FN-UMP.jpgY'a pas à dire, Sarkozy sait s'entourer de personnalités fiables, au dessus de tout soupçon. Prenons son ministre de la défense : Gérard Longuet, a déclaré ce mardi 1er mai 2012, voir en Marine Le Pen "un interlocuteur". Il a, en cela, franchi, parait-il, un pas jusque là inédit à l'UMP ! Ah bon ? Moi, je pense plutôt qu' il ne fait que porter la parole distillée par son patron Sarkozy, qui depuis des mois et des mois n'a de cesse de draguer lamentablement le FN. Le top étant bien sûr cette élection, où, totalement débridés face à la catastrophe annoncée pour la droite, nos barbouzes se lâchent...

Mais, au fait, c'est qui ce Gérard Longuet ?

Accrochez vos ceintures, ça décoiffe :

En 1964, notre homme prend part, en compagnie d'Alain Madelin, à la création du mouvement Occident, groupuscule d'extrême droite souvent impliqué dans des affrontements violents contre l'extrême gauche.

En 1967, soupçonné en sa qualité de dirigeant du mouvement d'avoir été un des instigateurs d'une expédition violente menée par Occident contre des étudiants d'extrême gauche à l'université de Rouen (l'un de ces derniers étant laissé dans le coma après l'attaque), il est inculpé et incarcéré.

Gérard Longuet est condamné le 12 juillet 1967 à 1 000 francs d'amende pour complicité de « violence et voies de fait avec armes et préméditation», en même temps que douze autres militants d'extrême droite, dont Alain Madelin, Alain Robert et Patrick Devedjian. Il est amnistié en juin 1968.

Après la dissolution d'Occident par le Conseil des ministres en octobre 1968, il rejoint le Groupe union défense (GUD), groupuscule d'extrême-droite également, mené par Alain Robert, dont il écrit la charte, puis Ordre nouveau, destiné à rassembler les nationalistes. Il fera partie en 1971 avec Claude Goasguen de la direction de ce mouvement, dissous par décret du Conseil des ministres le 28 juin 1973.

fn_1.jpgAllez, une raison de plus pour dégager tout ce p'tit monde dimanche 6 mai !