Philippe Méoule

Philippe Méoule vous souhaite la bienvenue à bord de son blog et est heureux de vous accueillir pour un voyage dont vous êtes maintenant passager et équipier. 2012 est notre cap... Parez à la manoeuvre !?

Philippe Méoule vous souhaite une année 2012 empreinte de changement et de solidarité.

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Derniers commentaires

fn_1.jpgC’est une note choc, du centre de recherches politiques de Sciences-Po, le Cevipof, qui devrait secouer le secteur public, à moins de trois mois de la présidentielle. Dans une courte étude intitulée “Le vote des fonctionnaires : cinq ans après la RGPP”, Luc Rouban, spécialiste de la fonction publique, en arrive à la conclusion que “si l’élection ne voyait voter que les seuls agents du secteur public, François Hollande affronterait Marine Le Pen au second tour”. Cet article, écrit par Bruno Botella est paru sur acteurspublics.com.

graph_intentions_de_vote.jpgLa note, qui s’appuie sur des données recueillies en décembre 2011, dresse un tableau du “vote fonctionnaire” même si, selon l’auteur, cette formule n’a pas de sens compte tenu des différences qui existent au sein de l’ensemble des agents du secteur public. Les intentions de vote par métiers sont d’ailleurs l’un des grands enseignements de cette étude, qui bouscule quelques idées reçues. Réputée politisée, la fonction publique ne l’est pas plus que le secteur privé. “L’engagement dans la vie politique ne concernant cependant que les diplômés, cadres et surtout enseignants”, souligne le Cevipof.

Hollande en tête mais…

Il en est de même du “tropisme de gauche de la fonction publique”. En 2012, “les employés et les ouvriers du secteur public constituent le groupe électoral le plus attiré par le « ni-nisme » qui se traduit soit par de l’abstention, soit par un vote d’extrême droite”. Et de fait, le Front national semble marquer des points chez les agents du secteur public.

Selon l’étude du Cevipof, au premier tour de la présidentielle, Marine Le Pen et Nicolas Sarkozy feraient jeu égal dans la fonction publique d’État (15 %) et dans la fonction publique hospitalière (18 %). Dans les intentions de vote des agents de la territoriale, la candidate du Front national dépasserait Nicolas Sarkozy (13 % contre 11 %) et atteindrait 24 % dans les entreprises publiques. Partout, François Hollande arrive largement en tête. Par métiers, Marine Le Pen est très bas chez les cadres et les enseignants, mais talonne Nicolas Sarkozy (18 % contre 20 %) chez les employés de la fonction publique et surtout se hisse en tête (37 %) chez les policiers et militaires, 10 points devant le chef de l’État.

Arrière-fond populiste.

L’auteur de la note, Luc Rouban, souligne que l’attrait de la droite modérée s’est affaissé depuis 2007 dans toutes les catégories de fonctionnaires au profit de la gauche pour les plus diplômés et du Front national pour les moins diplômés. “Le vote des fonctionnaires en faveur de François Hollande sera plus un vote d’antisarkozysme qu’un vote de confiance”, tranche Luc Rouban.

Sans aller jusqu’à dire que la RGPP comptera dans le vote des fonctionnaires en avril et mai prochains, le Cevipof rappelle que la “campagne s’est très vitre inscrite sur un arrière-fond populiste, le nombre de fonctionnaires comme leur statut étant pris pour cibles par de nombreux commentateurs, alors même que le FN s’est mis à défendre les services publics”.

La note indique aussi que “les suppressions de postes, le gel des salaires, les fusions de services, les difficultés quotidiennes des agents les plus exposés aux usagers, mais aussi la volonté affichée du gouvernement de « managérialiser » un monde très corporatif mais aussi très égalitaire, ont créé une situation de forte tension”.

 

Nadine Morano : la photo.

morano.jpg Nadine Morano a passé sa soirée à se justifier sur twitter à propos de l'accident qui a eu lieu vendredi dernier. Franchement, c'était pitoyable ! Avoir Morano sur ses twitts, c'est pas terrible, mais il y a pire : l'avoir en photo ! Vous ne trouvez pas !?

 

jamet_blog.jpg Marc-Antoine Jamet est candidat, après la démission d’Yves Leonard, aux fonctions de Premier secrétaire de la Fédération de l’Eure du Parti socialiste, dont le vote aura lieu les 2 et 3 février dans chacune des sections euroises.

Marc-Antoine Jamet, maire de Val-de-Reuil, est mon "patron", tout le monde (localement) le sait. Mais le maire d'une commune n'est pas un patron comme les autres, tant ses responsabilités sont multiples et son dévouement, forcément total.

Pourtant, il semble que sa proposition de candidature ne soit pas du goût de tout le monde... En effet, j'entends et lis certaines choses, depuis quelques jours, qui m'agacent, tant elles sont fausses et injustes. C'est la raison pour laquelle j'ai proposé à Marc-Antoine Jamet de réaliser cette interview sur mon blog. Librement.

1/ Quels intérêts avez-vous à vous présenter à cette élection ? Cela a surpris.

Un intérêt personnel et matériel aucun. Je n’en ai pas besoin pour vivre ou exister. C’est peut-être mon originalité. Un intérêt politique, collectif, intellectuel très grand. Je crois à l’engagement au service de notre parti. Quand j’ai coordonné les permanents de Solferino voici quelques années ou ai accepté d’être trésorier du PS, avec Henri Emmanuelli, je n’ai pas été payé pendant quelques mois. Mais nous étions d’accord, ma femme et moi, pour faire ces sacrifices. Je garde un attachement extraordinaire pour cette période, comme pour celle où avec trois ficelles et deux élastiques, nous faisions marcher le groupe parlementaire pour Laurent Fabius. J’aime bien ce travail de l’ombre que j’ai fait pendant vingt ans au service des autres depuis ma première participation au groupe des experts du PS dans les années 80 et j’ai l’envie de mettre à la disposition de mes camarades cette expérience. On me dit qui plus est que la fédé n’a plus un sou. Alors raison de plus…

En tout cas, ma candidature ne cache rien et je ne suis l’instrument de personne. Mon indépendance à l’égard des uns ou des autres sera garante de l’esprit de justice et de concorde que les socialistes de l’Eure doivent retrouver. La réalité, c’est que beaucoup de camarades qui avaient gardé en souvenir la campagne victorieuse que nous avons menée aux dernières régionales m’ont incité à me présenter.

J’ai accepté pour deux raisons essentiellement. D’abord la période, qui nous oblige, à trois mois des élections présidentielles, à rassembler notre famille et à lui trouver très vite un porte-parole suffisamment audible et expérimenté pour mener avec combattivité et efficacité la campagne face à Bruno Le Maire qui a du répondant. Quand Mélanie Mammeri me dit « je sais que si tu faisais le sale boulot dans la 3ème, je pourrais pleinement faire de la politique et gagner », je comprends aussi ce qu’elle veut dire. En 2007 Ségolène Royal était arrivée derrière Nicolas Sarkozy dans l’Eure. Je veux que nous inversions la tendance pour François Hollande en 2012. Aux régionales, nous avons gagné face à deux ministres notre département à la Gauche alors que traditionnellement à cette élection, nous perdions. Il faut faire pareil aux présidentielles. Pourquoi changer une équipe qui a gagné ?

Ensuite, parce que notre fédération doit être mieux entendue dans le débat politique, au niveau local par nos grands élus qui doivent jouer collectif et écouter les militants, au niveau régional pour construire une relation équilibrée avec la fédération de Seine-Maritime que nous avons tendance à regarder d’en bas, au niveau national pour peser sur les instances du PS et ne plus se retrouver avec la moitié de nos circonscriptions réservées à d’autres à Gauche que des socialistes, surtout lorsque les partis avec qui nous avons des accords présentent des candidats y compris là où un socialiste est en lice, sauf dans la deuxième circonscription.



2/ La campagne a commencé. Comment se concrétise-t-elle ? Vous faites la tournée des sections ?

