Philippe Méoule.

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La campagne d'hiver 2012/2013 des Restos du Cœur ne se fera pas toute seule. Les dons sont les bienvenus. Tous les renseignements sur http://www.restosducoeur.org/

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L’année 2013 scellera-t-elle le sort des collectivités ?

Liberte_egalite_fraternite.jpgLa course effrénée aux réductions des dépenses publiques s’affiche (hélas), comme une constante des gouvernements successifs. Pourtant, si cette méthode a montré toute sa perversité, c’est à un an des élections municipales que le gouvernement de JM Ayrault a décidé d’engager une profonde réforme de l’organisation territoriale française. Cette nouvelle étape de la décentralisation sera dans la tête de tous les élus locaux en 2013.

« Le changement » se fera en plusieurs étapes.

Aux côtés du projet de loi portant décentralisation et réforme de l’action publique, mastodonte législatif, une modification des modes de scrutin sera examinée au Parlement. Renforcement du fait intercommunal, eurométropole, redécoupage des cantons, élection au suffrage universel direct des conseillers intercommunaux, les règles du jeu de la démocratie locale vont connaitre de profondes modifications. Pourtant, si ces bouleversements s’annoncent majeurs, la concertation qui a entouré leur préparation laisse à désirer, comme en témoigne le désaveu porté par les syndicats de fonctionnaires sur ce projet. Le débat parlementaire, qui devrait occuper le premier semestre de cette année, ne se fera sans doute pas sans controverse. Les tensions qui ont coûté si cher au gouvernement Fillon pourraient-elles refaire surface ? Car nombreux sont les élus locaux et les parlementaires décidés à défendre la commune comme socle de la démocratie républicaine.

A qui s’adressent vraiment ces réformes ?

Il faut dire en effet que les objectifs défendus par ces réformes restent encore trop ambivalents : à qui s’adressent-ils ? Aux citoyens et à leurs représentants ou aux puissances de l’argent ? En réalité, après avoir séduit l’opinion publique, l’équipe de François Hollande commence à décevoir sur certains sujets, jusque dans ses rangs ! Les polémiques grandissent autour des projets locaux comme à Marseille, en Ile-de-France comme ailleurs, en zone rurale. En l’occurrence, les rédacteurs de l’avant projet de loi diffusé dans la presse en décembre dernier ont ainsi préféré laisser une page blanche.

Pour le gouvernement, les réformes institutionnelles devront contribuer à soigner les territoires malades d’une crise sans fin. Pourtant, il faut prendre garde à ne pas les achever avec un remède inefficace. La course effrénée aux réductions des dépenses publiques s’affiche en effet comme une constante des gouvernements successifs. Cette méthode a montré toute sa perversité, alors, faisons le vœu qu’en 2013, une autre voie pourra enfin s’ouvrir…

 

Et si on ne parlait plus de Depardieu !

depardieu_poutine.jpgC'est amusant (affligeant), comme les médias ont cette propension à développer des informations qui somme toute, ne mériteraient que la page des faits divers ou le coin des brèves.

Regardez Depardieu: est-il utile pour la démocratie que les journaux fassent leur "une" de ses frasques financières, citoyennes et autres ? Excellent acteur mais caractériel patenté, il n'hésite pas à frapper, à pisser, à gueuler, à conduire bourré... bref, une belle image de la France dont, pour ma part, je fais volontiers cadeau à Poutine.

Et n'en parlons-plus !

 

François Hollande sera accueilli par Marc-Antoine Jamet, maire, samedi 5 janvier à Val-de-Reuil.

holland_et_maj.jpg L'agglomération Seine Eure est doublement à l'honneur puisque le Président de la République, M. François HOLLANDE, sera à Val-de-Reuil samedi 5 janvier au matin où il arrivera, peu après neuf heures, par l'esplanade de la Mairie afin que lui soit réservé le traditionnel accueil républicain et repartira, de Louviers, en fin de matinée, après y avoir été reçu par la municipalité.

Il s'agit pour le chef de l'Etat d'associer au bel hommage qu'il veut rendre à Pierre Mendès France, proposition qui lui avait été faite, voici fort longtemps, par le maire de la cité drapière, M. Franck Martin et par le député de la circonscription M. François Loncle, une "visite de terrain" sur le thème de la politique de la Ville et d'évaluer les résultats concrets d’une opération de renouvellement urbain qui lui a été présentée comme réussie. Quatre thèmes seront plus précisément développés à cette occasion : la rénovation de la dalle rue Grande avec les architectes Jean-Jacques Ory et Emmanuelle Lego, la réhabilitation du logement social avec Thierry Sure, directeur général de l'Immobilière Basse Seine et l'architecte Bernard Malecamp, rue Traversière, le développement économique avec la construction, par Quille, de l'Hôtel d'entreprises qui va remplacer le foyer des Quatre Soleils, la réorganisation de l'espace urbain au Jardin de la Grosse Borne avec Gilles Gal, directeur général d'Eure Habitat, l'urbaniste Lydie Chamblas et l'architecte Nathalie Régnier, ainsi que Laurent Machet, deux fois de suite lauréat du PUCA, qui a réfléchi à la réhabilitation de la copropriété dégradée "La Garancière".

Afin d'envisager la poursuite de ce projet, fil rouge de la municipalité depuis 2000, et, notamment, les suites à donner au plan stratégique local que Val-de-Reuil, validant ainsi une décennie de travaux, parmi les dix villes de France qui pouvaient y prétendre, a mené à bien, M. François Hollande sera accompagné du Ministre de la Ville, M. François Lamy. Depuis la signature de la première convention "ORU" par Claude Bartolone, tous les titulaires de ce portefeuille ont consacré des réunions de travail au dossier de la "plus jeune commune de France", la plupart d'entre elles ayant eu lieu sur le site même.

La partie rolivaloise de cette visite s'effectue à la demande de l'Elysée qui l'avait déjà envisagée au début du mois de décembre, ainsi que l'a indiqué le Ministre de la Ville. Elle a été concrètement évoquée voici deux semaines par le chef de cabinet de la Présidence de la République avec la direction générale des services de la Commune, définitivement validée par les services de la présidence au lendemain de Noel et confirmée le 31 décembre par le M. le Préfet de l'Eure qui, dès l'origine, avait veillé à sa bonne organisation.

C'est donc à la fois un honneur de recevoir, dans de telles circonstances, le Président de la République, mais aussi, symboliquement, une récompense pour tous ceux qui, collectivement y ont pris leur part, consacrant leur temps et leur énergie à cette initiative d'intérêt général, expérience pilote au service des habitants de Val-de-Reuil, de ses voisins de la CASE et de tous ceux qui y travaillent.

C'est une occasion de se réjouir et de se rassembler autour de notre intercommunalité ainsi mise en exergue par deux fois, à travers ses deux principales villes, ce qui est exceptionnel, par le Président de la République en ce début d'année.

 

Doha: irons-nous faire sécher notre linge sur la ligne... qui mène au pire !?

(Source: Global et Local)

planete.jpg« Je m’adresse aujourd’hui à vous au nom des maires, des présidents de gouvernements locaux et subnationaux, des élus locaux, qui agissent au quotidien pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, et construire un monde durable. ».

C’est en ces termes que Ronan Dantec, Porte-parole Climat du réseau mondial de collectivités, Cités et gouvernements locaux Unis, s’est exprimé, devant les représentants de 190 nations, au nom de l’ensemble des réseaux mondiaux de collectivités locales.

A moins d’un infléchissement immédiat, fort et durable de nos émissions de gaz à effet de serre, la terre devrait connaître un réchauffement climatique de 4°C d’ici la fin du siècle. C’est ce qu’en choeur la Banque Mondiale, le Global Carbon Project, et bien d’autres climatologues de grand renom nous annoncent. En vain, puisqu’à Doha, l’urgence, une fois de plus, n’a pas été entendue.

Cela ne fait rien. Aujourd’hui, « ça va encore ». Demain, à l’imitation de cette stupide chanson de Paul Misraki composée en 1939, avec +4°, en chantant, nous irons faire sécher notre linge sur la ligne... qui mène droit au pire.

Ronan Dantec, décidément optimiste, concluait ainsi son intervention :

« Nous avons probablement entre nos mains, dans les décisions de milliers d’élus locaux, les principales capacités de réduction rapide des émissions de CO2 mondiales. Nous avons confiance dans votre volonté d’en faire un élément important de l’accord mondial ambitieux dont nous avons besoin pour répondre au défi du réchauffement climatique. »

La France est candidate à l’organisation en 2015 de la grande conférence de l’ONU sur le climat qui, selon « Good Planet », doit déboucher sur l’un des accords les plus ambitieux jamais signés sur la lutte contre le réchauffement.

Acceptons en, encore une fois, l’augure et gageons qu’enfin, bien forgée, cette « volonté » dont parle Ronan Dantec sera au rendez-vous.

Cela ne tient qu’à chacun d’entre nous, ensemble, Elus et citoyens de France et d’Europe animés par l’ambition d’entraîner tous les autres, Chine, Etats Unis, Inde...

 

Stop au financement public de l'officine Civitas.

