Philippe Méoule.

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Premier discours de François Hollande, président de la République.

Justice, unité, rassemblement, sobriété, fermeté... Ce sont quelques mots-clefs du premier discours de François Hollande, président de la République.
François Hollande : ses premiers mots de président par LeNouvelObservateur
 

L'impact de l'élection de François Hollande sur la transition géopolitique.

hollande___l___lys_e.jpgLa victoire de François Hollande va déclencher une série de bouleversements stratégiques qui vont affecter fortement l'Europe et accélérer considérablement les transitions géopolitiques en cours au niveau mondial depuis le début de la crise globale en 2008.

En cela, les résultats et les conséquences de l'élection présidentielle française ont beaucoup plus d'importance que ceux de la prochaine élection présidentielle américaine en Novembre 2012. En effet, la France, bien qu'étant un pays beaucoup moins puissant que les Etats-Unis, occupe une position stratégique tant en Europe qu'au niveau mondial (notamment via son rôle intra-européen) qui va en faire un acteur-clé de l'émergence du « monde d'après la crise » pour reprendre le titre du livre de Franck Biancheri.

Et l'élection de François Hollande, qui possède une vraie réflexion sur l'Europe et le rôle de la France en Europe et a clairement affirmé son intention d'explorer activement les possibilités de partenariat avec les nouvelles puissances émergentes (BRICS), va consacrer une rupture majeure avec l'absence de vision et de stratégie européenne des cinq ans de présidence de Nicolas Sarkozy marqués essentiellement par une inféodation sans précédent dans l'Histoire récente du pays à la puissance dominante américaine et son intégration sans conditions à un axe Washington/TelAviv sur l'essentiel des grands problèmes géopolitiques.

La France avait disparu dans le monde depuis cinq ans, elle s'apprête à faire un retour fracassant au-delà même de la personnalité du futur président.

L'impact de l'élection de François Hollande sur la transition géopolitique globale (2012-2015).

Deux tendances marquantes vont caractériser les deux premières années du nouveau pouvoir français :

. l'affirmation par la France d'une politique européo-gaullienne (ou mitterando-gaullienne), c'est-à-dire faisant de l'indépendance de la politique extérieure européenne une priorité stratégique;

. l'exploration à vitesse accélérée des relations possibles avec les BRICS, notamment dans un contexte de futur partenariat Euro-BRICS.

François Hollande est resté très discret en matière de politique étrangère car, d'une part, elle n'est pas au cœur des préoccupations des Français pour cette élection 2012 et car, d'autre part, on n'annonce pas à l'avance des changements importants dans ce domaine.

Les arguments pour de tels changements étant pléthore et leur mise en œuvre ne risquant pas de générer de difficultés dans l'opinion publique qui, d'une manière générale, s'est sentie trahie par l'inféodation américaniste de la période sarkozienne, il n'y a en effet aucune raison de se précipiter. Comme il l'a annoncé pour la question de la réintégration de la France dans l'organisation militaire intégrée de l'OTAN, il s'appuiera sur une évaluation objective des avantages et inconvénients de cette décision. Le résultat est connu d'avance puisque le président sortant n'a rien négocié (et donc rien obtenu) en échange du retour de la France dans cette organisation militaire.

Il y aura donc une action en deux temps : l'exigence d'un certain nombre de contreparties en terme de positions militaires clés pour la France au sein de l'OTAN et de la mise en place d'ici 2015 au plus tard d'un pilier européen de défense hors OTAN mais relié à l'OTAN. La France pourra compter sur le soutien de la plupart des pays européens continentaux que les aventures libyenne et afghane ont définitivement convaincus de la nécessité de changements radicaux au sein de l'Alliance atlantique. Moyennant une prise en charge budgétaire accrue de la part des Européens des coûts de leur propre défense, les Etats-Unis, faisant face à des réductions drastiques de leur budget militaire, accepteront bon gré-mal gré. Et seul le Royaume-Uni s'opposera à cette évolution avant de s'y rallier puisqu'il n'a plus les moyens financiers, militaires et diplomatiques de sa politique.

(source : GEAB)

 

Commémoration de l'abolition de l'esclavage à Gisors.

esclavage_2012.jpgCe vendredi 11 mai, avec une journée de retard sur la date officielle pour cause d'agenda, la commémoration de l'abolition de l'esclavage a été célébrée ce soir à Gisors en présence d'une cinquantaine de personnes. Aux côtés d'Odile Simonet, Présidente de l'association FAAACE et de Jean-Luc Lecomte, Conseiller régional de Haute-Normandie et candidat Front de Gauche sur notre circonscription, j'avais la charge de cette cérémonie. Après avoir déposé une gerbe et respecter une minute de silence, le film "La controverse de Valladolid" était proposé. Voici mon discours d'ouverture de la cérémonie :

Mesdames, Messieurs,

La municipalité de Gisors a décidé, avec l’association FAAACE, il y a 6 ans, d’inscrire l’abolition de l’esclavage, sur sa liste des cérémonies officielles, marquant ainsi un peu plus son attachement aux libertés individuelles et collectives et son combat mené sans relâche contre toutes formes d’entraves et de tortures, quelles qu’elles soient.

L'abolition de l'esclavage a été proclamée une première fois en France pendant la Révolution, à l'initiative de l'abbé Henri Grégoire le 4 février 1794. Malgré l'opposition, les conventionnels mettent en œuvre le principe révolutionnaire selon lequel « les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits ».

Par la loi du 20 mai 1802, le Premier Consul, Napoléon Bonaparte, annule ces dispositions, autorisant à nouveau l'esclavage dans les territoires français d'outre-mer concernés. Bonaparte agit notamment sous la pression des planteurs et de la bourgeoisie de commerce des ports qui font valoir que la libération des esclaves ruinerait les colonies françaises.

Le deuxième décret de l'abolition de l'esclavage en France a été signé le 27 avril 1848 par le Gouvernement provisoire de la deuxième République. Bien évidemment, Victor Schoelcher qui était sous-secrétaire de la Marine et des Colonies de ce gouvernement aux côtés de Dupont de l’Eure, président du Conseil des Ministres, usa de toute son influence et de sa force de conviction pour convaincre ses pairs. L'acte français d'abolition de l'esclavage est le résultat, comme on l’observe, d'une longue gestation commencé avec la Controverse de Valladolid en 1550.

Célébrer, comme nous le faisons aujourd’hui, le courage et la victoire de Victor Schoelcher, sur la bêtise et la déshumanisation ne doit pas nous détourner d’une vigilance quotidienne et accrue face à ce qui est appelé cyniquement de nos jours, l’esclavage moderne.

En effet, dans un récent rapport, Human Rights Watch constate que la violence ainsi que des conditions proches de l’esclavage existent toujours dans de nombreux pays, concernant principalement les abus contre les travailleurs domestiques, sur tous les continents, Europe et France comprise.

Qu’est-ce d’autre que l’esclavage que d’embaucher au noir des travailleurs sans papiers ?

Qu’est-ce d’autre que l’esclavage que de loger par dizaines des familles dans des locaux insalubres ?

Et qu’est-ce d’autre aussi que l’esclavage que de jeter à la rue des milliers de travailleurs et leurs familles, sous le prétexte inique et unique de la spéculation boursière ?