Le besoin de dialogue et d’échanges est grand chez les militants. L’envie de les organiser est bien moins grande chez ceux qui sont partisans de pré-désignations à deux ou trois. Pourquoi faudrait-il étouffer la campagne ? Après nos primaires qui ont été une force et une réussite, c’est à n’y rien comprendre. Je sens que les militants ont envie que leur voix compte. C’est la première fois depuis longtemps qu’il y a une possibilité de changement qui s’offre à eux. Je crois qu’ils la saisiront si le scrutin est honnête. Quand je vois qu’il a été interdit aux sections d’accueillir des candidats, je me dis que nous devons changer notre mode de fonctionnement et notre rapport à la réalité qui nous entoure.

On peut communiquer comme on veut par internet, ce que le site de la fédération muet depuis deux ou trois mois ne confirme pas vraiment, et nous nous tairions entre nous ? Il faut ouvrir la fédération, les sections, nos actions. Pas fermer les portes et les fenêtres. On ne peut se contenter pour se faire une opinion d’une réunion baptisée « officielle » – c’est le terme employé par le Premier fédéral sortant – unique, exclusivement à Evreux où il n’est pas aisé de se rendre pour la majorité des militants. Le jeudi 26, lors de l’Assemblée fédérale des sections, je ferai part de 20 propositions pour faire de la fédération de l’Eure une fédération moderne, victorieuse et respectée. Elles étaient partie prenante de ma profession de foi, mais sans que nul ne m’en informe jusqu’à cet instant, même si c’est peu croyable, elles en ont été ôtées. Je note que ces choix d’organisation conduisent déjà à une absurdité que personne ne semble vouloir noter ou corriger. Parce que nous n’avons aucune date de repli, nous allons obliger nos militants à ne pas regarder le débat Hollande/Juppé qui se tiendra à la même heure que ce rassemblement encadré. Notre premier travail ce devrait être la mobilisation au service de notre champion.



3/ Comment comptez-vous rassembler les différentes personnalités, les différents courants du Parti ? Etes-vous capable de faire ce rassemblement ? Vos adversaires en doutent.

Je n’ai pas d’adversaire au sein du Parti socialiste. Je n’ai que des camarades et nous avons l’habitude de travailler ensemble depuis longtemps. J’allais voir déjà Jean Louis Destans voici près de quinze ans alors qu’au lendemain de revers électoraux il n’y avait pas foule, me disait-il, pour prendre le chemin de Pont-Audemer. J’ai fait toutes les campagnes de Richard Jacquet même quand d’autres, à la CASE, militaient pour ses rivaux. J’ai défendu Rachid Mammeri au bureau fédéral y compris contre mes amis parce que je n’aime pas les anathèmes. J’ai vu Michel Ranger chaque mois pendant des années avant d’être élu dans l’Eure. J’ai proposé à Laurent Fabius son hommage à Gérard Silighini. Je me suis battu pour que François Loncle ait dans ma commune le meilleur score de sa circonscription. Je n’oublie pas ces combats communs.

Ma première action en tant que Premier secrétaire fédéral sera de constituer un secrétariat fédéral collégial rassemblant toutes les sensibilités de notre Parti afin de mener la campagne présidentielle de façon unitaire. François Bouillon, militant d’Evreux et candidat lui aussi, fait la même proposition. Je m’appuierai sur deux instances, insuffisamment ou plus du tout réunies ou écoutées. La première, le Conseil fédéral, l’équivalent du Parlement du PS de l’Eure, sera de nouveau réuni et je tiens à ce qu’il se tienne une fois sur deux de façon décentralisée en dehors d’Evreux. La seconde, que j’appelle la conférence des secrétaires de section, nous permettra de faire, au minimum une fois par mois, un point politique complet avec ceux qui sont localement les premiers des militants. Ils sont la colonne vertébrale de notre action. Ils doivent donc être étroitement associés au travail de la fédération. Le rassemblement est la condition de l’efficacité. Cela vaut aussi avec nos partenaires de Gauche avec qui il faut avoir une relation franche. Je travaille avec les communistes et les verts depuis 11 ans à Val-de-Reuil et depuis 8 ans à la Région Haute-Normandie. C’est un aspect fondamental que je connais bien.



4/ Localement, dans la cinquième circonscription de l’Eure, quelle est votre position ? En cas de candidature de Philippe Nguyen et/ou d’Hélène Segura malgré l’accord avec les verts aux élections législatives, certains parlent d’exclusion.

J’entends comme vous. Exclure, c’est trop facile. Trouver des solutions et gérer politiquement de façon à ce que cela ne se produise pas, c’est plus compliqué. La colère des militants de la cinquième circonscription est compréhensible. Cette affaire illustre bien la fragilité de notre fédération. Une fédération qui ne pèse pas au niveau national se voit imposer le résultat des négociations nationales. Nous ne sommes qu’une variable d’ajustement. Notre fédération aurait pesé, nos leaders auraient fait entendre leur voix lors de nos congrès et en conseil national dont ils sont membres, cela ne serait jamais arrivé. Maintenant tout est-il joué ? Je pense qu’il faut, différemment, retenter notre chance. Je crois qu’il faut collectivement trouver une solution et rouvrir une négociation spécifique pour que la candidature de la Gauche non communiste à Vernon/Gisors/Les Andelys, ne finisse pas à 8%. On ne doit jamais se résoudre à perdre une élection, surtout quand on a toutes les chances de la gagner avec de bons candidats hélas pas encore désignés. On ne doit pas non plus se résoudre à ce que notre Parti perde deux de ses membres les plus actifs et représentatifs.

Grâce à Pierre Moscovici, j’ai eu un nouveau contact hier avec le cabinet de notre candidat sur cela.

 

sarko_dort.jpgDans l'esprit de Sarkozy, il y a un doute : "En cas d'échec, j'arrête la politique. Oui, c'est une certitude." (On a mal pour lui !). C'est ce que le chef de l'Etat déclare, depuis quelques jours, quand on l'interroge sur l'hypothèse de sa défaite à l'élection présidentielle en 2012. C'est donc bien qu'il l'envisage comme possible en dépit des manifestations d'enthousiasme et des protestations de confiance qu'il multiplie devant ses visiteurs.

"De toute façon, je suis au bout, ajoute-t'il. Dans tous les cas, pour la première fois de ma vie, je suis confronté à la fin de ma carrière." Celle-ci, ajoute-t-il, peut intervenir dans quelques mois ou dans cinq ans. "

Bon, ici, on préfèrerait tout de suite ! Dire que ce sera simple pour la gauche et Hollande, on ne le dira pas non plus !

Toutefois, on sent chez nos adversaires un vrai doute. Le fameux tract qu'ils ont sorti à 6 millions d'exemplaires en témoigne. Quand on titre: "Rétablissons la vérité sur notre bilan", c'est que l'on bat en retraite, c'est que l'on envisage la défaite. La gauche avait commis ce même genre d'erreur prémonitoire en affichant, dans les années Jospin :" Au secours, la droite revient !".

De plus, le contenu du tract est une mine pour les militants de gauche : chaque action est nommée et chiffrée ! Que du bonheur pour leur foutre sur la gueule !!! Ne nous gênons pas, il ne se gêneront pas non plus...

Au fond, après 10 ans de pouvoir, la droite a peut-être envie de se reposer quelques années... Ce qui ne serait pas idiot !

 

a_005.jpg A tous les détracteurs, les moqueurs, les emmerdeurs, les blogueurs, les empêcheurs (de refaire l'Histoire !), je dis solennellement qu'il faut sauver et réhabiliter le soldat Hervé Morin...

En dévoilant cette photo d'archives, ce sont des faits d'armes méconnus qui se révèlent au grand jour.

Débarquant sous la mitraille, placé au nouveau centre d'une barge, le 6 juin 1944 à Omaha Beach, Hervé Morin s'enfonce dans le bocage Normand jusqu'à Epaignes, petite bourgade dont il est immédiatement élu maire. Dans la foulée, il s'impose comme Conseiller général dans l'Eure. Au risque de sa vie, il poursuit son chemin libérateur jusqu'à Paris où il est nommé ministre de la Défense.

Un tel courage mérite le respect, c'est pourquoi il faut sauver le soldat Morin !