L'officine intégriste CIVITAS, qui se définit elle-même comme un « lobby catholique traditionaliste », synthèse de l'intégrisme catholique lefebvriste et du nationalisme identitaire, incite au financement de ses méfaits en sollicitant des dons de la part de particuliers et de sociétés, dons qui bénéficient d'une déduction fiscale sous la forme d'une réduction d'impôt.

PENTAX ImageL’État, et donc l'ensemble des citoyens, finance ainsi CIVITAS en renonçant à percevoir 60 ou 66% du montant des dons au travers de la réduction des impôts acquittés par les donateurs.

Le reçu délivré par CIVITAS permet aux particuliers de déduire de leur impôt sur le revenu 66% du montant de leur don, et aux entreprises de déduire 60% de leur don de leur impôt sur les sociétés.

Rappelons que cette déductibilité des dons est sensée être réservée aux associations d'intérêt général ou d'utilité publique.

Ainsi, pour permettre cette réduction d’impôt, l'administration fiscale considère donc que l'association CIVITAS fait œuvre d'intérêt général.

En tant que citoyens, nous ne pouvons pas accepter cette forme de financement public d'une association qui s'oppose ouvertement à l'intérêt général en organisant des manifestations hostiles à l'égalité des droits et à la liberté d'expression, n'hésitant pas à utiliser la force et à troubler l'ordre public. Après les manifestations contre la pièce de théâtre de Romeo Castellucci Sur le concept du visage du fils de Dieu ou contre la pièce de théâtre de Rodrigo García Golgota picnic, CIVITAS a franchi un pas en justifiant les graves violences qui ont eu lieu à l'encontre des FEMEN et de la journaliste Caroline FOUREST lors de la manifestation qu'elle a organisée le 18 novembre contre le projet de loi pour le mariage pour tous.

Nous demandons donc à Pierre Moscovici, ministre de l'économie et des finances, de prendre sans délai toute mesure nécessaire pour que l'association CIVITAS ne puisse plus bénéficier de la possibilité d'émettre des reçus cerfa N°11580*03 au titre des article 200 et 238 bis du code général des impôts, rendant ainsi impossible toute déduction fiscale sur les dons qui lui sont faits, c'est à dire toute compensation financière puisée dans les ressources de l'État en direction de CIVITAS.

Signez la pétition en cliquant ICI.

(Source: UFAL)

Tableau: Jean-François Rayon.

 

La rencontre Sarkozy-Fillon par le menu.

La rédaction de ce blog n'est pas peu fière de s'être procuré le menu de la rencontre Sarkozy-Fillon. Puisque rien n'acoq.jpg filtré de leurs échanges et que de toute façon, le scénario de cette tragi-comédie est toujours le même (enterrement de 1ère classe), autant attaquer le sujet sous un autre angle. Alors, voilà ce que ces messieurs ont partagé lors de ce déjeuner "historique" :

Apéritif: Crème d'andouilles sur canapé ;

Entrées: Cervelles de moineaux sauce aigre-douce ou Ailes de requin sur son lit d'oseille;

Plat et accompagnements: Gibier de potence aux trompettes de la mort et ses patates très gratinées;

Salade: Saveurs de pissenlits par la racine au vinaigre amer;

Fromages: Brie de Meaux, Poivre d'âne;

Desserts: Pièce montée en vrac, Mystère.

Vin blanc: Pisse-Dru 2007,

Vin rouge: Bourre-Pif 2017 à volonté.

 

François Hollande est en phase avec les maires de France.

Liberte_egalite_fraternite.jpg Congres de l'Association des maires de France (AMF), Paris, porte de Versailles. Le chef de l’Etat a confirmé, mardi 20 novembre 2012, devant le 95è Congrès des maires, les principaux engagements qu’il avait formulés, le 5 octobre 2012, dans le cadre des Etats généraux de la démocratie territoriale organisés par le Sénat. Code de bonne conduite entre l’Etat et les collectivités locales, rythmes scolaires, intercommunalité, François Hollande s’est attiré les faveurs des maires, qui l’ont longuement applaudi.

François Hollande a renouvelé son souhait d’adopter un « code de bonne conduite entre l’Etat et les collectivités », un « contrat de confiance » dont le « Haut conseil des territoires » sera le laboratoire dans le cadre du nouvel acte de décentralisation. « L’AMF y jouera un rôle éminent, et les élus pourront le saisir directement lorsqu’un sujet le justifie ». Conçu comme un « lieu de concertation, d’évaluation et de négociation », le Haut conseil réunira le Comité des finances locales (CFL), la Commission consultative d’évaluation des normes (CCEN) et la Commission consultative sur l’évaluation des charges (CCEC).

Le pacte de confiance se déclinera sur le plan financier et intégrera un volet « sur les dotations, les charges transférées et leurs contreparties, les péréquations ».

Pour calmer l’inquiétude des élus devant l’inflation normative pesant sur leur budget, François Hollande a réitéré sa volonté de « renforcer la commission consultative d’évaluation des normes (CCEN) qui sera dotée d’un pouvoir de rectification des normes obsolètes ».

Accord de principe sur l’agence de financement - Soucieux de soutenir le financement des investissements locaux, il a confirmé la création « début 2013 » d’une « banque publique des collectivités locales constituée de la Banque postale et de la Caisse des dépôts ». Il a précisé que « sur la période 2013-2017, la Caisse mettra à disposition des collectivités 20 milliards d’euros pour financer les investissements à très long terme via les fonds d’épargne, et notamment le livret A ».

Le chef de l’Etat a accueilli favorablement le projet de création de l’Agence de financement des collectivités soutenu par les principales associations d’élus, sans toutefois préciser les modalités du processus de création de cette agence qui ne devrait pas disposer de la garantie de l’Etat.

Les rythmes scolaires en deux temps - Répondant au souhait du président de l’AMF de décaler à 2014 (et non 2013 comme le prévoit le gouvernement) l’application généralisée des nouveaux rythmes scolaires, le chef de l’Etat a proposé une solution médiane afin de tenir compte des contraintes des collectivités : « je propose d’étaler l’application de la réforme sur deux ans. Les communes qui le pourront le feront en 2013, les autres en 2014 », a précisé François Hollande en indiquant qu’un « fond spécial de 250 millions d’euros sera débloqué pour les communes les plus en difficulté » qui s’engageront à appliquer les nouveaux rythmes dès la rentrée 2013.

Au chapitre électoral, le président de la République a confirmé l’élection par fléchage des conseillers communautaires lors des élections municipales de mars 2014, excluant le suffrage universel direct « car la collectivité territoriale de plein exercice, c’est la commune ». Il a assuré les maires que le gouvernement renforcera le statut de l’élu.

(source: la gazette des communes)

 

De l’impact négatif de la réforme de la taxe professionnelle sur les collectivités locales.

grue_volante.jpg"La suppression de la taxe professionnelle (TP), a eu un effet négatif sur les collectivités locales, notamment en provoquant un « transfert massif » de la charge fiscale sur les ménages, et en creusant les écarts de richesses". Petit rappel technique : la taxe professionnelle était, avant la loi de finances 2010 (loi nº 2009-1673 du 30 décembre 2009), un des quatre impôts directs locaux perçus par les collectivités territoriales françaises. La TP ne concernait que les entreprises.

Ce sont les conclusions d’un rapport gouvernemental en date du 7 novembre 2012, sur la réforme de la taxe professionnelle, telles qu’elles ont été présentées hier par André Laignel, le président du Comité des finances locales (CFL). Le rapport sera présenté à l’Assemblée nationale dans les prochains jours.

En 2010, la suppression de la TP a fait économiser 7,4 milliards d’euros aux entreprises, essentiellement les PME et le secteur industriel, selon le rapport. La réforme de 2009 l’a remplacée en partie par la Cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE), et la Cotisation foncière (CFE, allouée uniquement aux communes).

Une Dotation de compensation de la réforme de la taxe professionnelle (DCRTP), ainsi qu’un Fonds national de garantie individuelle de ressources (FNGIR), ont été créés pour compenser le manque à gagner des collectivités locales.

Mais la réforme a fait passer le poids de l’impôt sur les ménages : en 2011, 77% de l’impôt local était à la charge des particuliers, contre 59% en 2009, pour le bloc communal.

Deuxième point négatif, selon André Laignel toujours, le creusement des écarts de richesses entre collectivités « qui pourraient à terme devenir considérables ». Ainsi, la moitié de la DCRTP (3,4 milliards d’euros en 2012) est perçue par seulement 120 communes, tandis que l’Ile-de-France reçoit à elle seule 33% de la CVAE.

Dernier problème, la perte d’autonomie fiscale. Si les régions n’en ont « presque plus », celle des département a été « divisée par deux », celle descommunes a « baissé de 40% », alors que les collectivités pouvaient moduler la TP, le FNGIR et la DCRTP sont totalement gelés.

Les collectivités réclament depuis longtemps la possibilité de gérer les taux d’un plus grand nombre d’impôts. Le CFL a récemment entamé des négociations avec le gouvernement dans ce sens, au sein d’un groupe de travail créé dans la foulée de l’annonce de la baisse des dotations pour les années 2014-2015. La question est de savoir comment "rebasculer" un certain nombre de dotations sur de la fiscalité », a expliqué André Laignel.