Le 6 mai dernier, une page s’est tournée et le nouveau président de la République, François Hollande, a réservé sa première sortie officielle pour la célébration de l’abolition de l’esclavage, en déclarant vouloir « donner un message de rassemblement autour de nos mémoires et de ce qu'est notre Histoire ».

Il a raison et comme lui, je pense que se rassembler autour de la Mémoire et de l’Histoire constitue bien, au-delà du devoir, une partie des clefs de notre République apaisée.

La liberté, la dignité, des femmes et des hommes, de toute couleur, de tout continent, de toute obédience, politique ou religieuse, de toute condition sociale, ne se négocie pas. C'est pourquoi, les valeurs défendues par Victor Schoelcher raisonnent du même idéal que celles du 11 novembre, du 14 juillet ou du 8 mai.

Elles s’appellent, dans le multiculturalisme français et républicain de ce début du XXIème siècle, à Gisors comme sur tout le territoire : Liberté, Egalité, Fraternité.

 

L'Histoire commence à la Bastille: François Hollande est élu Président.

Comme je l'écrivais dans mon précédent billet, après les résultats annoncés à Gisors, je suis parti à la Bastille. J'ai filmé au milieu de 100 000, 150 000 personnes, des jeunes, des moins jeunes, des plus vieux, tous heureux que la page écrite depuis 2007 se tourne enfin, mais tous conscients de l'obligation de résultats qu'a, dès mardi 15 mai, François Hollande et son gouvernement. Je suis sûr qu'ils réussiront, que la gauche qu'on aime (pas celle de DSK ou autre Dray...), saura montrer la voie... En attendant, voici quelques images, quelques souvenirs !
 

Dimanche 6 mai 2012: de Gisors à la Bastille en passant par le 6 mars dernier!

6_mai_LB.jpg Voilà, ci-après, le billet que j'ai publié le 6 mars dernier... Cliquez là pour vérifier ! Nicolas (le blogueur, pas l'autre !), m'avait conseillé de le mettre au chaud pour le jour "J". Je ne m'étais pas trompé de beaucoup !

Bon, hier après les résultats à Gisors, 52,96% pour Hollande et 47,04% pour Sarkozy, résultats qui de mon point de vue auraient mérité que l'on monte une estrade à la hâte, que l'on mette un orchestre dessus et que l'on danse en buvant des coups (il faudra bien que localement, la majorité Front de Gauche et le PS se rassemblent un jour, notamment pour les municipales), j'ai pris la direction de la Bastille... Rentré cette nuit à 3 heures, je fais le montage en ce moment. Elle sera en ligne dans la journée.

En attendant, je vous laisse à mon billet d'anticipation qui est devenu réalité...

Pure fiction d'anticipation, que ce billet. Evidemment ! Car comme disait mon tonton André :" mon p'tit gars, faut pas vendre la peau d'l'ours avant d'l'avoir tué..." Oui, tonton, mais c'est pas moi qui dit ce matin qu'une projection du 2ème tour, donne de manière claire un résultat 58% Hollande et 42% Sarkozy... C'est pas moi !

Revenons à ma fiction...

Voilà ! Dans 2 mois, pile-poil, Hollande sera le 2ème président de gauche de la Vème République... C'est comme çà que je le vois !

Nous serons à la Bastille, ou sur n'importe quelle autre place de France, dans n'importe quel bistrot, et ça klaxonera, et ça boira, et ça chantera, et ça gueulera, et ça discutera, et ça dansera...

Pendant ce temps, sur les plateaux de télé, les hiérarques de la droite groguie nous expliqueront qu'ils n'ont pas du tout perdu et que la gauche n'a pas franchement gagné... remarquez que dans l'autre sens, ça marche aussi !

A 20 heures, on assistera au traditionnel et non moins pathétique 5, 4, 3, 2, 1 sur toutes les chaines... les larmes d'un côté, l'hystérie du bonheur de l'autre. Bon, faut être juste, c'est chacun son tour, hein ! et de ce point de vue, la droite a plus souvent rit que pleuré, alors pour une fois, on ne va pas pleurer !!!

Il est 23 heures. Hollande arrive sur la scène dressée à la Bastille.

Il est remonté en hâte de Tulle. Les motards, les routes ouvertes : "Regarde, quelque chose a changé"... chantait Barbara !

Prononçant un discours de victoire mais surtout de rassemblement et d'apaisement national, il est accompagné d'Aubry, de Valls, de Montebourg, de Baylet (ah, celui-là, quel opportuniste !), de Royal (laissez-moi passer,euuuuhhhhh, j'veux être sur la photooo... Je suis la candidaaate de 2007... Tout de mêêêême !). Tiens, à côté c'est Hamon et Filipetti et Peillon... Et au fond, là-bas, qui lève la tête, ah oui, c'est Lang avec Berger. Moscovici, Bartolone, Védrine, Glavany, Guigou, Joxe, Christian Paul ne sont pas loin... Quelle brochette !

Renaud ne chantera pas, il n'est pas là. Même plus la force de regarder la télé : putain de pastis... Non, c'est Orelsan qui s'y colle avec dans son sillage Sanseverino. Juliette Greco n'aurait manqué ça pour rien au monde : déshabillez-moi... Souchon n'était pas prévu, mais puisqu'il est là, il entonne "Foule sentimentale", repris par 50 000 personnes.

Tiens, au fait, il ne pleut pas ! Comme quoi cela n'a rien à voir avec 1981 !

Personne ne saura jamais que dans la voiture qui remontait de Corrèze, Jacques Chirac était aux côtés du président fraichement élu et l'enjoignait d'être d'une extrême prudence face à cette droite sarkozyste capable de tout... Bon dieu, ça glace le corps, çà !

Pendant ce temps, sur la scène de la Bastille, les pavés résonnent ! On a vu passer Stéphane Hessel, Michel Onfray, les Pinçon-Charlot, Jacques Julliard réconcilié pour l'occasion avec Jean Daniel, Edwy Plenel, Ivan Levaï. FOG passe une tête : "personne n'a besoin d'une petite biographie !? Non ? Bon ben j'repars au Figaro ou au Point, hein ! Il se murmure que DSK a tenté une incursion... mais Hurvoas a été chargé de l'en dissuader... Huffington Post France restera discret sur le sujet ! Laurent Joffrin et Nicolas Demorand sont comme des gamins, n'oubliant toutefois pas qu'il leur faut écrire un édito pour dans une heure : ça va être chaud ! Miche Szafran a plus de temps !

Le Canard Enchaîné se met en chasse pour de révélations croustillantes concernant la nouvelle majorité : ils devraient pouvoir remplir leurs pages sans trop de problèmes, hélas !

Lundi 7 mai, 7 heures du matin : La Bastille est entièrement dégagée, la circulation a repris ses droits. Des va-et-vient incessants sont visibles dans chaque ministère; l'Elysée bruisse bizarrement. Les emmerdements commencent pour François Hollande. Constitution d'un VRAI gouvernement, avec un VRAI 1er ministre et de VRAIS ministres; rencontre avec Merkel, et premier sommet européen : souvenons-nous de Cancun avec Mitterrand ! Reagan et Maggy l'attendaient de pied ferme... et tout s'est très bien passé !

Au fond, je crois que tout le monde souhaite le départ de Sarkozy, y compris dans son camp, mais que personne n'ose le dire tant qu'il est là, ce qui se comprend !