 

Sans_titre-1__1_.jpg Jeudi 26 janvier 2012 à 18h30, salle Jules Janin à Evreux, venez débattre avec Michel PINÇON et Monique PINÇON-CHARLOT, les auteurs du livre "Le président des riches".

Petits chèques entre amis, dîners mondains, légions d’honneur et comptes en Suisse … L’affaire Bettencourt a jeté une lumière crue sur les connivences souterraines qui unissent pouvoir politique et puissances de l’argent. Dans ce livre-enquête, les sociologues Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot, spécialistes de la bourgeoisie française, donnent à voir, au-delà des scandales, la logique d’un système.

Pour faire vivre un monde où l’entre-soi permet l’affirmation des réseaux, ils rapportent des histoires révélatrices, glanées dans les coulisses du règne de Nicolas Ier. En brossant la chronique des premières mesures prises, ils dévoilent les ressorts d’une politique systématique en faveur des nantis : bouclier fiscal, abattements et exonérations en tout genre, dépénalisation du droit des affaires ne sont que les éléments visibles d’une guerre des classes au service de l’aristocratie de l’argent. Aux discours du Sarkozy qui prétendait vouloir refonder le capitalisme s’oppose la réalité des actes : paradis fiscaux, fonds spéculatifs, bonus des traders, stock-options et cadeaux aux banques se portent bien et ont permis au capital financier de retrouver de sa superbe.

Derrière la façade d’un pouvoir démocratique se dessine ainsi le tableau inquiétant d’un tout autre régime : une oligarchie, un gouvernement des riches pour les riches.

 
On dira ce que l'on veut, le meeting de lancement de campagne de François Holande est un succès. Bravo ! Notre ami Jegoun qui a couvert l'événement donne l'essentiel des mesures ci-après. Evidemment, l'idéal est de visionner les 2 videos suivantes pour se faire une idée de l'ambiance qui régnait au Bourget, mais surtout pour mesurer la force de conviction et la hauteur de vue du candidat : on ne pourra plus dire que la gauche n'a pas de vision d'avenir...
Discours de François Hollande au Bourget 1e partie par francoishollande
Discours de François Hollande au Bourget 2e partie par francoishollande Economie, finance, dette, impôts - Séparation des activités de crédit et de spéculation au sein des banques ; encadrement des bonus - "Les produits finaciers sans lien avec les nécessités de l'économie réelle, seront purement et simplement interdits." - Une "véritable" taxe sur "toutes les transactions financières", "avec ceux qui en Europe qui voudront la mettre en place avec nous" - Une "agence publique de notation au niveau européen" - "Une contribution écologique sera installée aux frontières de l'europe" - La création d'une banque publique d'investissement pour réindustrialiser la France - Création d'un livret d'épargne "dont le produit sera entièrement dirigé vers le développement des PME". - Une tranche d'imposition supplémentaire à "45 % d'impôt sur le revenu pour ceux qui touchent plus de 150 000 euros" par an. Société, laïcité, parité - Instaurer le droit de vote des étrangers aux élections locales -Accession au mariage et à l'adoption pour les couples homosexuels - Pour les personnes handicapées, "chaque loi que nous proposerons comprendra un volet handicap" - Couverture "intégrale" de la france en très haut débit "d'ici dix ans". - Inscrire la loi de 1905 sur la laïcité "dans la Constitution" car la laïcité est "une valeur qui libère et qui protège" face "aux communautarismes" - Suppression des exonérations fiscales pour les entreprises ne respectant pes les règles de l'égalité salariale hommes/femmes - Réduire "de 30 %" les salaires du président de la République et des ministres - Introduire "le non-cumul des mandats pour les parlementaires" - Couverture "intégrale" de la france en très haut débit "d'ici dix ans". - Inscrire la loi de 1905 sur la laïcité "dans la Constitution" car la laïcité est "une valeur qui libère et qui protège" face "aux communautarismes" - Suppression des exonérations fiscales pour les entreprises ne respectant pes les règles de l'égalité salariale hommes/femmes Education - Engagement à ce qu'en 2017, "le nombre de jeunes sortant sans qualification du système scolaire soit divisé par deux" Institutions Sécurité, logement, retraite - Créer "des zones de sécurité prioritaires là où il y a les taux de délinquance les plus élevés" - "Le livret A verra son plafond doublé afin que tous les Français puissent financer le logement social" - "J'encadrerai les loyers là où les prix sont manifestement excessifs" - "Je multiplierai par 5 les sanctions qui pèsent sur les communes qui bafouent les règles" de la loi SRU, qui oblige les villes à avoir au moins 20 % de logements sociaux. - Sur la retraite : "Ceux qui ont commencé à travailler tôt pourront partir en retraite à 60 ans à taux plein" Relations internationales, armée - L'élaboration d'un nouveau traité franco-allemand proposée à la chancelière allemande "en janvier 2013" - Retrait des troupes d'Afghanistan
 

kiosque___journaux.jpg The Huffington Post est un journal d'information américain publié exclusivement sur Internet. Il fut fondé par Arianna Huffington le 9 mai 2005. Le principe est de faire appel à de nombreuses collaborations et sources extérieures, journalistes ou experts reconnus, mais aussi blogueurs "zinfluents" ! Ce site couvre un large éventail de domaines tels que : actualité, politique, culture, divertissement, médias, religion, vie quotidienne, affaires, etc.

HuffPo France débarque lundi 23 janvier 2012 à 9h30.

Le groupe Le Monde et le Huffington Post ont signé début octobre 2011un accord pour lancer la version française du HuffPo, avec pour partenaire financier, Matthieu Pigasse. Ce nouveau site Internet, entièrement en français, fusionnera avec le site participatif Le Post, contrôlé aussi par Le Monde.

Anne Sinclair la future directrice, Arianna Huffington, fondatrice du Huffington Post, David Kessler, directeur de la publication de la version française et Paul Ackermann, rédacteur en chef, présenteront lundi la version française du journal lors d'une conférence de presse à 9h30.

Comme pour le site américain, la rédaction du HuffPo français, composée d'un peu moins d'une dizaine de journalistes parmi lesquels plusieurs "community managers", se basera sur trois piliers: un traitement de l'actualité - avec notamment des articles de lien, une dynamique participative, et des blogueurs-chroniqueurs qui constitueront une belle vitrine pour le site.

Pour ma part, je suis abonné au site américain depuis 3 ans. J'aime bien son côté hétéroclite. Je ne doute pas qu'il en sera de même pour le site français, ni que sa directrice, Anne Sinclair, professionnelle de l'info, saura faire appel aux meilleurs d'entre nous...

 

3singes.jpgC'est marrant (si je puis dire !), dès que je parle du service public en général et des collectivités locales en particulier, tout le monde s'en fout ! A part SeeMee, évidemment, et quelques autres. C'est dommage parce qu'à priori, chacun de nous vit dans une ville ou un village, et devrait donc être concerné par le problème.

De quoi s'agit-il ?

Tout simplement, comme le démontre l'article qui suit, de l'impossibilité croissante des collectivités, à répondre aux besoins vitaux de leurs administrés. Petite enfance, personnes âgées, logement, voirie, centres de loisirs, bibliothèques, sports, mais aussi, construction d'écoles, rénovation et entretien de locaux et d'espaces publics, bref, ce qui fait le quotidien de chacun pour le rendre plus agréable et fonctionnel... Pour ce faire, savez-vous que les collectivités locales sont les premiers investisseurs publics à hauteur de 73% ? Demandez donc aux artisans du BTP ce qu'ils pensent des restrictions budgétaires des collectivités ! Ils vous répondront que le chômage qui en résulte est catastrophique pour leurs entreprises et les met en péril. Sans parler des petits restaurants, des bistrots, des magasins d'alimentation, des boulangeries qui pâtissent furieusement des manques d'activités.

Oui, c'est tout un peuple qu'on assassine !

Lire ICI l'article d'Acteurs Publics : "Alerte sur le financement des collectivités".