Le groupe de travail, mis en place le 23 octobre dernier, devrait se réunir à nouveau dans les jours suivant le Congrès de l'AMF qui se tiendra du 20 au 22 novembre, au parc des expositions de la porte de Versailles, à Paris.

 

Le 11 novembre à Gisors.

11_nov_2012.jpg (Cliquez ICI pour agrandir l'invitation).

A Gisors comme dans toutes les communes de France, le 11 novembre sera célébré ce dimanche, commémorant l'Armistice de 1918.

A cette occasion, les écoliers de Gisors, du privé comme du public (écoles Jeanne d'Arc et Paul Eluard), chanteront la Marseillaise et réciteront "Le Dormeur du Val", d'Arthur Rimbaud. C'est chaque année une très belle cérémonie qui rassemble près de 250 personnes (parents, enfants, élus, anciens combattants).

Tous les Gisorsiens sont évidemment conviés à partager ce moment de Mémoire et d'Histoire. Je ne pourrai malheureusement y être, entrant à l'hôpital vendredi 9 pour 4 à 5 semaines.

(Rendez-vous à 10h45 au monument aux Morts).

 

A la veille de l'élection américaine, les agents publics sont dans l’attente...

obama_romney.jpg

La réduction du nombre de fonctionnaires américains a été l’un des thèmes de la campagne présidentielle aux États-Unis, alors que les budgets à la baisse affectent déjà le fonctionnement de certaines administrations.

“It’s time for us to cut back on government and help the American people.” La petite phrase du candidat républicain Mitt Romney lâchée au début de l’été – “Il est temps pour nous de réduire les dépenses du gouvernement”, a placé l’avenir des fonctionnaires américains parmi les sujets phares de la course à la Maison Blanche. Un thème particulièrement sensible alors que les annonces de licenciements d’agents publics se multiplient à l’échelle des États et des municipalités – 700 000 suppressions de postes depuis 2009, principalement dans les écoles, les commissariats ou les postes de pompiers, une tendance qui devrait s’accentuer selon un récent rapport de la National Governors Association et de la National Association of State Budget Officers – comme au niveau fédéral.

Érigé en priorité nationale par les républicains, le débat sur la chasse aux dépenses publiques a poussé le candidat-Président Barack Obama à promettre, lui aussi, d’accentuer la baisse du nombre de fonctionnaires de l’administration centrale – quelque 2 millions d’agents – qui, pour la première fois depuis cinq ans, a reculé en 2011. Quelle que soit l’issue du match entre le républicain Romney et le démocrate Obama, l’administration centrale américaine s’apprête donc à vivre quatre années compliquées.

Recettes du fisc en baisse.

Le problème est que les suppressions amorcées l’année dernière – on parle de 0,5 % de la federal work force – impacte déjà fortement le fonctionnement de certains services. Au sein de la puissante administration des impôts (IRS), les budgets en baisse de 6 % en 2011 se sont traduits par un recouvrement d’impôts lui aussi en baisse de 4 milliards de dollars, selon les chiffres du Syndicat national des employés du Trésor.

La présidente de ce syndicat, Colleen Kelly, observait récemment : “Les examens de situation sont moins nombreux, les employés sont moins disponibles pour aider les contribuables et l’IRS recueille moins de revenus, ce qui signifie moins d’argent pour les autre organismes publics…” Faute de personnels disponibles, l’IRS aurait répondu à 11 millions d’appels téléphoniques pendant la période de recouvrement contre 13 millions d’appels un an auparavant.

Même constat à la Social security administration (SSA), la “Sécu” américaine, qui a alerté le Congrès sur son incapacité à suivre la cadence alors que ses effectifs ont été réduits de 6 % en 2011, soit une baisse de 4 500 employés. Pour compenser les départs en retraite non remplacés, la SSA a incité ses agents à travailler en heures supplémentaires. Mais c’est insuffisant pour couvrir les demandes du public, a affirmé au comité sénatorial des finances le commissaire de la SSA, Michael Astrue. Conséquence : la Sécurité sociale a commencé à fermer ses bureaux au public une demi-heure plus tôt chaque jour. En attendant des fermetures probablement encore avancées en 2013, alors que les ressources budgétaires revues à la baisse imposeront de nouvelles réductions de personnels.

Les syndicats penchent pour Obama.

Dans un pays de tradition libérale où la perception du rôle de l’État et des fonctionnaires n’est pas la même qu’en France, certaines voix commencent à se faire entendre pour dénoncer les possibles dégâts des restrictions sur le fonctionnement de la puissance publique. “Si vous continuez à descendre le curseur vers le bas, quelque chose va finir par se casser”, a déclaré John Palguta, du think tank The Partnership for Public Service. John Palguta dénonce des coupes menées dans l’administration dans une logique purement comptable sans vision sur le long terme. Au point, craint-il, que le gouvernement fédéral pourrait n’être plus capable d’assumer à l’avenir des situations exceptionnelles telles que le chaos créé par l’ouragan Katrina voilà quelques années.

Mitt Romney ou Barack Obama ? Les syndicats de fonctionnaires, habitués à manifester clairement leur soutien lors des élections présidentielles, à la différence des organisations françaises, semblent pencher pour le second. “Le Président Obama a préservé plus de 300 000 emplois publics au niveau national et local, relève ainsi le Service employees International Union, l’un des principaux syndicats d’agents publics du pays. Il a prévenu le licenciement de policiers, de pompiers, de travailleurs sociaux, de professeurs…” Avec Barack Obama, les coupes programmées dans l’administration seraient peut-être moins lourdes qu’avec Mitt Romney, estiment les syndicats. Réponse dans les années à venir.

Quelques repères.

France : des effectifs mieux protégés, pour l’instant…

Pendant la campagne présidentielle, Nicolas Sarkozy et François Hollande se sont opposés sur la manière de résorber les déficits publics. Alors que le Président sortant promettait de poursuivre la règle du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant en retraite, son adversaire socialiste préconisait la stabilité des effectifs de l’État sur la durée du mandat tout en recrutant quelque 60 000 enseignants, policiers, gendarmes et personnels de justice.

Quelques mois après l’élection de François Hollande, les ministères non prioritaires doivent très sérieusement se serrer la ceinture pour compenser les créations de postes à l’Éducation nationale, à l’Intérieur et à la Justice : 12 298 postes seront ainsi supprimés, selon le projet de budget 2013. Aux États-Unis comme en France et dans la plupart des pays occidentaux, les effectifs de fonctionnaires sont largement impactés par la lutte contre les déficits. Mais le secteur public français semble – pour le moment ? – mieux protégé qu’ailleurs.

En chiffres :

Nombre d’agents fédéraux : 2,1 millions

Population américaine : 315 millions d’habitants

Réductions budgétaires : - 6 % aux impôts (IRS) et à la “Sécu” (SSA) en 2011

Sources : Sylvain Henry, pour le site acteurspublics.com

 

Partenariat Public Privé Orange-SNCF : c'est pas gagné !

"Vous gagnez le smic, alors vous fermez votre gueule" . Avez-vous vu cette vidéo amateur, filmée par un jeune de 15 ans, où l’on entend un cadre d’Orange hurlant gagner 70K€ par mois, insultant une femme de la SNCF: abject ! La direction de l’entreprise Orange a identifié le cadre et la SNCF confirme l’incident. L’opérateur téléphonique a présenté ses excuses à l’employée SNCF (mais pas l'intéressé), avance que le cadre a de "lourdes difficultés personnelles" et qu’il ne gagne pas 70 000 € mais 40 000 €. Ce qui change tout !!!
 

Dépassements d'honoraires médicaux : les assurés sont les grands perdants.

minist_re_sant_.jpgAprès les négociations de cette semaine nous n'avons eu droit (et pour cause !), qu'à la position des médecins et du gouvernement. Le point de vue des assurés sociaux qui avaient été exclus des négociations est quasi inconnu des médias, donc du grand public. Contrairement à ce que répètent en boucle lesdits médias, cet accord n'apporte rien de positif à la grande majorité des assurés sociaux, bien au contraire. En effet :



Au lieu d'être combattu, le dépassement d'honoraires est officialisé et ouvert à un plus grand nombre de médecins.



Au lieu d'être réduit, son montant pourra être augmenté.



Au lieu de concerner moins de médecins, il sera élargi et généralisé à tous ceux qui le souhaitent.



Le gouvernement organise désormais une médecine dont les tarifs seront inabordables pour de nombreux malades et qui induira des hausses drastiques des cotisations sociales, notamment des mutuelles, sans parler des refus de soins de la part de ceux qui ne pourront plus payer des consultations à 150 € ou plus.



De pigeons, les assurés sociaux vont devenir les dindons de la farce !



L’accord qualifié « d’historique » est en fait un leurre. En effet, aucune contrainte réelle n’empêchera les médecins de continuer à pratiquer des dépassements.

La signature d’un « contrat de bonne pratique » est laissé au libre choix du médecin. En dehors de ce dispositif, aucun plafond n’est fixé, aucun système de sanction efficace n’est mis en place… Par ailleurs, les mutuelles et les institutions de prévoyance n’ont pas souhaité s’engager directement. Elles ont raison car elles seraient alors obligées d’augmenter les cotisations de leurs adhérents. Enfin, en ce qui concerne l’obligation de la prise en charge au tarif opposable des patients bénéficiaires de la CMU, déjà fixée par la loi, la situation actuelle de refus de rendez-vous, notamment par certains médecins spécialistes pour des motifs fallacieux, a peu de chances de changer.