Tout le monde, en France comme à l'étranger, souhaite pouvoir s'adresser à un président normal... Ce qui est normal, non !? Ce qui ne signifie pas que cela sera facile...

 

François Hollande n'inquiète pas les investisseurs.

sarkozy-pinocchio-menteur-salaire.jpg Sarkozy restera dans l'histoire (avec un petit "h", le petit président, le petit menteur au long nez. Ce n'est pas moi qui le dit mais les marchés.

Pendant que certains font la revue de détail de l'ex-futur gouvernement, et que d'autres concluent, la France a emprunté avec succès et à des taux en baisse, le 3 mai, sur les marchés financiers. Signe que les investisseurs ne semblent pas s’inquiéter du résultat de l’élection et d’une éventuelle victoire de François Hollande, favori des sondages.

L’État français a levé comme prévu dans la matinée du 3 mai 7,431 milliards d’euros lors d’un emprunt à moyen et long terme, selon l’Agence France Trésor (AFT), chargée de placer la dette française sur les marchés. Le Trésor a comme d’habitude rempli son objectif, qui était cette fois-ci d’emprunter entre 6,5 et 7,5 milliards. Les investisseurs se sont bousculés puisque leur demande a été entre deux et trois fois supérieure à l’offre du Trésor selon les échéances. Du coup, la France s’est financée dans de meilleures conditions que lors des adjudications comparables d’obligations assimilables au Trésor (OAT), puisque les taux d’emprunt ont reculé. Dans la foulée de l’emprunt du jour, vers 14 h 50, le taux à dix ans de la France reculait nettement, à 2,899 % (contre 2,959 % mercredi 2 mai à la clôture), soit au plus bas depuis mi-avril.

Cet emprunt était particulièrement surveillé parce qu’il s’agissait du principal appel au marché de la France entre les deux tours du scrutin présidentiel. Or ce scrutin a créé quelques incertitudes quant aux conséquences sur les conditions d’emprunt du pays d’une éventuelle victoire de François Hollande, le candidat socialiste donné gagnant par les sondages. “Les sondages pour le second tour ont peu bougé depuis la mi-mars. Seule une surprise pourrait avoir des conséquences sur le marché”, résume Patrick Jacq, stratégiste obligataire chez BNP Paribas.

Nouvelle échéance le 17 mai.

La France garde, aux yeux des marchés, l’une des meilleures signatures en zone euro, certes encore loin de l’Allemagne, meilleur élève européen pour les investisseurs. Le spread, ou écart de taux, entre les deux pays atteint encore 1,27 point de pourcentage au profit de l’Allemagne. Le 3 mai, les marchés ont également financé l’Espagne comme elle le désirait, à hauteur de 2,5 milliards d’euros, mais à des taux en forte hausse, après la dégradation de la note du pays par Standard and Poor’s.

Autre preuve de la résistance de la France, le contrat à terme sur la dette française atteignait son plus haut niveau depuis son lancement le 16 avril, à 126,70, signe que les investisseurs misent sur la dette française. Ce contrat, proposé par le marché allemand Eurex, avait pourtant suscité des remous politiques, accusé de favoriser la spéculation. Quel que soit le nouveau président de la République, sa première échéance de taille sur les marchés se tiendra le 17 mai, jour au cours duquel le pays tentera de lever 12 milliards d’euros à moyen et long terme.

 

Lilian Thuram vote Hollande.

lilian_thuram.jpgLilian Thuram, ancien footballeur, champion du monde en 1998, s'exprime sur sa vision du monde et de la présidentielle.

"Dans le cadre des activités de la Fondation Education contre le racisme que j'ai créée il y a maintenant quatre ans, je ne demande à personne s'il est de gauche, de droite, du centre ou d'ailleurs. Notre vocation est de contribuer, et d'abord pour nos enfants, à la construction d'une société plus fraternelle.

Alors que la campagne pour l'élection présidentielle atteint un paroxysme dans l'instrumentalisation des peurs, des haines et des divisions, je n'ai pas envie de me taire.

C'est aujourd'hui quelque chose d'essentiel qui est en cause : notre capacité à vivre ensemble, à assumer nos différences, à privilégier avant tout ce qui rassemble plutôt que ce qui sépare et divise.

C'est une construction politique particulièrement pernicieuse qui est en place depuis une dizaine d'années et plus encore depuis 2007. Elle semble être entrée aujourd'hui, dans cette campagne électorale, dans une course folle. Mais comment avons-nous pu ainsi régresser ?

Que s'est-il passé depuis cette belle nuit du 12 juillet 1998 où tant de Français ont fêté la victoire d'une France "black, blanc, beur" ? Nous savions bien, tous, combien cette expression masquait déjà de difficultés, d'incompréhensions. Pourtant, nous étions tous heureux de rêver ensemble à une France idéale.

Ne me dites pas que vous ne sentez pas monter les divisions, les clivages, les haines, les rejets, les exclusions. Tout mon engagement vise à les comprendre pour mieux les déconstruire et les combattre.

Historiquement, à chaque période de crise, c'est toujours le même mécanisme, qui veut que certains politiques réveillent des peurs en désignant des boucs émissaires, les étrangers, les immigrés : hier les Italiens, les Polonais, les Espagnols, les Portugais, les juifs de l'Est... aujourd'hui les Maliens, les Chinois, les musulmans...

Ce que je constate maintenant est bien le point culminant d'une lente dérive. Avant même le déluge d'amalgames au cours de cette campagne, et dans une sorte de conditionnement progressif, se sont succédé la création du ministère de l'immigration et de l'identité nationale, le discours de Dakar dévalorisant l'homme africain, celui de Grenoble stigmatisant les Roms, le prétendu débat sur l'identité nationale, et tant d'autres entorses aux valeurs républicaines.

Mais ce ne sont que des leurres que l'on présente aux Français pour les détourner des véritables luttes : contre la pauvreté, qui touche plus de dix millions de personnes dans notre pays, dont deux millions d'enfants, contre l'inégalité d'accès au travail, pour une éducation et des soins de qualité, pour une société plus juste.

Ne nous prépare-t-on pas tout simplement à accepter la précarité généralisée ?

Je retiens de ma carrière de footballeur que, lorsqu'un entraîneur a un bilan négatif, il est préférable de s'en séparer et d'en changer. A chaque fois que cette loi a été ignorée, les choses n'ont fait qu'empirer.

Le 6 mai, le choix se fera aussi entre la poursuite de ces dérives - la xénophobie, l'islamophobie, la haine des immigrés - et l'apaisement. Pour ma part, je voterai toujours en faveur de l'apaisement.

L'une des citations que je rappelle le plus souvent à mes enfants est d'Albert Einstein. Il dit ainsi : "Le monde est dangereux à vivre. Non pas tant à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire. "

Dimanche, chacun votera en son âme et conscience mais nul ne pourra dire "je ne savais pas "."

(article paru sur lemonde.fr)

 

Gérard Longuet : le vrai porte-parole de Sarkozy.