 
Voilà pourquoi Sarkozy tarde tant à se dévoiler. Il ne sera pas candidat à sa succession, ayant pris la mesure de ses échecs, notamment en matière de chômage : il l'annonce lui même dans cette vidéo...
 

sarko_de_dos.jpgQuand François Mitterrand et la gauche gagnèrent en 1981, nous y avons cru pendant 1 an et demi. Nous avons fermé les yeux sur la naissance de la première franchise anti-sociale, le forfait hospitalier. Nous n’avons rien dit quand François Mitterrand refusa de revenir sur la loi de 1973 limitant fortement la possibilité du financement de l’État par la Banque de France. Nous avons été peu à critiquer le tournant néolibéral de 1983 qui permit aux capitalistes de modifier la répartition des richesses en faveur du profit et en défaveur des salaires.

Quand François Mitterrand et la gauche revinrent au pouvoir en 1988, peu dirent que cela serait pire que pendant la période 1983-1986. Et pourtant, François Mitterrand refuse de revenir sur l’autorisation administrative de licenciement ou sur la décision de Chirac-Seguin de désindexer les retraites sur les salaires pour les indexer sur les prix alors que c’est la raison principale de la baisse des retraites aujourd’hui. Pire, le livre blanc de Michel Rocard sur les retraites augure de ce que fera la droite dès 1993 à son retour au pouvoir.

Quand Lionel Jospin et la gauche gagnent de nouveau en 1997, personne ne croit qu’il va appliquer pour des millions de salariés (les ouvriers et les employés) une baisse de salaires. Personne ne croit qu’il va faire la CMU pour les très pauvres en abandonnant les pauvres dans l’accès aux soins (ceux qui gagnent au-dessus du plafond de la CMU et moins de 1,3 SMIC) dont une partie va faire de la renonciation de soins pour cause financière et rejoindre le vote d’extrême droite. Personne ne croit qu’il va dire que l’État ne peut rien contre les licenciements de Renault alors que la part de l’État dans cette société faisait qu’elle avait le pouvoir. Personne ne croit qu’il va signer la stratégie de Lisbonne, transformer le Code de la mutualité solidaire en code assurantiel, etc.

Alors quid du 6 mai 2012 ? Notre journal fera tout pour tourner la page de Nicolas Sarkozy et de sa politique néolibérale. Mais nous souhaiterions que cela soit pour une vraie rupture. Et là, nous avons quelques craintes. Car nous sommes dans une situation plus que préoccupante.

Trois chercheurs suisses, Stefania Vitali, James B. Glattfelder et Stefano Battiston de l’École polytechnique fédérale de Zurich, spécialistes en réseaux complexes, ont publié, le 26 octobre dernier dans la revue scientifique en ligne américaine PlosOne, un article qui montre que les participations de 737 firmes mondiales dans les autres entreprises du réseau leur permettent de contrôler 80 % de la valeur (mesurée par le chiffre d’affaires) de la totalité du réseau. Et que 147 firmes contrôlent 40 % de cette valeur totale. Même si une polémique se développe sur cette étude en arguant par exemple que cette étude sous-estime l’influence de certains États sur les grandes firmes par exemple, tout le monde est d’accord pour conclure à un accroissement de la concentration du pouvoir dans le monde.

Un nouveau rapport de l’Internationale de l’éducation (membre de la Confédération syndicale internationale CSI) intitulé Global Corporate Taxation and Resources for Quality Public Services (Taxation des sociétés au niveau mondial et ressources pour des services publics de qualité) a rendu public à Londres, les énormes pertes de revenus pour les gouvernements dues à l’évasion fiscale des entreprises et surtout des multinationales.

Arrêtons notre liste. Nous pourrions montrer des centaines d’études décrivant la réalité matérielle que nous cachent le 20 h de TF1 et de France 2 et dont on n’entend pas beaucoup parler par les dirigeants de la gauche.

Mais ces exemples sont suffisants pour montrer que les difficultés deviennent plus fortes et qu’une gauche digne de ce nom doit prendre à bras le corps dès le 7 mai 2012 au matin en cas de victoire que nous souhaitons ardemment.

Tout cela pour dire que la gauche si elle ne veut pas une fois de plus décevoir le peuple devra engager sur le temps court une rupture contre la finance libéralisée, contre le libre échange, contre l’austérité salariale et contre la contre-révolution fiscale. C’est même une condition de la sortie de crise y compris celle de la dette publique.

Les promesses faites par François Hollande, acceptées par le PS et les écologistes d’EELV, de 50 milliards d’économies en 2012-2013, d’une taxation sur les transactions financières de 0,05 % (José Manuel Barroso, président de la Commission européenne propose 0,1 % !), d’autoriser que la BCE rachète des emprunts d’État (ce qu’elle fait déjà à hauteur de 140 milliards d’euros, mais seulement sur le marché secondaire alors qu’il faudrait que la BCE le rachète directement aux États et donc désobéir à l’article 123 du Traité de Lisbonne), de refuser la retraite à 60 ans, ne sont manifestement pas à la hauteur des enjeux et refusent en fait les ruptures nécessaires de temps court. Alors que dire des nécessaires ruptures de temps long pour aboutir aux 4 ruptures et à l’application des 10 principes de la république sociale que nous appelons de nos voeux…

Pourtant, l’euphorie des 3 millions de votants aux primaires socialistes devrait laisser place à un peu de lucidité. Tout d’abord, les 4 et 3 millions de votants respectivement des deux primaires italiennes n’ont pas empêché le désastre programmé de la gauche italienne. Puis, le problème politique majeur est de combler le fossé entre la gauche et les couches populaires (ouvriers, employés, représentant 53 % de la population) sans quoi toute transformation sociale et politique n’aura pas lieu. Et sur ce point, une étude de l’IFOP du 4 janvier montre bien que la primaire socialiste a surtout mobilisé les populations âgées et diplômées et a été boudée par la grande majorité des jeunes, des ouvriers et des employés. Même Arnaud Montebourg n’a pas réussi à toucher la France du « non ». Il a plutôt fait ses voix dans les départements droitiers (en dehors de son fief) et « tertiarisés » du quart sud-est alors que Martine Aubry a plutôt fait ses voix dans le Nord et François Hollande a fait de bons résultats en Corrèze et dans le quart sud-ouest.

Pierre Moscovici, directeur de campagne de François Hollande, a pourtant assuré que « l’électorat populaire ne sera pas oublié ». Cela nous rassurerait si nous ne savions pas qui est Pierre Moscovici. Beaucoup se posent des questions sur sa capacité d’être toujours là dans les avant-postes du pouvoir.

Et bien disons-le derechef, il est le vice-président du Cercle de l’Industrie, un des plus importants lobbies patronaux du CAC 40. Vous avez bien lu. Et, bien oui, le directeur de campagne du candidat socialiste est un des dirigeants d’un des plus importants lobbies du CAC 40. Il n’est pas neutre d’être dans les conseils d’un candidat socialiste à la présidentielle et en même temps d’être co-responsable des politiques néolibérales dans la finance internationale ou dans les directions des multinationales. Vous me direz, c’est comme Karine Berger qui coordonne les experts, Emmanuel Macron, Stéphane Boujenah,Henri de Castries, André Martinez, Élie Cohen, Jean-Hervé Lorenzi, Jean-Paul Fitoussi, etc. Tous des dirigeants du monde des affaires. Conflits d’intérêts à tous les étages. Donc la question se pose, que font tous ses patrons ou ex-patrons qui ont codirigé les politiques néolibérales dans la période passée. Déjà le portugais José Sócrates, l’espagnol José Luis Zapatero, le grec George Papandréou et le belge Elio Di Rupo nous avaient habitués à cogérer le néolibéralisme dans leurs pays respectifs avec le patronat. On a vu les résultats.

Nous y allons un peu fort ? Non, on recherche la vérité ! Raison de plus pour soutenir votre journal ReSPUBLICA qui a besoin de votre soutien financier et de soutenir son partenaire le Réseau Éducation Populaire (REP) qui sillonne la France avec ses 150 initiatives annuelles d’éducation populaire tournées vers l’action pour armer les citoyens pour que tous ensemble, nous puissions reprendre le chemin de l’émancipation et de la transformation sociale et politique.