Ces négociations étaient vouées à l’échec dès le départ car les problèmes de fond, notamment celui du parcours de soins coordonné pourtant évoqué dans ses discours par la Ministre de la santé, n’ont pas été traités. La question essentielle aujourd’hui est celle de l’accessibilité physique et financière de la population à un système de santé de qualité. Il s’agit donc de mettre sur la table la suppression de la tarification à l’acte, le mode d’exercice des médecins et leur répartition sur le territoire.

La CGT a fait des propositions pour une nouvelle organisation de notre système de santé. Il s’agit notamment de la mise en place d’une médecine publique ambulatoire organisée par territoire autour de centres de santé avec des professionnels soit salariés, soit rémunérés sur la base de forfaits adaptés aux parcours de soin de la population dont ils ont la charge et qui peuvent donc varier d’un territoire à l’autre.

L’accès aux soins d’une partie de plus en plus importante de la population est problématique. Cet accord n’est pas à la hauteur des enjeux. Il faut au plus vite organiser un grand débat national sur une réforme de notre système de santé pour aboutir, comme l’a promis le Président de la République lors de son discours au Conseil économique, social et environnemental, à une nouvelle loi de santé publique.

 

Le "Désir" de gauche de Gérard Filoche.

Gérard Filoche, ex-inspecteur du travail, membre du Bureau national du PS, s'est finalement rallié à la motion de l'aile gauche "Maintenant la gauche" d'Emmanuel Maurel. Ce qui est une bonne idée, tant l'union fait la force et tant leur combat est proche ! Ce n'est pas pour autant que Gérard Filoche reste tranquillement sur sa chaise, et lorsqu'il monte à la tribune, les caciques du PS regardent le bout de leurs chaussures... C'est tellement vrai, ce qu'il dit : " en 2012, nous compterons en France 10 millions de pauvres"; "la gauche au pouvoir doit faire reculer le chômage et non rembourser les banquiers"; "la République doit imposer sa loi aux banquiers et non l'inverse"; "la relance plutôt que l'austérité"; "l'augmentation des salaires favorise la relance"; "le travail n'est pas un coût, c'est une richesse"; ne disons plus charges sociales, mais cotisations pour la redistribution", etc. Du Mélenchon pur jus, ce Filoche, à déguster sans modération sur cette vidéo !!!
Gérard Filoche - Congrès de Toulouse par PartiSocialiste
 

Emmanuel Maurel, le militant PS qui "ouvre sa gueule" à 28% !

maurel-d_sir.jpgHarlem Désir a été élu sans surprise, jeudi 18 octobre2012, nouveau premier secrétaire du Parti Socialiste, recueillant 71,9 % des suffrages, avec une participation très moyenne. Son challenger, Emmanuel Maurel, a pour sa part créer l'évènement en affichant un score de 28,1 % !

Emmanuel Maurel devient donc l'homme de l’aile gauche du PS. Henri Emmanuelli a fait son temps, Marie-Noëlle Lienemann s’investit au Sénat, Benoît Hamon et Arnaud Montebourg sont condamnés à la solidarité gouvernementale et Julien Dray préfère se faire discret... La voie (voix !), est donc libre pour Maurel, celui qui clame que "le devoir d'un militant, c'est d'ouvrir sa gueule". J'en connais un qui va être content !

Qui est Emmanuel Maurel ?

Non sans malice, il voit le jour en 1973, le 10 mai à Epinay-sur-Seine... (en faisant un effort, il aurait pu naître en 1971, quand même !!!). Il va grandir dans le Val d'Oise, à Eaubonne, Méry-sur-Oise ou encore Andilly. Il est aujourd'hui élu municipal de Persan. En 2009, il devient vice-président du conseil régional d'Ile de France. Il a en charge l'apprentissage et la formation.

Professeur à Sciences -Po, il est l'auteur d'un livre "Leçons de droit et d'institutions politiques". A sa bibliographie également, un ouvrage sur Jean Poperen.

Attaché parlementaire de Jean-Luc Mélenchon, il fera donc ses premiers pas auprès de celui qui, à l'époque représentait l'aile gauche du PS. D'ailleurs, les mélenchonistes restés au PS comme Marianne Louis ou Jérome Guedj sont des fervents soutiens de la motion 3. CQFD !

Littéraire avant tout, amateur de poésie, passionné de musique classique, François Malherbe, Chateaubriand, JJ Rousseau, mais aussi Baudelaire, forgent l'homme de lettres reconnu comme très cultivé.

Auteur d'un blog, il lui faudrait peut-être le rendre plus attractif et réactif... A mon avis !

C'est à Malherbe qu'il emprunte le vers qui pourrait être sa devise politique : "et rien, afin que tout dure, ne dure éternellement".

En tout cas, le PS devra compter avec lui, et ce, dès le week-end prochain lors du congrès de Toulouse, ville rose, certes, mais où on aime aussi la castagne !!!

 

17 octobre : se souvenir et agir.

oeil.jpgLe 17 octobre est une journée bien chargée ! Militants de nombreuses causes peuvent s'en donner à coeur joie...

Un peu d'histoire.

Le 17 octobre, on peut se souvenir de ce jour de l'année 1961, quand ce qu'il convenait d'appeler alors "les événements d'Algérie", s'étaient largement déplacés sur le sol français. Entre attentats du FLN contre la police française et la répression policière de masse qu'engendra lesdits attentats, l'incompréhension et la violence sont à leur comble en ce 17 octobre 1961, quand le triste préfet Maurice Papon remis de l'huile sur le feu... Alors oui, on peut se souvenir et participer aux commémorations, manifestations, appels pour la reconnaissance officielle de la tragédie du 17 octobre 1961 à Paris,.

Refus de la misère.

Le 17 octobre, on peut participer à la "Journée mondiale du refus de la misère", initiative émanant du père Joseph Wresinski et de celle de plusieurs milliers de personnes de tous milieux qui se sont rassemblées pour la première fois sur le Parvis des Droits de l’Homme à Paris en 1987. Cette journée du 17 octobre est officiellement reconnue par les Nations Unies depuis 1992. Elle est l’occasion pour le grand public d’entendre la voix des personnes qui vivent dans la grande pauvreté et de s’interroger sur les engagements que tous nous pouvons prendre, comme citoyens, pour refuser la misère.

Le message proclamé tous les 17 octobre est le suivant : " Là où des hommes sont condamnés à vivre dans la misère, les Droits de l’Homme sont violés. S’unir pour les faire respecter est un devoir sacré. "

Des greffes et des dons.

Depuis 2005, l'OMS a promulgué la journée mondiale du don d'organes et de la greffe. Elle se tient chaque année le 17 octobre. Oui, je l'avoue, ma situation personnelle récente n'est pas pour rien dans le fait d'être attentif à ce sujet. Cette journée est partie d'un constat alarmiste : en France, en 2005, il n'y a eu que 4238 transplantations d'organes pratiquées alors que près de 12 000 malades avaient besoin d'une greffe. (visitez le site greffe de vie, et pourquoi pas, devenez donneur...).

Bon 17 octobre à chacun : actif et militant...

 

TSCG renégocié: Hollande sauve la zone euro et entre dans l'Histoire (pure fiction !).

europe_satelite.jpgDire ce que l'on fait, faire ce que l'on dit ! Voilà bien un adage précieux, en politique comme dans la vraie vie. En cela, l'article proposé par La Parisienne Libérée est éclairant, révélateur autant qu'affligeant. Voir lien en fin de billet.

Or donc, comme le candidat Hollande l'avait déclaré haut et fort, ici et là, juré-craché durant la campagne, le traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance, le fameux TSCG, vient d'être renégocié au sein de l'Union Européenne et Monétaire, sous l'impulsion du président français, qui, de l'avis de tous, a donné pour l'occasion le meilleur de lui-même, allant au bout de ses convictions défendues pied à pied. Bluffés, ses partenaires (Merkel en tête), sont sortis à la fois KO, convaincus et conquis par la démonstration de François Hollande...

Nous sommes donc à l'aube d'une gestion où les peuples, et notamment les salarié(e)s ne seront plus la variable d'ajustement, où les services publics, et singulièrement les collectivités locales, mais aussi les services médicaux et hospitaliers, mais aussi la sécurité, derniers remparts face aux rouleaux compresseurs libéraux, doivent redevenir les piliers d'une démocratie juste et apaisée, les fers de lance de notre République laïque une et indivisible.

Tremblez donc, Spéculateurs, traders, banquiers sans scrupule. Il va maintenant falloir apprendre à partager, il va maintenant falloir apprendre ce que solidarité veut dire, il va vous falloir enfin, admettre que la somme des intêréts individuels (notamment les vôtres), ne saurait être égale à celle des intêréts collectifs.

Pour la vidéo et l'article, c'est ICI que ça se passe...