FN-UMP.jpgY'a pas à dire, Sarkozy sait s'entourer de personnalités fiables, au dessus de tout soupçon. Prenons son ministre de la défense : Gérard Longuet, a déclaré ce mardi 1er mai 2012, voir en Marine Le Pen "un interlocuteur". Il a, en cela, franchi, parait-il, un pas jusque là inédit à l'UMP ! Ah bon ? Moi, je pense plutôt qu' il ne fait que porter la parole distillée par son patron Sarkozy, qui depuis des mois et des mois n'a de cesse de draguer lamentablement le FN. Le top étant bien sûr cette élection, où, totalement débridés face à la catastrophe annoncée pour la droite, nos barbouzes se lâchent...

Mais, au fait, c'est qui ce Gérard Longuet ?

Accrochez vos ceintures, ça décoiffe :

En 1964, notre homme prend part, en compagnie d'Alain Madelin, à la création du mouvement Occident, groupuscule d'extrême droite souvent impliqué dans des affrontements violents contre l'extrême gauche.

En 1967, soupçonné en sa qualité de dirigeant du mouvement d'avoir été un des instigateurs d'une expédition violente menée par Occident contre des étudiants d'extrême gauche à l'université de Rouen (l'un de ces derniers étant laissé dans le coma après l'attaque), il est inculpé et incarcéré.

Gérard Longuet est condamné le 12 juillet 1967 à 1 000 francs d'amende pour complicité de « violence et voies de fait avec armes et préméditation», en même temps que douze autres militants d'extrême droite, dont Alain Madelin, Alain Robert et Patrick Devedjian. Il est amnistié en juin 1968.

Après la dissolution d'Occident par le Conseil des ministres en octobre 1968, il rejoint le Groupe union défense (GUD), groupuscule d'extrême-droite également, mené par Alain Robert, dont il écrit la charte, puis Ordre nouveau, destiné à rassembler les nationalistes. Il fera partie en 1971 avec Claude Goasguen de la direction de ce mouvement, dissous par décret du Conseil des ministres le 28 juin 1973.

fn_1.jpgAllez, une raison de plus pour dégager tout ce p'tit monde dimanche 6 mai !

 

Julien Dray : les liaisons dangereuses (avec DSK)...

dray.jpgLe député PS Julien Dray a convié samedi soir dans un bar parisien Ségolène Royal, Manuel Valls et Pierre Moscovici notamment, pour fêter son anniversaire mais sans les avertir de la présence de Dominique Strauss-Kahn parmi les convives, ce qui a provoqué leur départ.

Il serait dommage, c'est un euphémisme, que les conneries de 2 ou 3 bling-bling du PS fassent rater la dernière marche à François Hollande. Si les zozos du genre Dray ou DSK avaient l'obligeance de se planquer jusqu'au 6 mai, cela conviendrait au peuple de gauche, le vrai !

Article à lire ici dans intégralité.

 

Merck : entre enrichissement, cynisme et humiliation.

merck_veut_me_tuer.jpgLa bataille des Merck n'est pas terminée, loin s'en faut. Alors que l'entre deux tours de la présidentielle voit les élus du Front de Gauche appeler à voter Hollande, les salariés du groupe Merck d'Eragny-sur-Epte, près de Gisors, apprécieraient que le PS se mobilise autant pour eux qu'il a su le faire pour M-Real ou Sealinx.

Si le principal adversaire de François Hollande est la finance, comme il l'a annoncé au Bourget, ce qui suit devrait motiver la gauche, toutes les gauches, pour venir ferrailler contre ce qu'il convient d'appeler les patrons voyous.

Le groupe de Whitehouse Station (New Jersey) a augmenté son bénéfice net de 67% à 1,738 milliard de dollars au premier trimestre, où il a légèrement dépassé les attentes du marché pour ses gains mais pas pour son chiffre d'affaires. En annonçant cyniquement : "au premier trimestre, le bénéfice du groupe pharmaceutique américain a légèrement dépassé les attentes du marché, à 1,7 milliard de dollars", le groupe Merck humilie un peu plus les salariés d'Eragny, près de Gisors.

Selon des résultats annoncés vendredi, le bénéfice courant par action a progressé de 8% à 99 cents, soit 1 cent de plus que la prévision moyenne du marché. Mais le chiffre d'affaires a augmenté moins qu'espéré, de seulement 1% à 11,731 milliards de dollars.

« Notre performance ce trimestre a été soutenue par une solide contribution de nos divisions pharmacie, santé animale et soins à la personne, et par la poursuite de nos efforts pour opérer de manière plus efficace », a commenté le PDG du groupe, Kenneth Frazier.

Confirmation des prévisions de résultats 2012.

Les ventes ont notamment augmenté de 8% dans la santé animale, de 7% dans les soins à la personne, et de 3% dans la pharmacie. Dans cette dernière division, la hausse atteint même 6% en excluant les effets d'un règlement amiable trouvé dans un différent avec le concurrent Johnson & Johnson, qui avait conduit Merck à renoncer, à compter du 1er juillet dernier, à ses droits exclusifs de distribution dans plusieurs pays du Remicade, un traitement des maladies inflammatoires.

Pour l'ensemble de l'année 2012, Merck a confirmé tabler sur un bénéfice par action de 3,75 à 3,85 dollars hors éléments exceptionnels, avec un chiffre d'affaires globalement stable à taux de changes constants par rapport à 2011, où il avait atteint 48 milliards. Merck précise qu'à taux de changes courants, ses ventes devraient reculer de 2% à 3%.

La bataille des Merck n'est pas finie...

LES ECHOS (SOURCE : AFP)-Merck%20confirme%20ses%20pr%C3%A9vi...|fr]

 

Discours de Laurent Fabius pour la victoire de François Hollande le 6 mai prochain.

Rassemblement, justice, et image de la France furent les maîtres mots de cette soirée portée par plus de 1000 personnes ! Après les mots d'accueil de l'hôte, Marc-Antoine Jamet, 1er fédéral du PS de l'Eure, ce fut au tour de Laetitia Sanchez, au nom d'EELV, d'appeler au vote responsable. Puis vint Jean-Luc Lecomte pour le Front de Gauche, candidat dans la 5ème circonscription de l'Eure, qui appela au plus large rassemblement pour que la majorité de gauche, dimanche 6 mai, soit sans équivoque. Avec un discours de près d'une heure, Laurent Fabius donnait quelques clefs, afin que tous, et notamment les indécis, mesurent bien l'enjeu des 5 ans à venir. L'extrait proposé ici ne dure que quelques minutes. Prenez le temps de l'écouter !
 

Trésors de la syntaxe et profondeur de la pensée...

travail_sarko.jpgUn ami m'adresse ce mail :"Deux fortes pensées du Pitre (comme le surnomme Yves Michaud). Pour le reste, je m'essaie à décrire ce qui me semble être de la bassesse morale et de l'indignité. Nous n'en avons pas encore fini avec l'abjection".

Je confirme sa pensée : la fin de l'abjection n'est pas pour demain, puisque, malgré certaines prédictions, la fin de l'humanité ne sera pas le 12/12/2012 !

Toutefois, je veux le rassurer. Je vois poindre une lueur d'espoir aux alentours du 6 mai prochain vers 20h (étant un peu geek, pour ma part, ce sera vers 18h30... hé, hé !), espoir mince mais vital ! En effet, si François Hollande aura les mêmes manettes que "le pitre", j'en suis certain, il les utilisera différemment : le cynisme, le bling-bling, l'arrogance en moins; la culture, la justice, l'intelligence en plus ! ce qui n'est pas rien.