(sources: article écrit par Evariste, dans ReSPUBLICA)

 

Et ça dégrade et ça dégrade ! Après la France, malgré l'arrogance de Sarkozy hier en Espagne, voilà donc une quirielle d'établissements parapublics et d'entreprises qui se trouvent dans le viseur des agences... Et ce n'est qu'un début ! Ainsi apprend-on (Le point.fr) que "L'agence de notation Standard and Poor's (SP) a annoncé mardi la dégradation d'un cran de la note du géant public français de l'électricité EDF et de sa filiale RTE, ainsi que celle de la SNCF, dans la foulée de la perte du triple A de la France la semaine dernière. SP, qui place également la note A+ d'Aéroports de Paris (ADP) sous perspective négative, descend la note d'EDF et de RTE de AA- à A+ et celle de la SNCF de AA+ à AA, indique-t-elle dans un communiqué".

Franchement, c'est quoi ces conneries ? Qui avait entendu parler de ces agences avant 2008 ? Pourquoi et comment prennent-elles un tel pouvoir aujourd'hui ? Allons-nous longtemps nous laisser (nous, la populace, hein ! parce qu'on a bien compris la connivence des politiques et de ces margoulins de financiers !), berner, tromper, balader !? Mais avant tout, il faut comprendre, et pour ce faire, je vous engage à lire le petit bouquin décrit ci-après (Les agences de notations, Norbert Gaillard, Editions La Découverte, 9,50 euros).

agence_notation__norbert_gaillard.jpg

4ème de couverture : Quel est le rôle des agences de notation sur les marchés de capitaux ? Comment sont attribuées les notations financières et selon quels critères ? Les agences sont-elles capables de prévoir les crises ? Quelle est leur responsabilité dans la crise financière de 2007-2008 ?

Cet ouvrage répond à ces questions et montre que l'importance croissante des notations s'explique par leur intégration dans les réglementations financières et plus encore par le développement des marchés obligataires. Il examine également la façon dont les trois principales agences (Standard & Poor's, Moody's et Fitch) déterminent le risque de crédit des États, des collectivités locales, des entreprises, des banques et des produits structurés. Cette analyse souligne leurs difficultés récurrentes à anticiper les grands retournements de cycle, de la dépression des années 1930 à la débâcle des subprimes de 2007-2008. Les causes de cette dernière crise sont largement étudiées et révèlent en particulier que des conflits d'intérêts majeurs ont affecté la capacité des agences à noter objectivement et efficacement les obligations structurées.

 

Appel-a-temoins-triple-A_scalewidth_300.jpg La mauvaise foi n'est ni de gauche ni de droite. Dans le cas qui nous occupe elle est juste affligeante, venant d'un ministre de la République. Mais d'où vient Luc Chatel ? Après ses études, Luc Chatel entre chez L'Oréal comme chef de produit puis chef de groupe. Enfin, en 1995, il devient directeur des ressources humaines.

Voilà donc un homme politique fiable dont les déclarations sont attendues avec fébrilité... S'agissant de la perte du triple A, il sait de quoi il parle. C'est le genre de (sale) mec dont on peut être certain de la culture politique et de l'engagement chevillé au corps !

Aussi, sur le nouvelobs. com, Chatel accuse t-il sans barguigner... les années Mitterrand !

"Le ministre de l'Education nationale Luc Chatel a accusé dimanche 15 janvier sur radio J les socialistes d'avoir "fait payer à crédit les cinquièmes semaines de congés payés, la retraite à 60 ans" tout comme les 35 heures.

"A chaque fois que les socialistes ont été aux responsabilités, on a eu une fuite en avant budgétaire et on a fait reposer sur la génération future les avantages sociaux de la génération précédente. On a fait payer à crédit les cinquièmes semaines de congés payés, la retraite à 60 ans...", a-t-il déclaré.

"M. Hollande, il était où quand les gouvernements socialistes ont fait la retraite à 60 ans à crédit, la 5e semaine de congés payés à crédit, ont mis en place les 35 heures à crédit?", a-t-il également demandé, trois jours avant un sommet social réuni par Nicolas Sarkozy.

30 ans de fuite en avant budgétaire

Evoquant la dégradation par l'agence Standard and Poor's de la note de la dette souveraine, Luc Chatel a jugé que "la perte du triple A, ce n'est pas la sanction de la politique de Nicolas Sarkozy, c'est le résultat de 30 ans de fuite en avant budgétaire, d'incurie budgétaire".

Interrogé sur le fait que les déficits avaient "explosé" quand Nicolas Sarkozy était ministre du Budget entre 1993 et 1995, Luc Chatel a répondu qu'"entre 1993 et 1995, c'est la première fois depuis 1945 qu'il y avait une récession dans notre pays".

François Hollande, c'est l'homme sans proposition

Le ministre s'en est pris au candidat socialiste à la présidentielle: "N'est pas François Mitterrand qui veut. François Mitterrand, c'était l'homme aux cent propositions. On a un peu l'impression que François Hollande, c'est l'homme sans proposition".

Le 24 janvier 1981, au Congrès de Créteil qui avait entériné sa candidature à la présidentielle face au sortant Valéry Giscard d'Estaing, François Mitterrand avait exposé son programme avec un texte, ses "110 propositions pour la France"."

 

Comme le souligne "aimablement" avec son crayon toujours inspiré mon dessinateur préféré, © Djony, tout le monde ne peut pas gagner le vendredi 13. CQFD. Je me permettrai même de rajouter que certains sont en passe de perdre le 22 avril et le 6 mai ! Après 5 ans de marasme, cela ne serait que justice....nico_vendredi_13-6.jpg

 

AAA.jpgVoilà, c'est donc fait. Il manque un A à la Frnce : ça fait bizarre, hein !?

Cette humiliation doit être d'autant plus insupportable pour Sarkozy quelle vient sanctionner sa politique de triple échec de rigueur, d'austérité et d'injustice que lui ont imposé ceux-là mêmes qui lui mettent aujourd'hui la fessée... Autrement dit, quoiqu'on fasse, les marchés ont toujours raison et n'en ont jamais assez.

Raison de plus pour essayer une politique de croissance, d'emploi, d'élargissement des assiettes redistributives (fiscales, sociales). J'ai vu passer un tweet hier, suggérant que l'Ump expliquerait que cette dégradation intervenait en prévision de l'élection d'Hollande ! Ben voyons ! Pendant ce temps, d'autres minimisent :""Ce n'est pas une bonne nouvelle" mais ce n'est "pas une catastrophe", s'est efforcé de relativiser le ministre de l'Economie François Baroin, premier à annoncer l'abaissement, confirmé en fin de soirée par S&P."

La France humiliée, la France outragée, la France dégradée... mais la France libérée !

 

Sale Merck !

voyous.jpg Je suggère que les salariés de Merck, d'Eragny-sur-Epte, près de Gisors, parodient l'actualité en prenant pour slogan principal : Sale Merck !

En effet, un site belge "Initiative Citoyenne" révèle que les méthodes des dirigeants de Merck vis à vis des médecins qui contestent l'efficacité de ses médicaments ne sont guère plus tendres que celles qu'il met en oeuvre pour licencier ses salariés...

Des méthodes de voyous.

Des médecins dénoncent : "Des preuves judiciaires, à présent disponibles à la bibliothèque de l' Université de Californie montrent que le géant pharmaceutique Merck a systématiquement ciblé des listes prioritaires de médecins à discréditer, neutraliser ou détruire en raison de leurs critiques sur l'efficacité ou la sécurité des médicaments de Merck..

Ce document incroyable est à lire en cliquant ici.

 

librairie_2.jpgSamedi dernier, je faisais un tour dans le centre de Gisors, ville de 12 000 habitants sise à 70 km au nord-ouest de Paris. On l'appelle aussi les portes de la Normandie, à mi-chemin entre Paris et Dieppe.

Bref, comme souvent, je vais saluer ma libraire, qui fait aussi les journaux et un peu de papeterie. On parle de tout, de rien, je fouine dans ses bouquins... "Ah oui ! lui dis-je, je voulais vous commander le dernier livre de [Michel Onfray sur Camus. J'ai vu çà dans Marianne : un genre de réhabilitation de l'écrivain, autant concernant sa position face au communisme que par rapport à la guerre d'Algérie ou encore à propos de Sartre..." (oui, je suis un fan de Camus, c'est comme çà !).