 

Traité européen: Hollande se déballonne.

drapeau_europ_en.jpgDepuis 2008, l'Union européenne (UE) fait face à une crise économique sans précédent. Contrairement à ce que prétendent les économistes libéraux, cette crise n'est pas due à la dette publique. Ainsi, l'Espagne et l'Irlande subissent aujourd'hui les attaques des marchés financiers alors que ces pays ont toujours respecté les critères de Maastricht. La montée des déficits publics est une conséquence de la chute des recettes fiscales due en partie aux cadeaux fiscaux faits aux plus aisés, de l'aide publique apportée aux banques commerciales et du recours aux marchés financiers pour détenir cette dette à des taux d'intérêt élevés.

La crise s'explique également par l'absence totale de régulation du crédit et des flux de capitaux aux dépens de l'emploi, des services publics et des activités productives. Elle est entretenue par la Banque centrale européenne (BCE) qui appuie sans conditions les banques privées, et exige à présent une "stricte conditionnalité" d'austérité des Etats lorsqu'il s'agit de jouer le rôle de "prêteur en dernier ressort". En outre, cette crise est aggravée par le dumping fiscal intra-européen et l'interdiction qui est faite à la BCE de prêter directement aux Etats pour des dépenses d'avenir, au contraire des autres banques centrales dans le monde comme la Federal Reserve américaine. Enfin, la crise est renforcée par l'extrême faiblesse du budget européen et son plafonnement au taux ridiculement bas de 1,24 % du PIB.

François Hollande, après s'être engagé pendant la campagne à renégocier le traité européen, n'y a en fait apporté aucun changement, et choisit aujourd'hui de poursuivre la politique d'austérité entamée par ses prédécesseurs. C'est une erreur tragique. L'ajout d'un pseudo-pacte de croissance, aux montants réels dérisoires, s'accompagne de l'acceptation de la "règle d'or" budgétaire défendue par Merkel et Sarkozy qui condamnera toute logique de dépenses publiques d'avenir et conduira à mettre en place un programme drastique de réduction de l'ensemble des administrations publiques.

En limitant plus que jamais la capacité des pays à relancer leurs économies et en leur imposant l'équilibre des comptes publics, ce traité est porteur d'une logique récessive qui aggravera mécaniquement les déséquilibres actuels. Les pays qui souffrent de l'effondrement de leur demande intérieure seront amenés à réduire plus fortement encore leur demande publique. Alors que plusieurs Etats membres sont déjà en récession, cela menacera davantage l'activité et l'emploi, donc les recettes publiques, ce qui creusera in fine les déficits. Ainsi, l'OFCE prévoit déjà 300 000 chômeurs de plus en France fin 2013 du seul fait de l'austérité. A moyen et à long terme, cela hypothéquera la transition sociale et écologique qui nécessite des investissements considérables.

Au nom d'une prétendue "solidarité européenne", le traité organise de fait la garantie par les Etats des grands patrimoines financiers privés. Il grave dans le marbre des mesures d'austérité automatiques, imposées aux représentants des peuples, en contraignant leurs décisions budgétaires, dictées par une instance non élue.

Le Mécanisme européen de stabilité (MES), institution antidémocratique par excellence, pourrait proposer des prêts à des taux un peu moins élevés (5 % en moyenne). Mais ces prêts seraient conditionnés à l'application d'une austérité drastique imposée aux peuples ! La garantie publique des investisseurs privés ne fait qu'encourager la spéculation, alors qu'il faudrait lui briser les reins en sortant de leurs mains la dette publique. Le constat est sans appel : l'austérité est à la fois injuste, inefficace et antidémocratique.

Nous pouvons faire autrement. L'avenir de l'Europe mérite un débat démocratique sur les solutions de sortie de crise. Une expansion coordonnée de l'activité, de l'emploi et des services publics serait aujourd'hui possible en Europe.

Pour que l'UE mette en oeuvre cette politique, il est urgent de réformer et de démocratiser ses institutions. Un Fonds européen de développement social et écologique, à gestion démocratique, pourrait accentuer cette dynamique. De plus, l'UE pourrait mettre en place un contrôle de la finance.

Les défis sociaux et écologiques sont immenses. Il est possible de défaire le sombre bilan des politiques libérales d'une France qui comprend 5 millions de chômeurs et 10 millions de pauvres. Pour s'en donner les moyens, il faut briser l'étau des marchés financiers et non leur donner des gages. C'est pourquoi nous refusons la ratification du traité européen sur la stabilité, la coordination et la gouvernance.

Cette tribune, publiée dans le journal "le Monde", est cosignée par plus de 120 économistes, dont Dominique Taddéi, Frédéric Lordon, Jacques Généreux, Paul Jorion, André Orléan, Jean Gadrey, Jean-Marie Harribey, Bernard Friot, Dominique Plihon, Guillaume Etievant et Jacques Rigaudiat...

 

Un budget "pieds nickelés"...

billets_de_banque.jpgVoilà, tout le monde en a largement entendu parler ce week-end-end, le gouvernement a donc concocté son (notre !) budget 2013. Le budget est l'acte majeur d'une collectivité, quelle qu'elle soit. C'est d'ailleurs pour cela que, de manière systématique, l'opposition du moment ne la vote pas. Je dis "opposition du moment", car cela concerne autant la droite que la gauche.

En fait, je crois bien que JM Ayrault a copié les bases du budget élaborées par son prédécesseur F Fillon... Je ne vois pas d'autres explications, tant ce budget libéral, accorde toute la place qu'il convient aux recommandations européennes, tant il flatte les fameux "marchés", qui rappelons-le, ne sont rien d'autre que des fonds de pension aux mains de spéculateurs sans scrupule et contente les agences de notations !

Tout ceci est d'autant plus gênant, que pour nombre de mesures, le candidat Hollande, se présentait (le Bourget, janvier 2012), en pourfendeur de la finance mondiale, parlant de cet "adversaire invisible" qu'il combattrait sans relâche. Mais il est vrai que les promesses n'engagent que ceux qui les écoutent !!!

Prenons quelques exemples au débotté:

- l'annonce en fanfare de la tranche d'impôts à 75%, qui tombe finalement à 67%, puisqu'en sont exclues certaines cotisations sociales, dont la CSG... De plus, les modalités d'application de cette mesure restent floues: est-ce, par exemple, la totalité du million d'euros qui sera taxée ou uniquement la part au delà dudit million?

- le fameux gel du barème sur le revenu (pensé par le gouvernement précédent), qui va, d'un coup d'un seul, non seulement augmenter sensiblement l'impôt de ceux qui le paient déjà, mais qui de plus rendra éligible au même impôt sur le revenu, des foyers fiscaux qui ne l'étaient pas, notamment les retraités... Et qui se souvient qu'en avril dernier, le candidat Hollande déclarait tout de go à l'Expess "qu'il n'y avait pas plus injuste que cette mesure" !!! On est d'accord, M. Hollande...

- et que dire de cette énorme augmentation du tabac (du jamais vu), et de l'augmentation des bières, le tout sous couvert de santé publique... Pour le moment, on ne toucherait pas à la TVA, ce qui est dommage, car quitte à taper les couches sociales les moins favorisées et à développer l'injustice, c'est maintenant qu'il fallait le faire !!!

- dans un autre registre, l'Etat s'engage à réaliser des économies sur son fonctionnement. D'après René Dosières, d'ailleurs, il y a de quoi faire. Mais cela concerne aussi les collectivités locales, que le gouvernement précédent avait déjà taclé sévèrement. Qui dit collectivités, dit politique de proximité (crèches, écoles, voirie, securité, dépendance des personnes âgées...), ce qui signifie que ce sont à nouveau les familles qui sont visées. Bravo, la gauche, Sarkozy n'aurait pas mieux fait !!!

Oui, ce budget social-démocrate libéral à la Schroëder ou à la Blair est un budget "pieds nickelés", en cela qu'il nous arnaque, ne correspondant pas aux promesses du candidat socialiste.

Question: à quoi bon continuer à voter aux élections nationales et européennes puisque ce ne sont pas les politiques qui décident des grandes orientations, mais les spéculateurs...!?

 

Retour en blogosphère.

arlequin.jpg"Coucou, me revoilà", pourrai-je écrire pour parodier la Une du journal Le Point de cette semaine !

Si je ne suis pas guéri (on n'emploie pas ce mot pour un cancer !), ni même encore déclaré en rémission (ce qui arrivera peut-être d'ici 2 mois environ), les médecins s'accordent à penser que l'évolution de ma situation est positive, que les réactions de mon organisme à la chimiothérapie sont très satisfaisantes... ce que je confirme !

Certes, j'écris ce billet du fond de ma chambre stérile ; certes, plusieurs mois sont encore nécessaires pour que j'espère retrouver une vie quasi normale ; certes, j'aurai des contrôles et des soins plus ou moins importants jusqu'à la fin de mes jours puisque planera à chaque instant au dessus de ma tête, cette épée de Damoclès, ce crabe pour lequel je n'en pince absolument pas et que pour finir, je boufferai... et non l'inverse (de préférence avec de la mayo et un bon coup de vin blanc...!!!). Mais le moral est bon, la confiance en l'avenir totale, et la soif de vivre, intacte.