Oh, je le sais, cela ne veut pas dire que les choses rouleront toutes seules et ce pour 3 raisons : la crise, le manque de confiance à priori des marchés envers la gauche et le bilan calamiteux de 5 ans de sarkozysme, qu'il ne faudra pas mésestimer...

Bref, cet ami, pour illustrer sa pensée, propose 2 phrases du futur ex-président, les voici, que je laisse à votre sagacité. Il se désole à juste titre et avec humour des "trésors de la syntaxe et de la profondeur de la pensée du "pitre".

- "...Il faut arrêter d'empêcher quiconque de faire quoi que ce soit"

- "Le vrai travail, c'est celui qui est exposé à la concurrence, c'est celui qui s'il ne va pas à son travail, il n'aura rien".

 

Sarkozy avoue ne pas connaitre les Français...

La phrase suivante a été prononcée aujourd'hui par Nicolas Sarkozy lors d'un déplacement près de Tours. Il faut la lire avec attention, notamment le passage en gras où il avoue ne pas connaître les Français :

« Je veux parler avec gravité aux Français qui ont exprimé leur malaise, m’adresser aux Français qui n’en peuvent plus. Je ne me permettrai pas de juger les Français dont je ne connais pas les souffrances. Je n’ai pas à donner de leçons de morale. J’ai vu qu’on leur faisait le reproche d’avoir voté pour les extrêmes. Je ne le leur reproche pas. Il y a des Français qui pensent que les choses ne peuvent pas continuer »

En même temps, on le savait un peu, hein !? Cette image doit être dans tous les esprits le 6 mai prochain...salaire_sarko.jpg

 

Résultats du premier tour de la présidentielle 2012.

elys_e.jpgEn cliquant là, on a toute la France ! En cliquant là, on a la Haute-Normandie. En cliquant là, on a le département de l'Eure. En cliquant là, on a Gisors. Bonne journée !

 

Aux urnes, Citoyens !

isoloir.jpgOui, aux urnes, Citoyens ! C'est le moment de ne laisser votre voix à personne d'autre. Et rendez-vous ce soir à 20h pour les résultats...

 

Que font les candidats la veille du 1er tour ?

candidats_de_dos.jpgContraints au silence pour cause de loi électorale, les candidats sont nombreux qui ont mis à leur agenda du repos et une journée en famille pour samedi 21 avril, veille du premier tour de l'élection présidentielle.

François Hollande sera dans son canton, à Tulle : il arrivera par avion à Limoges en milieu de matinée et passera avant le déjeuner sur le marché de Tulle, "comme il le fait chaque fois qu'il vient en Corrèze", a-t-on indiqué au PS. "Il était question qu'il assiste à un tournoi de rugby rassemblant quelques huit cents jeunes joueurs. Mais cette rencontre a été annulée, les terrains ayant été détrempés par la pluie tombée ces jours derniers", a-t-on aussi précisé.

Dans l'entourage de Jean-Luc Mélenchon, on indique qu'il sera au "repos à Paris" et qu'il n'a pas prévu de bouger. Comme "il ne peut même pas écrire de note de blog demain, la dernière sera publiée ce soir", a-t-on aussi annoncé. La même source a par ailleurs ironisé sur le "bonheur" qui s'annonçait pour le candidat du Front de gauche lors de ce samedi, une journée "sans parler aux journalistes".

François Bayrou bouclera lui symboliquement sa campagne dans son fief béarnais, alors qu'il l'avait ouverte le 10 décembre à Pau. Il participera vers midi à un buffet convivial à la salle des fêtes de son village natal de Bordères, entouré de membres de sa famille et de ses plus proches amis politiques de la région des Pyrénées-Atlantiques, soit quelque "cinq cents personnes attendues", selon le MoDem.

Marine Le Pen, interrogée sur ses activités de samedi, a répondu : "Rien ! Rien ! Je serai avec ma famille, mes enfants. Un samedi en famille", s'est-elle réjouie.

Que fera Eva Joly samedi ? "J'ai le bonheur de recevoir ma sœur norvégienne. Ils sont très impressionnés par la campagne, ils trouvent ça incroyable que j'aie fait une campagne", a-t-elle indiqué sur France Inter, vendredi.

Nicolas Dupont-Aignan va réunir toute son équipe de bénévoles pour un déjeuner à son QG de campagne à Paris. "Il veut les remercier du travail effectué et tirer un petit bilan de la campagne avant le vote", a-t-on indiqué à Debout la République. Et comme les législatives approchent, "il va aussi profiter de ce samedi pour regarder les circonscriptions et appeler tous ses soutiens".

Nathalie Arthaud n'a "rien de public de prévu", "des réunions et un peu de repos" pris à Paris, tandis que Philippe Poutou sera "à Bordeaux", sans plus de précisions. Jacques Cheminade ira lui "se promener, se changer les idées". Son entourage a précisé qu'il ne "regardera sûrement pas la télé".

Aucune information n'a été communiquée par l'entourage de Nicolas Sarkozy. Il fait président de la République encore quelques heures, mouarf !!!

Il est interdit, à partir de la veille du scrutin minuit, de distribuer tout document électoral, de procéder à des appels téléphoniques en série d'électeurs, de diffuser un élément nouveau de polémique électorale.

(Source : lemonde.fr)

 

Election et communication : les conseils à suivre à la veille du scrutin.

urne_de_vote.jpgLa communication électorale impose certaines règles la veille et le jour du scrutin.

L’objectif est d’empêcher que des informations orientées ne viennent influencer le choix des électeurs.

CIDEFIL nous propose quelques conseils utiles à la gestion des sites Internet dans cette période spéciale.

- Le site Internet d’un candidat ne doit plus être actualisé à partir de la veille du scrutin zéro heure (article L.49 du code électoral).

Il n’est pas nécessaire de dissoudre le site mais simplement de bloquer les discussions entre internautes ou encore de poster un nouveau message.

- Veillez à désactiver tous les espaces interactifs : forum, chat, commentaires...

- Les flux RSS ainsi que les actualisations automatiques devront elles aussi être désactivées.

- Aucun document électoral ou newsletter ne pourra être envoyé durant cette période.

- Le code électoral interdit la publication de résultats même partiels avant la fermeture du dernier bureau de vote.

Aussi il est conseillé de désactiver les liens hypertextes ouvrant sur des sites publiant des sondages.

- L’article 11 de la loi n° 77-808 du 19 juillet 1977, relative à la publication et à la diffusion de certains sondages d’opinion, interdit la publication et le commentaire de sondage « la veille de chaque tour de scrutin ainsi que le jour de celui-ci ». Cette règle s’applique aussi aux études réalisées avant la veille du scrutin.

Il est recommandé aux sites de soutien aux candidats de suivre ces conseils.

Donc, dans le cas où vous souhaitez publier un appel à voter, faites-le avant la veille du scrutin !

Et durant cette période, oubliez Twitter, Facebook et autres réseaux...

 

L'impact de l'élection de François Hollande sur la transition géopolitique globale (2012-2015)

plan_te_terre.jpgDe nombreuses questions, quand ce ne sont pas des projections parfois hasardeuses, sont posées ici et là, dans la perspective (maintenant probable), de l'élection de François Hollande, notamment sur les aspects économiques, mais aussi concernant les relations internationales.

