journal_bistro.jpgVoilà une nouvelle bien triste : Paris-Normandie, quotidien régional, va déposer son bilan. La lente, mais certaine agonie de la presse écrite continue. Ce n'est pas parce que j'ai été quelques temps "correspondant" du journal que je suis triste. Ce n'est pas non plus pour sa ligne éditorialiste qui était "un peu" aux ordres du groupe Hersant. Non, je pense aux journalistes passionnés que je croise régulièrement et qui font un travail de terrain extraordinaire, qui parle de et pour M.toutlemonde. Je pense à Fred de Vernon et à son équipe. Un quotidien qui disparait, c'est une mémoire qui s'éteint, c'est une voix qui se tait.

Pourquoi une telle situation ? Les explications sont multiples mais non rationnelles. En vrac : l'explosion d'internet, la désaffection des annonceurs, mais aussi le nivellement de l'information, la censure, le manque de lecteurs...

L'image du journal que l'on lit à la terrasse devant un petit noir en fumant sa clope et en regardant les passant(e)s ne sera plus bientôt qu'une image d'archive... que nous regarderons depuis nos écrans.

Sauf erreur, aucun de mes petits camarades blogueurs normands n'en parle... Dommage.