D'ailleurs ce "retour en blogosphère" me tardait vraiment afin de commenter à nouveau l'actualité politique et sociale, et ce pour 3 raisons:

1/ le statut de malade ne me convient pas et je refuse de m'y installer tant le regard de la plupart des autres dans ce cas vous interdit de penser, de parler et d'agir : comme si être malade altérait la légitimité de vos propos...

2/ Ayant fait partie des électeurs qui ont installé François Hollande à l'Elysée, certaines décisions et orientations prises durant l'étê et même encore maintenant, m'étonnent quand elles ne m'insupportent pas... le dire est essentiel.

3/ je sais que mon absence a été un moment difficile pour nombre d'entre vous, quand ce ne fut pas un vrai manque d'analyse et d'intelligence (je plaisante, évidemment - quoique !!!).

Donc, à très vite pour reprendre nos petites habitudes d'échanges d'idées, de coups de gueule et de coups de cœur.

 

5ème circonscription de l’Eure : droite extrême et extrême-droite = abstention.

peche.jpg Grâce à Mme Mansouret, plus connue à la rubrique people que pour son action politique, et à Mme Segura, totalement inconnue du grand public, toutes deux PS, toutes deux dissidentes à l’occasion de ces législatives, toutes deux virées du PS (jusqu’à leur réintégration prochaine !?), la gauche est KO dans cette circonscription.

Quoi qu'elles en disent, ce sont bien ces deux égos boursouflé(e)s qui portent la responsabilité de la débacle pour ce second tour des législatives dans la 5ème circonscription de l’Eure, où l'on verra s’affronter le député sortant Franck Gilard, Ump « droite populaire » et Jean-Paul Dubois, Front national… On n’en remerciera jamais assez ces élues locales « de gauche », dont on sent bien par leur démarche, à quel point leurs convictions l’emporte sur leurs ambitions… Bel exemple de discipline politique et citoyenne !

J’entends certaines voix appeler à battre le candidat FN. Est-ce à dire qu’il faudrait voter pour le candidat de la droite populaire ? Je n’ose y penser ! Lire en cliquant les commentaires et réactions de ce jour.

Pour y voir plus clair, arrêtons-nous un instant sur les valeurs de M. Gilard : en cliquant là, on découvrira qu’il est pour le rétablissement de la peine de mort et en cliquant ici, on s’apercevra qu’il est d’une grande proximité avec son concurrent sur les sujets d’identité nationale, de sécurité et d’immigration… La page d’accueil de son site ne laisse aucun doute sur ses convictions !FN-UMP.jpg

On le sait, M. Gilard sera réélu. La question est : avec quel pourcentage de votants ?

Car enfin, la quarantaine de % d’électeurs de gauche, toutes tendances confondues, ne peut décemment voter pour lui (c’est un jeu auquel on s’est prêté en 2002, et je ne suis pas sûr que le peuple de gauche, ainsi que de nombreux vrais Républicains en soient sortis grandis). Quant aux quelques 40 autres % qui se sont abstenus au premier tour, ils voudront peut-être profiter d’une météo annoncée un peu plus clémente dimanche 17 juin.

On me rétorquera qu’il reste le vote blanc ou nul : ah oui, pour quoi faire !? Se donner bonne conscience en allant coûte que coûte au bureau de vote ?

Pour ma part, ce sera la première fois (j’en suis bien triste), que je m’abstiendrai, attitude que je conseille vivement à tous ceux qui ne souhaitent pas être pris pour des gogos !

M. Gilard ne tiendra sa légitimité parlementaire que d’une poignée d’affidés. De toute façon, pour le travail qu'il fait à l'Assemblée, ce sera toujours suffisant...

 

Le portrait officiel de François Hollande par Raymond Depardon.

photo_officielle_Hollande.jpg Certains collègues blogueurs ont présenté en avant première la photo officielle de François Hollande.

Moi, j'aime bien cette photo avec son auteur, Raymond Depardon. C'est vrai, on oublie souvent de citer les auteurs des oeuvres... M'enfin !

En plus, si toutefois mon avis intéresse, et sauf le respect dû à M'sieur Depardon, je la trouve pas terrible la photo... J'ai comme l'impression (photographique !), que j'aurais pu faire presque mieux avec mon bridge Fuji acheté d'occasion à mon pote Michel-Yves... Bon, ce que j'en dis, hein, c'est pour causer sur le blog... mais quand même !

Par ailleurs, je rappelle que nulle obligation n'est faite dans notre Constitution, d'accrocher la photo du Président dans les collectivités locales... Alors, hein, on fait comme on le sent !

 

Le plan de bataille des financiers...

Un ami m'a envoyé ce lien ce matin et je ne résiste pas à la nécessité de le faire partager. www.lesmutins.org (n'hésitez pas à les visiter !), est un site qui commet ce genre d'infos. Qu'ils en soient remerciés. Nicolas Doisy, chief economist à Chevreux (Crédit Agricole), nous fait part du plan de bataille des financiers en cas de victoire de François Hollande aux présidentielles... Et de l’angoisse en cas de montée excessive du Front de Gauche et de lendemains d’élections suivis de mouvements de masse, de manifestations, de grèves... Bon, maintenant qu'on y est, il n'y a plus qu'à serrer les fesse, hein !
 

Un président normal.

Un président normal qui donne une interview, c'est un président qui vient de façon normale jusqu'à la télé, publique de préférence, au lieu de convoquer les journalistes à l'Elysée, pour tenir des propos normaux et respectueux. Il n'écrit pas préalablement les questions aux journalistes, car ils les respecte, ce qui de fait, appelle la réciprocité. Beaucoup de petits barons locaux, de droite comme de gauche d'ailleurs, feraient bien d'en prendre de la graine plutôt que de maltraiter journalistes et correspondants : ils n'en seraient que mieux servis ! Voici en vidéo, l'exercice pratique que nous donne notre président. Ah oui, j'oubliais : en plus, sur le fond des sujets, il a des réponses qui ne sont ni ostentatoires, ni méprisantes, mais concrètes, sans pour autant se substituer à son premier ministre : un président de la Vème République, en quelque sorte ! Ca fait du bien, hein !!?
 

4 ans de blog : et maintenant !?

bougie_4_ans.jpgMon blog a eu 4 ans ce 28 mai.

Durant ces 48 mois, j’ai conscience d’avoir participé à mon niveau à la défaite de cette droite sarkozyste qui, sous prétexte de redonner vigueur à la France, l’a au contraire mise à genoux en s’alignant sans aucun discernement sur la politique hyper libérale de Merkel, aux seules fins de servir la caste du grand capital mondial, puis en décrédibilisant l’image de notre pays en répondant aux injonctions de Bush fils, notamment.

La liste est longue, de ce hold-up qui a duré 5 ans : mise à sac des services publics avec la RGPP (hôpital, école, police et gendarmerie, justice, collectivités territoriales…), perte considérable du pouvoir d’achat des classes moyennes, mépris total du monde ouvrier (aucune augmentation du Smic durant 5 ans), enfumage médiatique à tous les étages (un fait divers = une loi, confusion volontaire entre communication et action, personnalisation outrancière du pouvoir, volonté délibérée d’opposer les Français entre eux : jeunes/seniors – ville/campagne – immigrés/ Français – pauvres/riches – travailleurs/chômeurs…), favoritisme indécent pour les plus riches avec la loi TEPA (souvent amis personnels du président), perte de l’aura de la France à l’étranger, affaiblissement de la langue française dans le monde, alignement atlantiste avec l’OTAN (principe anti gaulliste par essence), pour finir dans les bras de Marine Le Pen, en épousant ses thèses les plus extrêmes… Vous conviendrez qu’en 4 ans, j’avais de quoi faire!

Que vont devenir les blogs antisarkozystes (mais pas que !) comme le mien !?

La question de la poursuite des blogs « de gauche » a été posée il y a déjà quelques mois par plusieurs d’entre nous, et récemment encore, après la victoire de François Hollande, le sujet revenait sur le devant de nos écrans blogosphériques, ainsi que dans la presse.

Plusieurs raisons, me semble-t-il, plaident dans le sens, non seulement d’un maintien de nos blogs, mais plus encore d’un renforcement de notre vigilance, de nos investigations et de nos argumentaires.

Tout d’abord, il faut donner une majorité parlementaire à François Hollande, composée de socialistes bien sûr, mais aussi d’écologistes et de Front de Gauche. Ces deux entités seront indispensables pour aiguillonner régulièrement le gouvernement et éviter des dérives (toujours possibles), trop démocrates-chrétiennes, voire libérale : un genre de « firewall », en quelque sorte !

Ensuite, on voit bien comment certains umpistes ne digèrent pas la victoire de la Gauche : lorsque sur une radio nationale (France Inter), Estrosi parle de « la presque victoire de Sarkozy », ou qu’un maire d’une grande ville affirme que « la victoire de Hollande est illégitime », on se dit qu’on aura besoin de toutes les bonnes volontés pour préserver la démocratie…

De tels propos sont récupérés et recyclés par certains blogueurs de droite qui, se retrouvant soudain dans l’opposition, souhaiteraient créer la même dynamique que la blogosphère de gauche avait su initier, faire grandir et amplifier. Taper sur Hollande comme on tapait sur Sarko n’est ni aisé ni crédible, de par la personnalité même du Président, mais aussi de ses méthodes, sans parler du style… Bref, à part les plus intelligents, ou les plus sincèrement réacs, les autres vont non seulement s’y épuiser, mais aussi s’y casser les dents ! Quand ils n'ont pas déjà fermé boutique...

kdb1.JPGEnsuite, et j’aurais sans doute du commencer par là, les blogueurs de gauche sont une bande de copains, nombreux à se connaître « dans la vraie vie », dînant et buvant des coups ensemble, rigolant et s’engueulant, avant de recommencer : et ainsi de suite… Je ne suis pas certain que ce soit la même chose chez nos collègues de droite. Ils nous diront, et peut-être même qu’on ira de temps à autres fréquenter leurs bistrots !!!