"Je viens de vendre l'exemplaire que j'avais, mais vous l'aurez mercredi, me répond-elle, en s'installant à son ordinateur pour passer commande..."

"Super, vous me mettrez çà sur mon compte !" Ben oui, pour la presse, les bouquins et autres babioles, je lui ai proposé de payer au mois. Ca m'évite de trimballer de la mitraille, de faire l'appoint et tout le cirque... Et pendant qu'on causait, j'ai vu deux petits livres de poche que j'ai acheté aussi !

Savoir attendre pour préserver le commerce.

J'aurai pu aller dans "des espaces culturels" à Paris ou à Rouen où, de manière impersonnelle, j'aurais trouvé mon bouquin illico. Mais franchement, le plaisir de prendre mon temps, de discuter, et d'attendre 3 ou 4 jours est quelque chose que je revendique : réapprenons le désir ! Et pas seulement pour les livres... De toute façon, vu le nombre d'ouvrages qu'il me reste à lire dans ma bibliothèque, je ne suis pas à la minute !

Et puis surtout, en achetant en grandes surfaces ou sur internet auprès de grands distributeurs, j'aurais un peu le sentiment de pousser ma libraire, son mari et leur employée vers Pôle Emploi... C'est peut-être cela, consommer en étant de gauche !? En tout cas, c'est forcément cela, ne pas consommer trop con...

C'est pourquoi je relais cette belle initiative qui allie internet et les librairies de proximité en un "clic citoyen" : librairie.com !

Comment ça marche ? Admettons que nous soyons tellement hyperbookés qu'on ne puisse aller chez notre libraire, ce qui peut arriver ! Il suffit alors de se rendre sur le site "lalibrairie.com", de repérer son libraire sur la carte de France, de passer commande et d'aller chercher le bouquin 48 heures plus tard... Ca fonctionne aussi pour les CD, les DVD, etc ! Je suis même sûr que pour les très, très pressés qui le demanderaient poliment, votre libraire préféré peut vous livrer ! Mais bon, ca ne fait de mal de marcher un peu aussi, hein !? En tout cas, bonne lecture à tous... La prochaine fois, je ferai les bouchers-charcutiers !

 

merck_banderole.jpg Avec 12 milliards de bénéfices, le géant pharmaceutique MSD/ Merck&CO licencie et ferme complètement l'unité de production pharmaceutique d'Eragny sur Epte, situé en bordure des départements de l'Oise, de l'Eure, du Val d'Oise et de la Seine Maritime, des départements déjà bien touchés par le chômage. Seule la branche chimie de ce site est maintenue, soit une suppression d'au moins 247 salariés. Hormis certaines mesures d'accompagnement applicables à tous les sites, Merck refuse d’octroyer une prime de dédommagement pour préjudice moral aux salariés de ce site qui sont dans l’attente de leur avenir depuis plus de 18 mois et à qui le groupe a annoncé la fermeture définitive de leur site le 15 décembre 2011.

Voir ici la vidéo de la manifestation.

Assemblée Citoyenne

Mairie de SÉRIFONTAINE

Mardi 10 janvier à 19h00

Sur le thème : "Comment ré-industrialiser le Pays ?"

 

chiffres_et_lettres.jpg Ca y est, cette fois, nous sommes vraiment en campagne électorale ! Même si certains tardent à se déclarer. Certains dont tout le monde aura reconnu le faux nez...

Ainsi, c'est sous une avalanche de chiffres que démarre janvier : 11, 4 milliards de chiffre d'affaire pour la Française des jeux en 2011; 215, 6 millions d'entrées dans les cinémas français toujours en 2011, plus de 3 millions de chômeurs recensés (officiellement) à ce jour en France, mais ne plaignons pas puisque l'on en compte 4,9 millions en Espagne. Et je ne parle pas des 880 salariés de Seafrance qui n'ont pas l'intention d'être instrumentalisé, ou des 246 employés de Merck-Organon près de Gisors que la direction balade depuis des mois, ou encore des 550 Petroplus de Petit-Couronne près de Rouen, qui se demandent à quelle sauce "raffinée" ils vont être mangés...

Et tous ces chiffres sont ponctués de quelques "maux", plus ou moins bons.

Les copains blogueurs s'en donnent à coeur joie, et ils ont bien raison. Certains billets méritent vraiment la lecture : je vous les conseille !

 
Dans Marianne de cette semaine, un article signé Christine Clerc, nous interpelle sur le gaullisme social qui plafonne à 1%... Cette vidéo très bien réalisée, imagine le bilan que ferait le Général de Gaulle du quinquennat de Sarkozy et comment il envisagerait aujourd'hui l'avenir de la France... Edifiant !
 

Bonne année 2012 !

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Réveillon à La Comète.

Nicolas nous parle parfois sur ses 72 blogs de Clémence, serveuse à La Comète. J'ai retrouvé dans les archives dudit bistro les images d'un réveillon passé il y a 14 ans environ entre nos 2 protagonistes... Vous allez être étonné du résultat...
 

sant__priv_e.jpgDécidément, ce gouvernement emmené par Sarkozy nous aura tout fait en matière de privatisation, de démantèlement de l'emploi (public et privé), de perte de pouvoir d'achat et d'impôts masqués. Seuls, les dirigeants des banques et ses potes du CAC 40 auront eu la vie belle avec des pertes privées renflouées par l'argent public pour les uns et des gains renforcés pour les autres.

On sait bien pourtant qu'une autre politique est possible sans que les nantis n'aient à se priver. Ce n'est pas moi qui le dit, mais La Tribune dans un article consacré à la privatisation de la santé :"Sachant que le ralentissement de la croissance entraîne celui de la masse salariale et donc des cotisations qui représentent les principales recettes de la Sécu, l'exécutif est en permanence à la recherche de mesures de rendement". Autrement dit, une approche keynésienne permettrait de relancer l'économie en embauchant, tant dans le privé que dans le public, ce qui élargirait l'assiette des cotisations, donnerait un sérieux coup de pouce au pouvoir d'achat, donc à la consommation... C'est le cercle vertueux d'une politique volontariste où la richesse profite à tous. Par exemple, les collectivités locales tellement décriées par Sarkozy et consorts, représentent chaque année 73% des investissements publics. Concrètement, cela signifie autant de chantiers, de travaux, de réhabilitations, pour des milliers d'artisans du bâtiment. Demandez-leur ce qu'ils pensent des réformes actuelles et des incidences qu'elles ont sur leurs chiffres d'affaires, quand ce n'est pas sur leur survie...

Parler de "réindustrialisation" est une chose, la mettre en oeuvre en est une autre. Chacun aura remarqué que là comme ailleurs, ce gouvernement s'agite à l'approche des élections : qui peut être berné ? D'autant qu'au-delà des paroles et des promesses, les mises coupes réglées de notre système de santé continuent... Pour preuve, ce cri d'alarme poussé aujourd'hui par le président de la Mutualité française, Etienne Caniard qui se dit "inquiet" pour le système de santé français, estimant que "tous les ingrédients étaient réunis" pour qu'il "explose à plus ou moins court terme".

Les candidats à la présidentielle doivent se positionner clairement sur toutes ces questions.

 

big_bang.jpgJe me demande de quoi 2012 sera fait. Je crains en effet que, malgré les annonces et les prévisions alarmistes des meilleurs experts, nous soyons déçus… Parce que, soit dit en passant, 2011 a quand même été un bon cru, non !?

Voyez plutôt. Les printemps arabes, les affaires de cœur DSK, le tiercé gagnant séisme-tsunami- nucléaire de Fukushima, les aventures (très) primaires de nos amis socialistes, la sublimissime saga permanente de la famille Europe, l’historique accession de la gauche française au Sénat, la capture en direct de Ben Laden, la pauvreté qui ne cesse de croître tout comme le chômage qui affiche une forme insolente, la naissance de Guilia, la mort de Kim-Jong-Il, la privatisation galopante de pans entiers du service public français, le vilain sort fait à Jack Lang, la coupe du monde de rugby, la solidarité d’Anelka avec les Restos du cœur… et j’en oublie forcément.

2012 : le big bang !?

