montebourg.jpgBravo M. Montebourg. En vous attaquant frontalement aux dérives de la finance, à la corruption et à la mondialisation, vous tentez de nettoyer les écuries d'Augias et l'on ne peut que vous en remercier. Et ce à 3 titres : pour le PS (et les autres partis de gauche ?), pour la droite, dont une partie a déjà senti et compris la nécessité d'organiser des primaires, et pour la vie publique en général.

Les Guérini de pacotille et leurs petits lieutenants, dont on ne manque pas dans nos régions, nos départements et nos communes, pourraient se faire plus discrets à l'avenir, et à terme, disparaitre. Tant mieux ! Vous initiez, je crois, un mouvement qui laissera des traces en ce début de siècle.

En mettant en doute les programmes interchangeables d'Aubry et d'Hollande, et en les interpellant sans concession, vous soulignez qu'ils sont tous deux issues de la mitterrandie, d'une autre époque, usant de méthodes obsolètes et incrédules. Je crois, et votre résultat l'a montré, que vous avez raison.

M. Montebourg, par votre courage et votre détermination, vous (re)donnez un espoir formidable à des millions de Français, bien au-delà de la gauche. Cet espoir s'était perdu en grande partie depuis 2007 avec les politiques injustes de Sarkozy, mais aussi, pour le peuple de gauche, depuis le fameux virage "de l'économie de marché" mis en place par le gouvernement Fabius en...1984. Oui, l'espoir que vous faites naître est immense : puissiez-vous gardez votre ligne, la faire évoluer et ne pas céder au chant de je ne sais quelle sirène économico-pragmatique, qui vous promettrait de surcroît, un pauvre et fatal maroquin.

M. Montebourg, à votre corps défendant, je n'en doute pas, vous êtes un peu notre Jaurès de ce début du XXIème siècle (auquel cas, préservez-vous), et notre Zola qui "accuse" ? Vous ne pouvez nous décevoir...

Aussi, comme les femmes et les hommes politiques l'écrivent souvent pour conclure leur profession de foi, je vous écris :

Je compte sur vous !