Bref, 4 ans de blogs, fier du travail accompli, heureux des rencontres effectuées, impatient de celles à venir, plein de sujets à traiter… disons que c’est reparti pour 4 ans !!!

 

Encore une belle leçon d'anti-démocratie donnée par la droite...

scorpion.jpgA quoi servent encore les blogueurs de gauche ? C'est une question qui fut posée récemment et pour laquelle je prépare un long billet. En attendant, voilà à quoi on sert: à dénoncer ce qui suit (et à faire en sorte que François Hollande ait une majorité confortable le 17 juin).

Ce vendredi matin 25 mai 2012, sur France Inter, Pascale Clarck interwievait Patrick Balkany. La journaliste est connue pour son caractère, disons entier et sa méthode plutôt "rentre dedans", c'est vrai ! Mais après tout, on n'est pas obligé d'accepter de participer ! Bref, après 5 minutes d'esquives foireuses, le Balkany n'y tenant plus, raccroche purement et simplement au nez de la journaliste... Quelle classe ! N'hésitez pas à réécouter en cliquant là.

Un peu plus tard, ce même vendredi 25 mai à 13h, toujours sur France Inter, Claire Servajean a invité Christian Estrosi (qu'ils osent dire d'ailleurs que les médias publics les blacklist, hein !). J'ai cru que j'allais me pisser dessus lorsque ce revanchard d'Estrosi, bouffeur de socialo-écolo-communiste à tous ses repas, ose parler de "la presque victoire de Sarkozy le 6 mai"... Oui, oui, vous avez bien lu : "la presque victoire de Sarkozy le 6 mai ! Je n'ai pas retrouvé l'enregistrement, mais en cherchant bien, çà doit être faisable ! (france inter.fr)

On voit bien à travers ces deux exemples que la droite ne supporte pas d'être écartée du pouvoir. Elle pense, ils pensent tous (Copé, Fillon, Juppé, NKM, Morano, Chatel, Wauquiez, Guaino, Guéant, Raffarin...), comme l'avait annoncé Mme le maire d'Aix-en-Provence, que François Hollande et son gouvernement sont illégitimes !

C'est gens-là sont dangereux pour la démocratie. Ils ne supportent pas l'alternance, ils ne se supportent d'ailleurs même pas entre eux...

 

Taubira, la justice et les mineurs.

justice_dame.jpg Prise pour cible par cette droite revancharde, n'hésitant pas à dire que François Hollande est illégitime, Christiane Taubira souhaite redonner ses lettres de noblesse à la justice. Rien à voir avec du laxisme ! Seulement de la justice républicaine... Pour cela, elle s'est rendue au tribunal pour enfants de Paris, où elle a croisé Pierre Joxe, lors de sa permanence... d'avocat commis d'office ! A lire ici.

 

La Charte déontologique du gouvernement Ayrault.

pr_sidence.jpgJe reçois à l'instant un mail d'un ami qui souligne que le site Elysée.fr est redevenu fréquentable.

Diable ! Cela veut-il dire qu'il ne l'était pas ou plus sous le quinquennat précédent ? Cela veut-il dire qu'il s'agissait avant tout d'un outil de propagande et qu'il serait devenu naturellement un outil de communication ?

Souhaitons-le ! Je me souviens en effet qu'au moment de sa création, les blogueurs avaient été mis en garde sur des liens "de mauvais goût" qui pouvaient être fait sur Elysée.fr... (Comme si c'était le genre des blogueurs, pffffff !!!).

En parcourant le site Elysée.fr (que j'avais délaissé, je l'avoue !), j'y ai découvert cette fameuse Charte de déontologie, qui semble donc responsabiliser, souder et engager les ministres. Bravo !

On y parle de "lien de confiance entre les citoyens et ceux qui gouvernent"; on y lit que "la confrontation des idées en toute confiance sont nécessaires pour assurer la vitalité d’un gouvernement. La délibération collégiale permet de rechercher les mesures les plus justes et d’éviter les erreurs"; on y découvre que "le gouvernement a un devoir de transparence"; on y apprend que "Les membres du gouvernement sont au service de l’intérêt général. Ils doivent, non seulement faire preuve d’une parfaite impartialité, mais encore prévenir tout soupçon d’intérêt privé"; on sursaute lorsqu'on lit que "Les membres du gouvernement s’abstiennent de donner suite à toute invitation pour un séjour privé"...

Bref, je vous engage à lire la totalité de cette Charte signée par chaque membre du gouvernement Ayrault en cliquant ici !

Au fond, tout est d'une logique implacable et terriblement normal, mais on avait, depuis 5 ans, perdu l'habitude...!!

 

Les ministres branchés !

gouvernment-ayrault-perron-elysee_articlephoto.jpg Voilà donc la belle photo traditionnelle prise à l'issue du 1er Conseil des ministres. En prime, Nicolas nous offre le nom des ministres branchés que l'on croise sur le web. Avec leurs adresses, s'il vous plait ! Nicolas aurait mérité un poste de ministre délégué aux technologies de l'information... Si, si, je le pense !

 

Le gouvernement Ayrault.

ayrault.jpg Laurent Fabius nommé ministre des Affaires étrangères

Vincent Peillon nommé ministre de l'Education nationale

Christine Taubira nommée Garde des Sceaux, ministre de la Justice

Pierre Moscovici nommé ministre de l'Economie, des Finances et du Commerce extérieur

Marisol Touraine nommée ministre des Affaires sociales et de la Santé

Manuel Valls nommé ministre de l'Intérieur

Cécile Duflot nommée ministre de l'Egalité des territoires et du Logement

Jean-Yves Le Drian nommé ministre de la Défense

Nicole Bricq nommée ministre de l'Ecologie

Aurélie Filippetti nommée ministre de la Culture et de la Communication

Stéphane Le Foll nommé ministre de l'Agriculture

Geneviève Fioraso nommée ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche

Arnaud Montebourg nommé ministre du Redressement productif

Michel Sapin nommé ministre du Travail, de l'Emploi et du dialogue social

Marylise Lebranchu nommée ministre de la Réforme de l'Etat, décentralisaiton et de la fonction publique

Victorin Lurel nommé ministre des Outremer

Jérôme Cahuzac nommé ministre délégué au Budget

Valérie Fourneyron nommée ministre des Sports

Najat Vallaud-Belkacem nommée ministre des Droits des femmes et porte-parole du gouvernement

 

La paille (d'Ayrault) et la poutre (des UMP).

justice_dame.jpgJe ne saurais trop conseiller au personnel politique de droite de relire ses Evangiles, d'autant que durant 5 ans, ils vont avoir un peu de temps ! Et notamment ce passage de Luc, 6, 41 : « Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l'œil de ton frère et n'aperçois-tu pas la poutre qui est dans ton œil à toi ! Ou comment peux-tu dire à ton frère : Frère, laisse-moi ôter la paille qui est dans ton œil, toi qui ne vois pas la poutre qui est dans le tien ? Hypocrite, ôte premièrement la poutre de ton œil, et alors tu verras comment ôter la paille qui est dans l'œil de ton frère. »

La paille d'Ayrault et la poutre des UMP.

Les meilleurs de l'UMP, les Morano, les Morin et autres Copé, dénoncent la condamnation de Jean-Marc Ayrault, pour laquelle, faut-il le rappeler, la justice de la République est passée et a jugé. Ayrault a été réhabilité et "évoquer sa condamnation, qui date de 1997, pourrait constituer un délit". C'est pas moi qui le dit, mais la Loi (article 133-13). A bon entendeur...

Puisque cela les amuse d'aller sur ce terrain, allons-y ! J'ai comme l'impression que les édiles de la droite feraient bien de balayer devant leur porte, s'agissant de condamnations, tant ils n'ont pas de leçons à donner comme le montrent ces quelques exemples.

Je leur conseillerais plutôt de se battre sur le terrain politique, il y retrouveront leur honneur et peut-être, la confiance des Français, qui sait !?

Allez, une petite liste, juste pour le fun... Hé, fallait pas commencer, les gars, hein !!!

1. Alain Agostini (UMP) 2008, condamné pour proxénétisme aggravé en bande organisée.

2. Alain Carignon (UMP) 1999, condamné pour corruption, abus de biens sociaux et subornation de témoins.

3. Alain Ferrand (UMP) 2006, condamné pour faux et usage de faux. 1998, condamné pour prises illégales d’intérêts et condamné pour fraude fiscale.

