Appel-a-temoins-triple-A_scalewidth_300.jpg La mauvaise foi n'est ni de gauche ni de droite. Dans le cas qui nous occupe elle est juste affligeante, venant d'un ministre de la République. Mais d'où vient Luc Chatel ? Après ses études, Luc Chatel entre chez L'Oréal comme chef de produit puis chef de groupe. Enfin, en 1995, il devient directeur des ressources humaines.

Voilà donc un homme politique fiable dont les déclarations sont attendues avec fébrilité... S'agissant de la perte du triple A, il sait de quoi il parle. C'est le genre de (sale) mec dont on peut être certain de la culture politique et de l'engagement chevillé au corps !

Aussi, sur le nouvelobs. com, Chatel accuse t-il sans barguigner... les années Mitterrand !

"Le ministre de l'Education nationale Luc Chatel a accusé dimanche 15 janvier sur radio J les socialistes d'avoir "fait payer à crédit les cinquièmes semaines de congés payés, la retraite à 60 ans" tout comme les 35 heures.

"A chaque fois que les socialistes ont été aux responsabilités, on a eu une fuite en avant budgétaire et on a fait reposer sur la génération future les avantages sociaux de la génération précédente. On a fait payer à crédit les cinquièmes semaines de congés payés, la retraite à 60 ans...", a-t-il déclaré.

"M. Hollande, il était où quand les gouvernements socialistes ont fait la retraite à 60 ans à crédit, la 5e semaine de congés payés à crédit, ont mis en place les 35 heures à crédit?", a-t-il également demandé, trois jours avant un sommet social réuni par Nicolas Sarkozy.

30 ans de fuite en avant budgétaire

Evoquant la dégradation par l'agence Standard and Poor's de la note de la dette souveraine, Luc Chatel a jugé que "la perte du triple A, ce n'est pas la sanction de la politique de Nicolas Sarkozy, c'est le résultat de 30 ans de fuite en avant budgétaire, d'incurie budgétaire".

Interrogé sur le fait que les déficits avaient "explosé" quand Nicolas Sarkozy était ministre du Budget entre 1993 et 1995, Luc Chatel a répondu qu'"entre 1993 et 1995, c'est la première fois depuis 1945 qu'il y avait une récession dans notre pays".

François Hollande, c'est l'homme sans proposition

Le ministre s'en est pris au candidat socialiste à la présidentielle: "N'est pas François Mitterrand qui veut. François Mitterrand, c'était l'homme aux cent propositions. On a un peu l'impression que François Hollande, c'est l'homme sans proposition".

Le 24 janvier 1981, au Congrès de Créteil qui avait entériné sa candidature à la présidentielle face au sortant Valéry Giscard d'Estaing, François Mitterrand avait exposé son programme avec un texte, ses "110 propositions pour la France"."