Certes, les Chinois entrevoient l’année du Dragon de manière difficile, et une hypothétique fin du monde est prévue par les Mayas… Bon, mais à part çà ? Une présidentielle ici ou là, des Jeux Olympiques à Londres (mouarf… à Londres !), des prévisions de perte de AAA pour quelques pays, des milliers de chômeurs en plus, franchement, on va limite s’emmerder en 2012 ! Bon, on verra.

Ma petite entreprise ne connaît pas la crise…

Sinon, ma petite entreprise non lucrative a bien tourné en 2011 et j’espère que cela marchera aussi bien en 2012 ! J’ai des projets dont je parlerai plus tard.

A l’heure où je vous parle, voilà où j’en suis : 27 200 visites et 13 600 visiteurs uniques, 53 300 pages vues et 48, 75% de nouvelles visites ! J’ai commis environ 250 billets et vous avez eu la gentillesse de me laisser 1300 commentaires… Merci ! Tiens, un truc marrant : si 25 030 visites émanent de France, le 2ème pays avec 490 visites est la Chine, devant les Etats-Unis avec 200 visites ! Quand on vous dit qu’ils sont partout, les Chinois ! Au total, les visites proviennent d’une centaine de pays…

Mais c’est à vous, blogueurs, visiteurs et lecteurs fidèles (ou pas !), que je dois ces résultats et surtout, surtout, le plaisir d’écrire comme celui de vous lire. Car, comme je l’ai lu dans un blog récemment : « A tort ou à raison, plusieurs titres numériques ont acquis une certaine notoriété, Philippe Méoule à Gisors (…) ».

Alors permettez-moi maintenant de remercier chacun et de vous citer, et mille excuses à ceux que j’aurais oublié.

Les fidèles blogueurs :

Bembelly, M'sieur Patrick, Hern, Corto74, El Camino, Nicolas et ses nombreuses filiales, sylvia, Vlad, Vallenain,Un partageux, Clopine Trouillefou, SeeMee, Denis, Gaël, le Homard de Vinci, Falconhill, Minijupe, Fattorius, Melclalex, Romain, lolobobo, Romain, L'hérétique, Pirée, Nono, Homer, PensezBiBi, David Burlot, Fred Quillet, Marco, Blogseo, Papy Mouzeot, Mirabelle, Gildan, Martine, Accent grave, Rebecca, Le journal de personne, Pazmany, Alain Rey, Luciamel, Yann, Djony, Didier Goux, LG, jeudece, Stef, cuicuifit l'oiseau, Les amis de Marcel Gauchet, Iboux, Nicocerise, Valérie, Férocias, ecume de mes jours, Juan, Mtislav, Trublyonne, Bah! By CC, Jean-Charles, Christian, Dadavidov, Gauche de Combat et de nombreux autres, Les aventures d'Euterpe, je pense donc j'écris, Princesse 101, UMA, Le pudding à l'arsenic, Choblab...

Les fidèles lecteurs :

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Joyeux Noël...

pere_noel_humour.jpgNoël... fête de famille, fête du rêve, fête de la magie, fête chrétienne...

Joyeux Noël à chacun !

 
Je ferai le mien d'ici le 31. En attendant, celui-ci me va bien... Un peu de provocation ne peut pas nuire !
Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo
 

b_b__gorille.jpgJe ne sais pas comment Sarkozy présentera ses (derniers!) voeux aux Français, et s'il souhaitera une TRES BONNE ANNEE aux 6 millions de chômeurs français - de souche ou non, d'ailleurs!? Mais les chiffres du chômage sont là, criants, tenaces, gluants, et ce n'est pas le ministre du chômage Xavier Bertrand, avec son sommet social du 18 janvier prochain, rebaptisé à la hâte, sommet pour l'emploi (et ma main...!), qui va y changer quoique ce soit. Observons plutôt ces quelques chiffres et réflexions...

chiffres_ch_mage.gifSource des chiffres: http://www.travail.gouv.fr/

Les catégories ont changé depuis février 2009, au revoir les catégories 1,2,3,4,5,6,7,8 bonjour A,B,C,D,E ce qui ne change en rien la magouille des chiffres du chômage puisque seule la catégorie A est comptée.

Catégorie A: Demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi, tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi, sans emploi (cherchant un emploi à plein temps et à durée indéterminée (CDI).

Catégorie B: Demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi, tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi, ayant exercé une activité réduite courte (cherchant un CDI à temps partiel).

Catégorie C: Demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi, tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi, ayant exercé une activité réduite longue (cherchant un emploi à durée déterminée (CDD), temporaire ou saisonnier).

Catégorie D: Demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi, non tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi pour diverses raisons (stage, formation,maladie, etc.), sans emploi.

Catégorie E: Demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi, non tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi en emploi (par exemple : bénéficiaires de contrats aidés).

Catégorie ABC: Demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi.

Catégorie ABCDE: Demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi

Et nous ne comptons pas :

==> Les séniors de + de 55 ans, souhaitera t-il

==> Les quatre départements français d'outre-mer (Réunion, Guadeloupe, Martinique et Guyane),

Ce qui fait pas mal de personnes non comptées dans le calcul du chiffre du chômage, on doit frôler les 6 millions de chômeurs !!!!

Nouveauté: Tous les mois retrouvez le total de toutes les catégories, ce qui donne une grosse différence entre les chômeurs officiels annoncés et les chômeurs réels !! Merci au site Chomiste-Land pour ce travail de vérité.

 

PUR.jpgLa ministre du Budget, Valérie Pécresse, vient de publier un rapport chiffrant pour chaque ministère les gains liés à la Révision générale des politiques publiques (RGPP). Les économies observées sur les dépenses d'intervention représentent plus de 50 % des économies programmées en 2011.

Mais est-ce suffisant ? Je ne crois pas. Pour gagner définitivement la confiance des Français et s’assurer une avance confortable dès le premier tour de la présidentielle, M. Sarkozy et son gouvernement doivent franchir l’étape suivante : supprimer la fonction publique.

Les moyens à mettre en œuvre, déjà bien avancés avec le désengagement quasi systématique de l’Etat concernant ses charges régaliennes, sont simples et les résultats seront efficaces.

Voici quelques pistes pour réussir ce challenge !

Après avoir fusionné les départements et les régions et asséché les finances des communes, on supprimera les élections municipales et on ouvrira la gestion des villes au privé (investissement et fonctionnement). Des exemples existent déjà.

Ainsi, tout acte d’état civil (passeport, carte d’identité, mariage, acte de naissance ou de décès, etc) pourra être sous-traité pour 300 euros l’acte.

Pour avoir accès au logement social, au-delà des attestations de moralité et de ressources, une ouverture de dossier sera annuellement facturée 500 euros. Une priorité sera donnée aux Français de souche. Les permis de construire pourront être traités par un cabinet spécialisé à 150 euros le m².

Toutes les crèches seront gérées par des entreprises spécialisées au tarif plancher de 80 euros la journée par enfant (couches et repas non compris).

S’agissant de l'école il y aura plusieurs programmes. Celui à 150 euros par mois permettra d’apprendre à lire et à écrire. Un supplément de 50 euros sera exigé pour apprendre à compter. A chaque niveau (collège, lycée), un barème s’appliquera. Les jeunes en difficultés seront automatiquement dirigés vers des écoles spécialisées d’éducation renforcée. L’internat sera obligatoire. L’accès à l'université pourra être payé par emprunt auprès des banques à 7% d’intérêt par an. Les personnels d’éducation seront recrutés avec le baccalauréat et devront suivre 3 mois de formation para militaire afin de faire respecter l’autorité et l’envie d’apprendre. Par ailleurs, leur salaire sera variable et attribué au mérite.

La santé (généraliste, spécialiste, pharmacie, hospitalisation…), sera payée plein pot par le patient qui en aura les moyens. Pour les autres, des établissements d’accueil seront implantés sur l’ensemble du territoire. Cela concernera également les personnes handicapées, les personnes âgées dépendantes ou non. L’encadrement sera assuré par des demandeurs d’emploi ou des retraités valides volontaires.

