Où l'on apprend que la première dame de France secrétaire annoncera sa décision en juin 2011, respectant ainsi (et faisant respecter), le calendrier prévu, et qu'elle est là pour préparer le retour de la gauche au pouvoir... Ben, c'est le contraire qui aurait été embêtant !

Salon nautique.

Est-ce pour donner un coup de pub au salon nautique qui se déroule actuellement porte de Versailles, que Aubry déclare :" Le rôle du capitaine, c'est de tenir fermement la barre, de maintenir le cap et d'amener l'équipage à bon port; ce n'est pas de se laisser distraire par le clapotis des vagues", ajoutant :"mon rôle n'est pas celui d'un commentateur politique...". Tiens, ça me rappelle quelqu'un, çà !

Mais que les champions de la route du Rhum se rassurent, Martine Aubry ne veut pas faire la course en solitaire :"Je le redis et chacun le sait bien : nous ne réussirons que collectivement".

On sent bien qu'elle renvoie dos à dos le marin au long cours qu'est DSK et la fougueuse solitaire qu'est Royal. Quant aux marins d'eau douce que sont Valls et autres Montebourg, elle n'en dit pas un mot ! Pas plus que sur le pirate Mélenchon, le sous-marinier Besancenot ou la sirène Duflot... Tous les autres sont des bachis-bouzouks !

Salon de l'agriculture.

Avec ce petit clin d'oeil aux agriculteurs, ce qui est bien joué, Martine Aubry ratisse large (si j'ose dire !), en déclarant :" J'observe que la patience ne pousse pas dans tous les jardins". De l'art et de la manière de caresser dans le sens du poil une catégorie traditionnellement peu acquise à la gauche. Et comme pour pousser encore plus loin la métaphore rurale, Martine Aubry précise :" C'est au printemps que nous présenterons le projet des socialistes pour la France". Nous sommes prévenus : la rose fleurira au printemps !

La Rmiste et le Fmiste.

Là, il faudra se caler avec DSK, parce que, si l'une défend le Rmiste, l'autre semble plus proche du Fmiste. Sur ce point, je partage totalement le point de vue de Aubry, qui dit :"Les Etats de l'Union européenne ont apporté 4.900 milliards d'euros aux banques, depuis la crise, sans contrepartie... Et les bénéfices des banques, eux, vont bien ! Il est temps de changer la donne : les banques privées doivent contribuer aux financements des dettes des Etats. Il faut impérativement tirer les leçons de la crise en fixant des contraintes à la finance : des règles prudentielles pour les banques, un nouveau statut des agences de notation, une taxation des bonus et des stock-options (...), nous proposons, avec les socialistes européens, de taxer les transactions financières à 0,05%...". Applaudissons à 4 mains, pour peu que cela soit réalisable.

__Bon, après un coup de chapeau à son papa, Jacques Delors, et 1 tacle ou 2 à Sarkozy, Martine Aubry est retournée s'occuper du plan grand froid. Ah, oui, dernière chose pour les socialistes de la rue de Solférino : méfiez-vous, votre patronne rentre lundi à Paris !__