4. Alain Juppé (UMP) 2007, condamné pour abus de confiance, recel d’abus de biens sociaux, et prise illégale d’intérêt.

5. Alain Tuduri (UMP) 2009-2010, condamné pour discrimination raciale, pour avoir préempté les biens immobiliers que voulait acheter des personnes d’origines étrangères dans sa commune.

6. Axel Poniatowski (UMP) 2010, condamné pour diffamation.

7. Brice Hortefeux (UMP) 2010, condamné pour atteinte à la présomption d’innocence. Il a également été condamné pour injure non publique envers un groupe de personnes à raison de leur origine. Le Parquet Général a requis sa relaxe, la décision a été mise en délibéré au 15 septembre.

8. Brigitte Barèges (UMP) 2011, condamnée pour refus de mariage.

9. Bruno Sandras (UMP) 2011, condamné pour détournement de fonds publics et prise illégale d’intérêts.

10. Charles Fabre (UMP) 2010, mis en examen pour favoritisme.

11. Charles Pasqua (UMP) 2009 à 2010, condamné pour trafic d’influence, pour favoritisme, pour faux, financement illégal de campagne et abus de confiance. Il est cité dans l’affaire de recel d’abus de biens sociaux pour l’association France Afrique Orient. Il également mentionné dans l’affaire du financement occulte du ministère de l’Intérieur et de l’Union des groupements d’achats publics.

12. Christian Vanneste (UMP) 2006 et 2007, condamné pour propos homophobes, condamnation confirmée par la Cour d’Appel puis annulée par la Cour de Cassation. Il avait déclaré l’homosexualité inférieure à l’hétérosexualité et que l’homosexualité était une menace pour l’humanité.

13. Claude Polony (UMP) 2001-2009, reconnu coupable de prise illégale d’intérêt, favoritisme et détournements de fonds.

14. Daniel Simonpieri (FN puis UMP), condamné pour favoritisme, fausses factures et emploi fictif. Il avait déjà été condamné pour harcèlement moral.

15. Damien Meslot (UMP) 2010, condamné pour outrage à magistrat, mis en examen pour atteinte ou tentative d´atteinte à la sincérité d´un scrutin.

16. Denis Gautier-Sauvagnac (UMP) 2008, mis en examen pour blanchiment d’argent.

17. Denis Jacquat (UMP) 2011, condamné pour abus de confiance et infraction à la législation sur le financement des campagnes électorales.

18. Didier Schuller (RPR-UMP) 1994, il s’enfuit aux Bahamas après la révélation d’une tentative de déstabilisation du juge Éric Halphen puis il continue sa cavale en Dominique Républicaine où il bénéficie d’une protection diplomatique, avant de revenir en France

19. 2005, condamné pour financement illégal de sa campagne.

20. 2007, condamné pour avoir fait financer de façon occulte des activités politiques.

21. Dominique Paillé (UMP) 2004, condamné pour abus de confiance.

22. Frédéric Chazal (UMP) 2010, condamné pour diffamation.

23. Gaston Flosse (UMP) 2011, condamné pour détournement de fonds publics et prise illégale d’intérêts.

24. Georges Tron (UMP) 2011, mis en examen pour harcèlement sexuel, agression sexuelle et viol.

25. Gérard Dezempte (UMP) 2006, condamné pour discrimination.

26. Gérard Larrat (UMP) 2011, condamné pour constitution de partie civile abusive ou dilatoire dans le but de nuire à son adversaire socialiste.

27. 2011, mis en examen pour complicité d’atteinte à la sincérité du scrutin, complicité de faux administratif et usage et complicité de manœuvre frauduleuse tendant à l’exercice irrégulier du vote par procuration, son élection a été annulée.

28. Gilles Forray (UMP) 2006, condamné pour corruption passive et recel d’abus de biens sociaux.

29. Guy Drut (UMP) 2005, condamné pour avoir bénéficié d’un emploi fictif.

30. Guy Wildenstein (UMP) 2011, mis en examen pour recel d’abus de confiance.

31. Henry Chabert (UMP) 2002, condamné pour recel d’abus de biens sociaux.

32. Jacques Blanc (UMP) 2009, mis en examen pour détournement de fonds publics et prise illégale d’intérêt.

33. Jacques Masdeu-Arus (UMP) 2006 à 2009, condamné pour corruption passive et recel d’abus de biens sociaux.

34. Jacques Myard (UMP) 2009, condamné pour diffamation.

35. Jean Reynaud (UMP) 2004, condamné pour prise illégale d’intérêt. 2006, condamné pour harcèlement moral et dégradation des conditions de travail.

36. Jean Tiberi (UMP) 2009, condamné pour occupation illégale des locaux de sa permanence et fraude aux électeurs.

37. Jean-Louis Garnier (UMP) 2011, condamné pour coups et blessures.

38. Jean-Louis Masson (UMP) 1997, condamné pour avoir financé la campagne d’un concurrent afin d’affaiblir sa rivale à droite.

39. Jean-Paul Alduy (UMP) 2008, son élection est annulée pour fraude.

40. Jean-Paul Fournier (UMP) 2009 à 2010, condamné pour prise illégale d’intérêt.

41. Joëlle Ceccaldi-Raynaud condamnée (UMP) 2006, condamnée pour diffamation et complicité de diffamation.

42. Joëlle Ferrand (UMP) 2010, condamnée pour prise illégale d’intérêt et malversations.

43. Laurence Spicher-Bernier (UMP) 2010 à 2011, condamnée pour exercice illégal de la profession d’avocat et escroquerie.

44. Lionel Cressiot (UMP) 2011, mis en examen pour injures et diffamation.

45. Lucette Michaux-Chevry (UMP) 2002, condamnée pour favoritisme dans l’attribution de marchés publics.

46. Manuel Aeschlimann (UMP) 2009, condamné pour favoritisme dans l’attribution d’un marché public.

47. Marie-Jeanne Bozzi (UMP) 2002, condamnée pour proxénétisme aggravé, association de malfaiteurs et dissimulation de travail clandestin.

48. 2007, condamnée pour soustraction au paiement de l’impôt, omission de déclaration et fraude fiscale.

49. 2009, mise en examen pour association de malfaiteurs en vue de la commission d’un homicide en bande organisée.

50. Maurice Gutman (UMP) 2010, condamné pour proposition sexuelle à une mineure de 12 ans.

51. Michel Buillard (UMP) 2011, condamné pour détournement de fonds publics et prise illégale d’intérêts.

52. Michel Habig (UMP) 2006, condamné pour avoir fait incendier 14 caravanes appartenant à des Roms installées sur un terrain municipal.

53. Nicolas Bazire (UMP) 2011, mis en examen dans le cadre de l’affaire Karachi.

54. Olivier Deleu (UMP) 2011, mis en examen pour injures et diffamation.

55. Olivier Rey (UMP) 2008, condamné pour violences, menaces et dégradation grave du bien d’autrui à raison de la religion.

56. Pascal Buchet (UMP) 2007-2011, condamné pour harcèlement moral ayant mené au suicide.

57. Patrick Balkany (UMP) 2003, condamné pour injure publique et pour diffamation. 1999, condamné pour avoir rémunéré aux frais du contribuable trois personnes désignées comme des employés municipaux mais qui ne s’occupaient que de son appartement de Levallois-Perret et de sa résidence secondaire près de Giverny.

58. Philippe Brun (UMP) 2011, condamné pour fraudes et multiples abus de biens sociaux.

59. Pierre Bédier (UMP) 2009, condamné pour corruption passive et recel d’abus de biens sociaux.

60. Philippe Pemezec (UMP) 2010, condamné pour injures. 2007, condamné pour irrégularités lors de sa campagne, son élection sera annulée.

61. Renaud Donnedieu de Vabres (UMP) 2004, condamné pour blanchiment d’argent.

62. 2011, mis en examen dans le cadre de l’affaire Karachi.

63. René Vestri (UMP) 2009, condamné pour travail dissimulé.

64. 2010, mis en examen pour blanchiment à titre habituel et en bande organisée, trafic d’influence et association de malfaiteurs.

65. Richard Cazenave (UMP) 1999, condamné pour abus de biens sociaux.

66. 2004, condamné pour recel et complicité d’abus de biens sociaux.

67. Serge Dassault (UMP) 1998, condamné pour corruption. 2010, condamné pour procédure abusive.

68. 2009, condamné pour avoir acheté des voix lors des municipales.

69. Thérèse Aillaud (UMP) 2002, condamnée pour détournement de fonds publics.

70. Thierry Gaubert (proche de l’UMP, collaborateur de Sarközy) 2008, mis en examen pour abus de biens sociaux et escroquerie.

71. 2011, mis en examen dans le cadre de l’affaire Karachi.

72. Thierry Leprince (UMP) 2007, condamné pour viol sur une mineure de 12 ans.

73. Vincent Toni (UMP) 2008 et 2011, condamné pour corruption passive.

74. Xavier Dugoin (UMP) 1997 , condamné pour trafic d’alcool, salaires fictifs et corruption.

75. 1999 à 2000, condamné pour abus de confiance, détournement de fonds publics, falsification de documents administratifs et prise illégale d’intérêt.

76. 2001, mis en examen dans le cadre de l’affaire des emplois fictifs du conseil général de l’Essonne, cette procédure sera annulée pour vice de forme.

Et maintenant, foutez-nous la paix !

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