré le sabotage organisé par la direction du groupe M Real.

__Les salariés d’Alizay, par leur travail, ont fait de cette usine l’une des plus performantes d’Europe. Ce sont eux qui ont obtenu ce résultat, il n’est pas question de s’en laisser exproprier sous prétexte de stratégie financière de la multinationale finlandaise M Real !__

Les salariés d’Alizay, avec leurs organisations syndicales (CGT et CFE CGC) ont décidé de « faire tourner l’usine » et de mettre en route la production de papier le samedi 29 octobre !

Vous êtes tous conviés à cette opération porte ouverte à Alizay, qui signifie :

Non, le patron de M Real n’a pas le droit de la condamner à mort

Oui, l’usine peut vivre

Oui, repreneurs et clients sont les bienvenus.

Rendez-vous le samedi 29 octobre à la Papeterie de M Real Alizay, Clos Pré ZI - 27460 Alizay, À la journée porte ouverte et de production à partir de 9 heures.

3/ Communiqué de Marc-Antoine JAMET, Maire de Val-de-Reuil.

En ne se rendant pas au rendez-vous que lui avait suggéré lundi le Ministre de l’agriculture, le PDG de M'Real, Mikko Hellander, a démontré le peu de considération qu'il avait pour le Gouvernement. En ne se donnant même pas la peine de négocier avec les éventuels repreneurs, notamment les candidats français, il a indiqué le peu de cas qu'il faisait des salariés, de leur avenir, de leur famille. En menaçant d'un plan social dur les syndicats s'ils obstinaient à défendre leurs camarades promis au licenciement, il a donné la preuve qu'il ne connait depuis le début de ce conflit qu'une seule méthode : le rapport de force. On ne peut laisser l'espoir conduit au charnier par un tel homme froid et calculateur, sûr de lui et dominateur. Il faut lui répondre avec ses propres arguments. Comme ont commencé à le faire les syndicats et leurs avocats, une action judiciaire rapide doit être menée contre le papetier devant les tribunaux compétents. A mon sens, il doit être poursuivi au moins au nom de quatre chefs d'inculpation.

Je note que cela fait des années que le site d'Alizay paye au holding finlandais d'importants "frais de pilotage", parfois de plusieurs millions d'euros selon certains exercices, sans que cette taxe, ce prélèvement, ne soient justifiés avec précision dans les comptes. La profitabilité de l'usine d'Alizay est peut-être encore plus importante qu'on ne le pensait.

Nous sommes devant un délai d'entrave caractérisé puisqu'un certain nombre d'éléments sont aujourd'hui publiquement présentés par la partie finlandaise comme s'ils étaient définitifs, à commencer par la fermeture de l'usine, sans qu'ils aient été discutés ou au moins soutenus devant les instances représentatives du personnel et le comité d'entreprise. Ce comportement n’est pas nouveau. Le droit d'alerte des salariés a déjà été entravé par le passé. Que l’on se souvienne que M'Real avait bloqué les informations nécessaires à son exercice à plusieurs étapes cruciales des discussions sur le futur de l’entreprise.

On peut également se demander si le déménagement vers d'autres unités du groupe de commandes établies à Alizay depuis des lustres, 40 000 tonnes pas moins de bon papier, ne s'apparente pas à de l'abus de biens sociaux.

Enfin il est clair que l'action concertée des différents acteurs finlandais pour contrôler le marché, diminuer l'offre, garantir la stabilité voire la hausse de leurs prix, constituent des actions clairement anticoncurrentielles, des dérives oligopolistiques, pratiques que le droit français et le droit européen punissent pour protéger une économie saine et sincère.

Saine comme la situation de l'usine d'Alizay, sincère comme le désir de travailler de ses salariés. C'est pourquoi, comme hier il fallait soutenir les salariés sans réserve, il faut aux élus quitter le registre de la dénonciation, de la protestation, pour aller vers celui de la contestation, du contentieux, de l'offensive pour l'activité et l'emploi en soutenant cette quadruple procédure judiciaire contre Mikko Hellander.