Tout acte en justice sera facturé un minimum de 1000 euros auquel il faudra ajouter les frais d'avocat bien. Ce tarif sera susceptible d’évoluer en fonction de la nature du délit. Sans solvabilité, la plainte restera sans suite.

Concernant la sécurité, au-delà de la vidéosurveillance police et gendarmerie seront remplacés par des comités de défenses mis en place par quartier. Ils seront financés par les entreprises du secteur et il sera largement fait appel au bénévolat.

Les impôts feront l'objet d'un prélèvement automatique. On pourra aussi s’en acquitter sur des bornes placées un peu partout.

Ces bornes seront d’ailleurs multifonctions et concerneront de nombreux actes quotidiens.

Autant dire qu’avec de telles avancées technologiques, d’énormes économies seront réalisées dans tous les secteurs, sans parler du temps gagné pour chacun et de la diminution des risques d’épidémie dans les files d’attente.

Ce projet gouvernemental novateur et avant gardiste servira de modèle à parfaire pour chaque pays de notre planète. Il n’aura échappé à personne que certains points sont d’ores-et-déjà bien engagés…

Dès maintenant, chacun peut y contribuer et apporter sa pierre à l’édifice.

Ensemble, supprimons la fonction publique !

 

banque_centrale_europ.jpgLa loi n°73-7 du 3 janvier 1973 sur la Banque de France, reprise dans ses grandes lignes dans le traité de Maastricht, dispose dans son article 25 que "le Trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l'escompte de la Banque de France". Plusieurs personnalités politiques dénoncent cette loi comme un endettement volontaire de la France (et des pays de l'UE) au bénéfice des banques privées.

Aujourd'hui, face à la crise et aux moyens d'y remédier, nous devons exiger un autre rôle de la BCE (Banque centrale européenne,) et la création d'un pôle public bancaire s'opposant à cette situation où la BCE prête à 1% aux banques, qui "re-prêtent" elles-mêmes aux collectivités, aux particuliers et aux PME à des taux bien plus élevés, quand ils ne sont pas prohibitifs.

Les élus doivent donner l'exemple en envoyant un signal fort à l'Etat.

Ainsi, le Conseil municipal de Beauvais présidé par la Sénatrice-Maire UMP Caroline Cayeux a adopté la délibération suivante :

"Vu le caractère aléatoire et risqué des emprunts que notre Ville, comme toutes les collectivités territoriales est amenée à contracter auprès des « marchés financiers »,

Vu le montant actuel des taux d’intérêt pratiqués par ces mêmes « marchés financiers » (pour notre Ville, les taux moyens des emprunts à taux fixes sont actuellement de ...% et les taux moyens des emprunts à taux variables sont de ...%) avec un risque annoncé de hausse dans les mois qui viennent,

Vu l’annonce de la Banque Centrale Européenne qui va ouvrir des opérations de prêt sur 36 mois en faveur des banques, à un taux fixe de 1% et pour des montants illimités, le Conseil municipal de ....., réuni à l’occasion du vote de son Budget Primitif 2012, demande au gouvernement de prendre toutes les dispositions nécessaires pour que les Collectivités territoriales puissent avoir accès à des prêts à un taux d’intérêt de 1% pour le financement de leurs investissements.

Conseillers régionaux, Conseillers généraux, Conseillers municipaux, faites passer cette proposition de délibération : si une ville de droite l'a fait, beaucoup de collectivités peuvent le faire !"

 

Liberte_egalite_fraternite.jpgPour ceux qui ne le sauraient pas encore, les collectivités locales sont les institutions qui oeuvrent au plus près des citoyens, pour leur quotidien. Citons quelques exemples parmi beaucoup d'autres : le Conseil régional (la région), a en charge la construction et l'entretien des lycées, la formation professionnelle, les transports (TER)... Le Conseil général (département), a en charge la construction et l'entretien des collèges, les Services départementaux d'incendie et de secours (SDIS), c'est-à-dire l'ensemble du matériel des pompiers, l'action sociale dans sa totalité (du bébé à la personne âgée), la construction et l'entretien des voiries... Les Communes ont en charge la construction et l'entretien des écoles, l'urbanisation des villes intra-muros, le logement (notamment social), la solidarité, la police municipale, le patrimoine, la culture (médiathèques, théâtres)...

A tout cela, il faut rajouter ce que l'on appelle les transferts de compétences : il s'agit de nombreuses actions que l'Etat transfert aux collectivités, sans forcément y adjoindre les finances nécessaires.

Pour couronner le tout, la fameuse RGPP (Réforme générales des politiques publiques), vient démanteler un peu plus les moyens utiles au fonctionnement des collectivités.

Bien entendu, dans la logique de continuité qu'espère l'UMP entre 2012 et 2017, les coupes sombres sont au programme du projet rédigé par Bruno Lemaire. C'est ce que nous découvrons dans l'article ci-après, extrait de acteurs publics.com, écrit par Xavier Sidaner.

L'UMP veut serrer la vis aux collectivités.

"Dans son projet présidentiel pour 2012, l’UMP propose de réduire de 2 milliards d'euros par an l’enveloppe versée par l’État aux collectivités. Une manière de financer, en partie, un programme chiffré à 30 milliards d’euros sur cinq ans.

Après les annonces du Premier ministre et de la ministre du Budget Valérie Pécresse sur leurs intentions de faire participer les collectivités aux efforts en matière de lutte contre les déficits (lire notre article du 30 novembre), on commence à y voir plus clair. L’UMP a annoncé, le 15 décembre, en présentant le chiffrage de son projet pour la présidentielle de 2012, son intention de baisser de 2 milliards d’euros par an – soit 10 milliards sur l’ensemble du quinquennat 2012-2017 – les dotations aux collectivités locales.

L'UMP, à l'image de la politique menée par le gouvernement, sait que la marge de manœuvre est étroite pour contraindre autoritairement les collectivités, et choisit de jouer sur le montant des dotations pour obliger les collectivités à réduire leurs propres dépenses. “Notre projet a un coût que nous évaluons à 30 milliards d’euros sur cinq ans, soit environ 6 milliards par an, notamment pour les dépenses liées à l’école et à la justice”, a déclaré lors d’un point presse Bruno Le Maire, chargé de l’élaboration du projet de l’UMP.

Pour parvenir à un projet à coût zéro, “ces 6 milliards de dépenses nouvelles seront compensés à l’euro près et financés de manière équitable, à parts égales, par l’État, par les collectivités locales et par des réductions de dépenses sur la protection sociale”, a insisté Bruno Le Maire. Cela représente, pour les collectivités locales, un effort de 2 milliards d’euros par an sur cinq ans (soit 10 milliards au total) correspondant, selon le numéro un de l’UMP, Jean-François Copé, à une baisse à due proportion des dotations que leur accorde chaque année l’État. “C’est un principe d’équité. Les collectivités locales ont, depuis plusieurs années, augmenté leurs dépenses de fonctionnement et n’ont pas fait les mêmes efforts que l’État en matière de réduction de leurs dépenses”, a fait valoir Bruno Le Maire.

Asphyxie.

Cette nouvelle annonce a fait bondir à gauche, alors que les collectivités ont déjà connu un coup de rabot de 200 millions d’euros cet automne lors du deuxième plan de rigueur. Pour Jean-Michel Baylet, coprésident du conseil politique de François Hollande et président du Parti radical de gauche, qui s’est exprimé dans un communiqué, “ce projet confirme la volonté de la droite de remettre en cause la décentralisation et le financement de notre protection sociale en ponctionnant 20 milliards d’euros dans leurs ressources pour financer un prochain quinquennat”. “Il s’agit ni plus ni moins, en appliquant une logique ultralibérale, d’asphyxier les collectivités locales et notre modèle social”, ajoute-t-il.

L’UMP fait des propositions “crédibles” qui n’entraîneront “pas de hausse de la fiscalité”, répond Bruno Le Maire. Abouti cette semaine, le projet de l’UMP pour 2012 va être distribué aux fédérations et aux adhérents – actuels et anciens – du parti majoritaire. Il sera soumis, du 14 au 26 janvier, au vote par Internet des adhérents à jour de leurs cotisations 2011 ou 2012, avant d’être entériné par un conseil national le 28 janvier."

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