Sur ce dernier sujet, LEAP/E2020 (toujours très en pointe sur l'anticipation globale), souligne deux tendances marquantes qui vont caractériser les deux premières années du nouveau pouvoir français :

. l'affirmation par la France d'une politique européo-gaullienne (ou mitterando-gaullienne), c'est-à-dire faisant de l'indépendance de la politique extérieure européenne une priorité stratégique;

. l'exploration à vitesse accélérée des relations possibles avec les BRICS, notamment dans un contexte de futur partenariat Euro-BRICS.

François Hollande est resté très discret en matière de politique étrangère car, d'une part, elle n'est pas au cœur des préoccupations des Français pour cette élection 2012 et car, d'autre part, on n'annonce pas à l'avance des changements importants dans ce domaine.

Les arguments pour de tels changements étant pléthore et leur mise en œuvre ne risquant pas de générer de difficultés dans l'opinion publique qui, d'une manière générale, s'est sentie trahie par l'inféodation américaniste de la période sarkozienne, il n'y a en effet aucune raison de se précipiter. Comme il l'a annoncé pour la question de la réintégration de la France dans l'organisation militaire intégrée de l'OTAN, il s'appuiera sur une évaluation objective des avantages et inconvénients de cette décision. Le résultat est connu d'avance puisque le président sortant n'a rien négocié (et donc rien obtenu) en échange du retour de la France dans cette organisation militaire. Il y aura donc une action en deux temps : l'exigence d'un certain nombre de contreparties en terme de positions militaires clés pour la France au sein de l'OTAN et de la mise en place d'ici 2015 au plus tard d'un pilier européen de défense hors OTAN mais relié à l'OTAN. La France pourra compter sur le soutien de la plupart des pays européens continentaux que les aventures libyenne et afghane ont définitivement convaincus de la nécessité de changements radicaux au sein de l'Alliance atlantique. Moyennant une prise en charge budgétaire accrue de la part des Européens des coûts de leur propre défense, les Etats-Unis, faisant face à des réductions drastiques de leur budget militaire, accepteront bon gré-mal gré. Et seul le Royaume-Uni s'opposera à cette évolution avant de s'y rallier puisqu'il n'a plus les moyens financiers, militaires et diplomatiques de sa politique.

En matière globale, à la suite de l'Allemagne déjà bien engagée dans le processus de coopération diplomatique avec les BRICS, la France engagera une approche plus stratégique, avec une logique européenne (eurolandaise) commune, qui visera à formuler des axes communs d'action Euro-BRICS au niveau des organisations internationales (réformes du FMI, du Conseil de Sécurité de l'ONU, …) et surtout de réforme fondamentale du système monétaire international (question du remplacement du Dollar US comme pilier du système). Le sommet du G20 à Moscou au premier semestre 2013 marquera la première concrétisation de cette évolution.

En stimulant ces deux seuls changements (et on peut supposer qu'il y en aura d'autres), le nouveau pouvoir français, avec une approche européenne exemplaire, aura ainsi contribué de manière décisive à l'évolution de la gouvernance mondiale post-crise.

 

Parce que la santé n'est pas une marchandise.

hopital.jpgL'Association des Médecins Urgentistes de France, le Collectif pour un Pôle Public Financier au service des Droits (collectif inter-associatif et intersyndical) et la Coordination Nationale des Comités de Défense des Hôpitaux et Maternités de Proximité communiquent :

PARCE QUE LA SANTÉ EST UN BIEN COMMUN, GARANTI PAR LE PRÉAMBULE DE NOTRE CONSTITUTION

Nous demandons à l’ensemble des candidats à l’élection présidentielle de s’engager à libérer notre système public de santé du joug de la finance !

La santé n'est pas une marchandise.

Depuis les années 1980, au nom de la soit disant « maîtrise des dépenses de santé », les pouvoirs publics ont obligé les hôpitaux à emprunter pour entretenir et maintenir leur patrimoine, qu’il s’agisse du bâti ou des équipements (21,7 milliards d’€uros de dettes cumulées selon la Cour des Comptes).

Parallèlement, la mise en place de la tarification à l’activité (T2A), défavorable à l’hôpital public, a fragilisé les établissements et contribué à l’aggravation de la dette.

Plus récemment, les hôpitaux, comme les collectivités locales ont été victimes des emprunts dits « toxiques ».

La combinaison des ces 3 phénomènes (accentuée par la baisse récente des investissements hospitaliers) amène bon nombre d’établissements à une situation d’endettement dont ils pourraient ne jamais se relever, amenant partout, sur le territoire national des restructurations, des regroupements, y compris avec le secteur privé, remettant gravement en cause l’accès aux soins de proximité partout et pour toutes et tous.

C’est pourquoi nous exigeons :

- Un moratoire des dettes cumulées des établissements publics de santé, avec un financement national permettant à tous les hôpitaux de revenir à l’équilibre budgétaire ;

- L’annulation des emprunts toxiques et la création d’une caisse 100% publique d’aide à l’équipement des établissements publics de santé ;

Il s’agit là de mesures d’urgence qui, si elles n’étaient pas prises, amèneraient les établissements publics de santé à un point tel qu’il deviendrait impossible de les voir revenir à leur mission de réponse aux besoins de soins de la population.

C’est toute la politique de santé qui serait alors remise en cause dans notre pays en excluant une majorité de la population de l’accès aux soins.

La santé doit être reconnue comme une mission de service public, totalement exempte de l’obligation de créer des bénéfices financiers au profit essentiellement du système bancaire.

Notre système public de santé doit pouvoir accéder au crédit à des taux préférentiels par des organismes publics dont la gestion serait contrôlée démocratiquement, c’est pourquoi nous appelons à la mise en place d’un pôle public financier qui en apportera la garantie à la Nation.

Le 12 avril 2012, Patrick PELLOUX - Loïc DAGUZAN - Michel ANTONYsant_.jpg

 

Sarkozy se méfie du peuple et planque sa Rolex !

Regardez bien cette courte vidéo : cela se passe au grand meeting de la Concorde. Sarko s'oblige à un petit bain de foule très protégé. Se méfiant de ce peuple qu'il ne connaît pas, il se dit qu'il vaut mieux planquer sa montre : une Rolex !?
Sarkozy manque de perdre sa montre à la Concorde par LeNouvelObservateur
 

La lettre de Sarkozy à tous les Français : retour à l'envoyeur !

Vous avez vécu les 5 dernières années en France ? Vous avez suivi plus ou moins l'information : de l'épisode Fouquet's au mensonge Fukushima, en passant par l'ensemble des réformes visant à pilonner le peuple et les classes moyennes et à engraisser ses potes ?

Alors, ne perdez pas votre temps à lire cette lettre : mieux, sans l'ouvrir, inscrivez dessus : "Retour à l'envoyeur". Ne timbrez pas, vous avez déjà payé l'envoi avec vos impôts...lettre-sarkozy-aux-francais.jpg

 

Voter est un Droit...

