PENTAX Image La Direction de Merck-Organon a annoncé aux salariés que “le plan de rachat du site par le groupe allemand B. Braun ne se fera pas”.

Cette annonce de l'échec du projet de reprise de la partie “pharmaceutique” du site Merck-Organon d'Éragny-sur-Epte signe la menace d'une fermeture pure et simple de la plus grosse partie de l'usine : 246 salariés de cette entreprise sont donc menacés de licenciements. Seule la partie “chimie” du site (production du principe actif de l'insuline) avec 74 emplois serait pour l'instant conservée, sans doute jusqu'à la mise en service du nouveau site de production Irlandais.

Quel est le rôle que joue le ministère du travail qui, pour complaire à Merck, s'emploie à faciliter le “dégraissage” anticipé des effectifs (voir Libération du 12 décembre) ? Quel est celui des députés de la majorité présidentielle, JF Mancel et F Gilard, qui paraît-il agissent dans la discrétion ?

Au moment où le Président de la République n'est pas avare d'engagements et de grands discours sur la “réindustrialisation” de notre pays, sur le “produire français”, il serait intolérable que les pouvoirs publics laissent faire ce nouvel exemple de casse de l'industrie de notre région et de notre pays.

Le site pharmaceutique d'Éragny-sur-Epte fabrique des productions utiles à notre pays, avec une main d’oeuvre qualifiée : rien en dehors d'opérations financières étrangères à toute logique industrielle, ne peut justifier qu'on laisse liquider ce site. Rappelons que le groupe Merck dont le chiffre d’affaires est de 42 milliards de dollars, les profits de 12 milliards, les dividendes servis aux actionnaires de 5 milliards, cherche à fermer une entreprise dont la masse salariale annuelle de 10 millions d’euros ne représente que 4 millièmes des dividendes servis aux actionnaires !

La question de la nationalisation de ce site utile dans le cadre de la création d'un pôle public du médicament, doit être envisagée afin de préserver nos capacités de production et nos emplois.

Les élus de Gisors comme ceux des communes voisines restent mobilisés.