Si voter est un Droit, c'est aussi un Devoir...vote.jpg

 

Manifeste pour une santé égalitaire et solidaire.

manifeste_sant_.gifC'est le titre d'un petit ouvrage ( Editions Odile Jacob, 12 euros), écrit par André Grimaldi, professeur de diabétologie Didier Tabuteau, responsable de la chaire santé à l’IEP Paris François Bourdillon, médecin de santé publique Frédéric Pierru, sociologue chercheur au CNRS Olivier Lyon-Caen, professeur de neurologie. Ils nous exposent une remarquable réflexion sur l'état actuel de la santé en France, en pointant les incongruités qui se sont empilées au fil des ans, souvent pour des raisons uniquement mercantiles, et proposent en les argumentant, des pistes et des solutions frappées au coin du bon sens, de la bonne gestion et de l'humanisme.

Car en effet, notre système de santé solidaire est à la croisée des chemins car il doit affronter plusieurs crises : économique, sanitaires, professionnelles... Les périls les plus lourds viennent des choix « libéraux » opérés depuis le début des années 2000. Le service public hospitalier est remis en cause. Le financement des soins courants connaît une privatisation rampante. En médecine de ville, la pratique des dépassements d’honoraires se banalise tandis que, sur le territoire, les déserts médicaux se multiplient.

Cette politique qui sape un peu plus chaque jour les principes fondateurs de la Sécurité sociale n’est pas une fatalité. Une autre politique est possible, pour conforter et développer les services publics de la santé. Six principes doivent la guider : la solidarité, l’égalité, la prévention, la qualité des soins, l’éthique médicale, la démocratie sanitaire.

Sur la base de ces principes, des propositions concrètes sont avancées dans ce manifeste. L’objectif est simple : faire de la santé un enjeu du débat public lors des prochaines échéances électorales. La solidarité est une politique d’avenir ; il n’y a pas d’avenir sans une politique de solidarité.

On y apprendra par exemple que le fameux "trou de la sécu" est notamment creusé lorsque les caisses de l'assurance maladie financent... la publicité de l'industrie pharmaceutique à hauteur de 3 milliards d'euros par an ! Ou encore que la T2A (tarification à l'acte), dont le seul objectif est la productivité, écarte non seulement certains soins dits non rentables et par la-même, écarte de nombreux patients. De plus, la T2A, dans son souci de rentabilité, sacrifie l'emploi en milieu hospitalier ( 9 800 postes supprimés en 2009, - 10 000 en 2010 et environ 15 000 en 2011).

Ce manifeste est à lire de toute urgence et à mettre en parallèle avec les programmes des prétendants à l'Elysée.

 

Et toi, tu la sens monter, la vague !?

vague.jpgSarkozy a déclaré au JDD :"je sens monter la vague !".

Nous aussi ! On sent l'énorme vague qui va l'embarquer loin, mais très loin de nous...

 

Mélenchon, l'indispensable aiguillon de Hollande.

M_lenchon_et_hollande.jpgVous pensez que les 5 années qui viennent de passer ont été particulièrement douloureuses pour les salariés du privé comme du public, pour les demandeurs d'emplois, pour les retraités, pour les jeunes, pour la justice, pour la santé, pour la sécurité... Vous pensez que sous couvert de crise économique, financière et sociale (réelle, mais qui l'a fomentée ?), on en a fait "un peu" trop pour les nantis et qu'on a trop méprisé les classes laborieuses et moyennes, cette France qui se lève tôt ou qui souhaiterait tant le faire... Vous pensez que la France est à genoux à cause d'une poignée de gouvernants agissant aux ordres des grands patrons et de la finance mondialisée... Vous pensez que le bilan des 5 dernières années est affligeant...

Alors, lisez cet appel de Marcel Larmanou, maire de Gisors et vice-président du Conseil général de l'Eure.

Si François Hollande a vocation à devenir président de la République, il lui faudra à ses côtés des aiguillons. Pourquoi ? Tout simplement parce qu'il sera inévitablement happé par la "real politique" et qu'il devra, en président responsable, faire des concessions avec ses voisins européens, et plus largement avec la plupart des gouvernants de la planète. Son programme social, pour faire court, n'est pas toujours "euro-compatible", et il pourrait être tenté d'exercer ici ou là, des reculades.

Un partenaire à 15%, ô combien responsable lui aussi, lui rappellera régulièrement le chemin et permettra à la France, à la fois de rester cette grande puissance qu'elle est, sans négliger ce qui la font jour après jour, avec en filigrane : l'Humain d'abord.

 

Victor Hugo, François Morel et Jean-Luc Mélenchon !

Prenez quatre minutes de votre temps précieux, pour vous faire une idée de votre avenir radieux !!!
Hugo, Mélenchon et le troisième homme par franceinter
 

Les Misérables : l'humain d'abord !

mis_rables__1.jpg Les Misérables ont été publié pour la première fois le 3 avril 1862, il y a 150 ans ! Victor Hugo aurait pu être un soutien actif de Mélenchon, tant ce livre "pensif" est un livre "subservif".

Vous l'avez tous lu, je ne ferai donc l'affront à personne de le résumer. Je veux juste faire le lien entre le thème et notre époque.

"Que devint la soeur ? Que devinrent les sept enfants ? Qui est-ce qui s'occupe de cela ? C'est toujours la même histoire. Ces pauvres êtres vivants, ces créatures de Dieu, sans appui désormais, sans guide, sans asile, s'en allèrent au hasard, qui sait même ? Chacun de leur côté peut-être, et s'enfoncèrent dans cette froide brume où s'engloutissent les destinées solitaires, mornes ténèbres où disparaissent successivement tant de têtes infortunées dans la sombre marche du genre humain. Le clocher de ce qui avait été leur village les oublia : la borne de ce qui avait été leur champ les oublia; et dans la nuit de cette douloureuse histoire on ne les retrouva pas."

Je crois en effet que, même s'il ne sera pas le prochain président de notre République, Mélenchon, quelles que soient ses ambitions, tient aujourd'hui, le discours le plus proche de ce qu'écrivait Victor Hugo... Il est le seul à voir "l'horizon du haut de la barricade" ! Que deviendront les plus démunis ? A quelle sauce seront mangées les classes moyennes, les plus contributrices de notre société ?

Hugo disait de son livre qu'il fut écrit "du dedans vers le dehors; du moi aux autres du monde; de la famille à la société; du présent à l'histoire et à l'avenir; de l'ici-bas à l'en-haut".

Deux grands fantasmes organisent l'ouvrage. L'un, banal, est celui du juste persécuté, mieux : du bienfaiteur puni par une toute-puissance injuste; l'autre, plus singulier, mais pas sans exemple, montre un homme chassé du cercle des siens par sa violence, déchu, et que seul l'amour d'une enfant rattache à l'humanité. Hugo n'invente ni l'un ni l'autre, mais leur conjonction. Et combien d'entre nous se retrouve, à quelque niveau que ce soit ? Pourquoi donc l'insurrection civique de Mélenchon parle-t-elle tant aux foules (sentimentales et oubliées !?).

D'une actualité criante, Hugo ouvre tout l'espace social, des "portières" aux souverains sans oublier les soldats et les bonnes moeurs, les préadolescents délinquants et les prisons...

Les Misérables ont 150 ans et restent furieusement d'actualité, en plaçant "l'humain d'abord", au centre des souffrances de notre mondialisation injuste, dévastatrice et criminelle.

J'ose affirmer ici que ni Sarkozy, ni Hollande dans une moindre mesure, ne feront mentir Victor Hugo. Hélas !

 

Services publics : Sarkozy n'a pas fini le boulot !

Si Sarkozy est réélu, il pourra finir le boulot de sape qu'il a commencé concernant les services publics. Il vient de déclarer qu'il envisageait 115 milliards d'euros d'efforts, dont 75% de réduction budgétaire sur les services publics : casernes ou commissariats fermés, tribunaux supprimés, centres des impôts ou hôpitaux dégraissés, poursuite de la casse dans l'éducation nationale... "L'expansion" propose une carte de France imageant l'ampleur des dégâts, avec le petit article qui va bien par Stéphanie Benz et Béatrice Mathieu.

Mais si Hollande est élu, il semblerait qu'il ne s'attaque pas frontalement non plus à la RGPP (Révision générale des politiques publiques). J'en connais à qui ça va plaire !!! services_public_carte_l__expansion.jpg

 

Les cinq orages dévastateurs de l'été 2012 au cœur du basculement géopolitique mondial.

photo_terre_par_satelite.jpgEn ce moment, en France tout va bien ! Merci ! Au moins jusqu'au 6 mai, hein, parce qu'après, c'est une autre histoire... Remisé au second plan dans les discours des candidats à la présidentielle, le marasme continue pourtant de toucher les Européens. Et les indicateurs sont loin d'être rassurants. A part peut-être Mélenchon (oui, je sais, là, je ne suis pas objectif... ben quoi, on est en campagne ou pas!!?), qui mentionne le référendum européen de 2005 qui s’était soldé par la victoire du non à 55%. « C’est la réplique de 2005 », lance le président du Front de gauche qui , à force de grimper dans les sondages, (13%à 14% des intentions de vote selon les instituts ) grignote non seulement l’électorat de Marine Le Pen qu’il désigne comme « une bête malfaisante » mais aussi celui du candidat socialiste qu’il considère désormais comme « un concurrent » à rattraper. Hé, hé !

Ceux qui me connaissent savent que si mon coeur (soigné à l'excellente clinique d'Evecquemont !), penche vers une gauche plus rouge que rose, je ne suis pas sectaire et reconnais des vertus à chacun, pour peu qu'elles soient honnêtes, y compris à droite : si, si il y a des gens honnêtes à droite... Décidément, je ne ferai jamais de carrière, moi !!!

Mais revenons à mes mouftons (comme ils disent sur France Inter) !

L'excellent et tellement réaliste GEAB (Global Europe Anticipation Bulletin) nous rappelle à la réalité qui nous pétera à la gueule dès le 7 mai au matin, en insistant sur les cinq orages dévastateurs de l'été 2012 qui seront au cœur du basculement géopolitique mondial :

Le premier trimestre 2012 a largement commencé à établir qu'une époque était en effet en train de se terminer avec notamment : les décisions de la Russie et de la Chine de bloquer toute tentative occidentale d'ingérence en Syrie (1) ; la volonté affirmée des mêmes, associées à l'Inde (2) en particulier, d'ignorer ou de contourner l'embargo pétrolier décidé par les Etats-Unis et l'UE (3) à l'encontre de l'Iran ; les tensions croissantes dans les relations entre les Etats-Unis et Israël (4) ; l'accélération de la politique de diversification hors du Dollar US conduite par la Chine (5) et les BRICS (mais également le Japon et l'Euroland (6)) ; les prémisses du changement de stratégie politique de l'Euroland à l'occasion de la campagne électorale française (7) ; et l'intensification des actes et discours alimentant la montée en puissance de guerres commerciales trans-blocs (8). En Mars 2012, on est loin de Mars 2011 et du « bousculement » de l'ONU par le trio USA/UK/France pour attaquer la Libye. Mars 2011, c'était encore le monde unipolaire d'après 1989. Mars 2012, c'est déjà le monde multipolaire de l'après crise hésitant entre confrontations et partenariats. La suite est à lire en exerçant un petit clic ici... Bon week-end à tous !!!

 

De Toulouse au pays de Bray…

lyons.jpg Al-Jezira a décidé de ne pas diffuser la vidéo de Mehra. Tant mieux. Je préconise même qu’après l’utilisation que pourra en faire la police, ce document soit détruit. Le pire n’étant jamais certain !

J’étais farouchement opposé à la diffusion de cette vidéo que Mehra ou un complice aurait adressé à la chaîne d’information du Qatar Al-Jezira. Pourquoi ?

Tout d’abord, la loi française (article 35 quater de la loi sur la presse) interdit « la diffusion d'une image reproduisant les circonstances d'un crime quand cela porte atteinte à la dignité d'une victime. Le fait de montrer une victime se faire assassiner porte atteinte à la victime ».

C’est une loi de la République, ce qui de fait, devrait suffire à faire taire la polémique. Mais de quels moyens disposent la police, la justice pour intervenir en amont ? On a vu, hélas, leurs limites face à l’auteur des crimes, on peut être inquiet dans le cas présent… La vidéo circulant sur le net, le tsunami médiatique, si j’ose dire, serait alors inévitable, entrainant diverses réactions, toutes plus incontrôlables les unes que les autres.

La vampirisation des esprits.

Il est douteux que ces images trouvent quelque utilité auprès des « terroristes dormants », comme on dit, tant leur apprentissage va bien au-delà. Tout au plus, s’agirait-il pour eux d’un (macabre) trophée.

En revanche, quel impact cela peut-il avoir « chez monsieur tout le monde » ? S’il est difficile de comprendre que la rue où habitait Merah soit devenue une « destination touristique », ce qui fut pourtant le cas (prises de vues et collectes d’objets « souvenirs » semblent être une activité prisée…), que penser de ces images barbares qui auraient été regardées en famille, entre copains, et dont le dvd aurait été ensuite déposé négligemment sur l’étagère du salon ? Il eut été fait là un pas de plus dans la banalisation de la violence qui dégueule à longueur de séries sur les écrans TV. Ces images de « reality show » n’auraient pas eu plus de valeur qu’un vulgaire jeu vidéo… Le mélange de la vraie vie et du monde virtuel déjà bien ancré dans les têtes de nombreuses personnes n’aurait fait que s’amplifier : le geste d’un monstre mis au même niveau qu’un clic ; la vie d’un soldat, d’une fillette ou d’un père de famille confondu avec un fake ; les vies brisées qu’on remplace à sa guise ; la vie comme un jeu…

Un copain auquel on tire 2 balles dans la nuque…

Les psychiatres disent qu’avoir des fantasmes est une chose, mais que passer à l’acte en est une autre… Ce qui s’est passé récemment dans le paisible pays de Bray, au cœur de cette superbe hêtraie qu’est la forêt de Lyons, est l’illustration même de ces gamins qui n’ont fait que reproduire froidement, avec détachement et cynisme, les gestes qu’ils ont vu mille fois à la télé et sur leurs consoles vidéos.

Nous ne sommes là ni en banlieue, ni chez les malfrats rompus à ce genre "d’activités"… Nous sommes juste « chez monsieur tout le monde », celui qui aurait regardé la vidéo de Merah sans comprendre qu’il ne s’agissait pas d’une fiction.

Nous avons là de quoi réfléchir sur l’éducation, sur la famille, sur l’école, sur les droits et les devoirs, sur les missions de la police et de gendarmerie, sur leurs effectifs, sur les programmes télé, sur internet, sur le civisme que d’autres appellent le vivre ensemble…

Tiens, cela ferait presque un programme si on avait des élections prochainement !

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